François Legault
Capitaliste, social-démocrate

 

En bref

L’homme d’affaires prospère

Un « capitaliste social-démocrate »

Les premières armes politiques

Performance et efficacité comme leitmotiv

Les premiers faux pas

Le difficile mandat à la Santé

La fin d'une ambition

Hyperliens

 


JOURNALISTE:
NICOLAS DUGUAY


On a dit de lui...



« Quand il était à Transat, il parlait toujours de politique, de finances publiques. Comparé à l’ensemble des gens d’affaires, il avait l’air d’un gars de gauche. »
- Henri Massé, à l’Actualité, lundi 15 novembre 1999

Les premiers faux pas

En se voyant confier le ministère de l’Éducation, François Legault hérite aussi d’une réforme complexe, conçue sous Pauline Marois, qu’il ne saura maîtriser parfaitement et qui l’amènera à faire quelques faux pas, dont un qui consacrait la disparition des notes traditionnelles dans les bulletins scolaires et qui lui vaudra le désaveu public du premier ministre, Lucien Bouchard.

Le jeune ministre connaîtra toutefois une période plus difficile encore lors de la course au leadership du printemps 2001, quand son comportement erratique, qui le fait passer du camp de Pauline Marois à celui de Bernard Landry, écorchera une image jusqu’alors impeccable.

Une fois la tempête passée, le ministre Legault, qui s’est depuis taillé la réputation d’être un loup solitaire à l’écart des réseaux péquistes traditionnels, a poursuivi son travail à l’Éducation. Le ministre avouait même, en décembre 2001, souhaiter rester à son poste pour cinq autres années, y voyant une façon d’atteindre l’un des objectifs qu’il s’était fixés en se lançant en politique: faire en sorte qu’il y ait moins d’exclus.