François Legault
Capitaliste, social-démocrate

 

En bref

L’homme d’affaires prospère

Un « capitaliste social-démocrate »

Les premières armes politiques

Performance et efficacité comme leitmotiv

Les premiers faux pas

Le difficile mandat à la Santé

La fin d'une ambition

Hyperliens

 


JOURNALISTE:
NICOLAS DUGUAY



On a dit de lui...



« Quand il était à Transat, il parlait toujours de politique, de finances publiques. Comparé à l’ensemble des gens d’affaires, il avait l’air d’un gars de gauche. »
- Henri Massé, à l’Actualité, lundi 15 novembre 1999


Les premières armes politiques

S’il fait le saut en politique, ce ne sera toutefois pas à n’importe quelle condition. Ainsi, il est nommé sans être élu, en septembre 1998, à la tête du ministère de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie. Il sera élu pour une première fois lors des élections générales du 30 novembre 1998 en tant que député de la circonscription de Rousseau. Le diplômé des HEC qui nageait comme un poisson dans l’eau au sein du ministère de l’Industrie se voit alors confier, peu de temps après les élections, l’important ministère de l’Éducation et de la Jeunesse.

« Moi, je voulais faire de la politique pour créer des emplois. Je ne voyais pas ce que j’allais faire à l’Éducation, jusqu’au jour où j’ai compris que l’éducation et la formation étaient la base de l’emploi », explique François Legault.

Le milieu de l’éducation a, pour sa part, accueilli assez froidement ce nouveau ministre qui venait du milieu des affaires. François Legault allait-t-il appliquer des méthodes de comptable pour l’éducation? Allait-t-il exiger que l’enseignement devienne rentable?

Résolu à ne pas se laisser engloutir par la bureaucratie du second ministère en importance au Québec, il entreprend de combattre la lourdeur de la machine et d’exiger des réponses à ses nombreuses questions.