| Les premiers faux pas
En se voyant confier le ministère de l’Éducation,
François Legault hérite aussi d’une réforme
complexe, conçue sous Pauline Marois, qu’il ne saura
maîtriser parfaitement et qui l’amènera à
faire quelques faux pas, dont un qui consacrait la disparition des
notes traditionnelles dans les bulletins scolaires et qui lui vaudra
le désaveu public du premier ministre, Lucien Bouchard.
Le
jeune ministre connaîtra toutefois une période plus
difficile encore lors de la course au leadership du printemps 2001,
quand son comportement erratique, qui le fait passer du camp de
Pauline Marois à celui de Bernard Landry, écorchera
une image jusqu’alors impeccable.
Une fois la tempête passée, le
ministre Legault, qui s’est depuis taillé la réputation
d’être un loup solitaire à l’écart
des réseaux péquistes traditionnels, a poursuivi son
travail à l’Éducation. Le ministre avouait même,
en décembre 2001, souhaiter rester à son poste pour
cinq autres années, y voyant une façon d’atteindre
l’un des objectifs qu’il s’était fixés
en se lançant en politique: faire en sorte qu’il y
ait moins d’exclus.
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