François Legault
Capitaliste, social-démocrate

 

En bref

L’homme d’affaires prospère

Un « capitaliste social-démocrate »

Les premières armes politiques

Performance et efficacité comme leitmotiv

Les premiers faux pas

Le difficile mandat à la Santé

La fin d'une ambition

Hyperliens

 


JOURNALISTE:
NICOLAS DUGUAY


Il a dit...



« Moi, je voulais faire de la politique pour créer des emplois. Je ne voyais pas ce que j'allais faire à l'Éducation, jusqu'au jour où j'ai compris que l'éducation et la formation étaient la base de l'emploi. Avec la formation, tout est possible. Aujourd'hui, je ne voudrais pour rien au monde changer de ministère. »
- François Legault, lors d'une entrevue à La Presse, mardi 5 septembre 2000

La fin d'une ambition

La défaite des péquistes aux élections générales d’avril 2003, alors que le parti n’obtient que 33 % des voix, fragilise la position du chef, Bernard Landry, et fait ressurgir les ambitions de certains, dont François Legault, qui voient dans une possible accession à la plus haute marche du gouvernement la chance de réellement changer les choses.

En octobre 2004, dans un manifeste intitulé « Le courage de changer » et destiné à forcer le débat au sein du Parti québécois , le député de Rousseau affirme haut et fort, sans craindre de critiquer certaines politiques de son propre parti, que le PQ doit se moderniser pour conserver sa pertinence.

Mais le 8 juin 2005, quatre jours après la démission surprise de Bernard Landry, François Legault annonce qu'il ne se présentera pas à la course à la direction du Parti québécois, invoquant des raisons familiales. Il faut dire qu'avec un taux de popularité de 9 % dans les sondages, il arrive derrière Gilles Duceppe (30 %), Pauline Marois (16 %) et André Boisclair (10 %) dans la faveur des Québécois.

François Legault est réélu dans Rousseau aux élections générales de mars 2007 et de décembre 2008. La qualité de son travail de critique de l'opposition en matière de développement économique et de finances est soulignée par de nombreux analystes. Il s'est particulièrement fait remarquer au printemps 2009, lors de la commission parlementaire sur les pertes importantes de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Mais en juin 2009, la motivation n'y est plus et il annonce son départ de la vie politique.