| Les premières armes
politiques
S’il
fait le saut en politique, ce ne sera toutefois pas à n’importe
quelle condition. Ainsi, il est nommé sans être élu,
en septembre 1998, à la tête du ministère de
l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie.
Il sera élu pour une première fois lors des élections
générales du 30 novembre 1998 en tant que député
de la circonscription de Rousseau. Le diplômé des HEC
qui nageait comme un poisson dans l’eau au sein du ministère
de l’Industrie se voit alors confier, peu de temps après
les élections, l’important ministère de l’Éducation
et de la Jeunesse.
« Moi, je voulais faire de la politique pour
créer des emplois. Je ne voyais pas ce que j’allais
faire à l’Éducation, jusqu’au jour où
j’ai compris que l’éducation et la formation
étaient la base de l’emploi », explique François
Legault.
Le milieu de l’éducation a, pour sa
part, accueilli assez froidement ce nouveau ministre qui venait
du milieu des affaires. François Legault allait-t-il appliquer
des méthodes de comptable pour l’éducation?
Allait-t-il exiger que l’enseignement devienne rentable?
Résolu à ne pas se laisser engloutir
par la bureaucratie du second ministère en importance au
Québec, il entreprend de combattre la lourdeur de la machine
et d’exiger des réponses à ses nombreuses questions.
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