« …tout un avenir »
« Une feuille de route qui annonce tout un avenir. » Voilà comment l’équipe d’André Boisclair titrait, en 2000, les notes biographiques de celui qui allait effectivement devenir, cinq ans plus tard, son sixième chef.
L'ascension d'André Boisclair a en effet été spectaculaire. Après avoir été nommé ministre une première fois à l'âge de 29 ans, il occupe toute une série de fonctions ministérielles dans les gouvernements de Lucien Bouchard et de Bernard Landry.
Lorsque le Parti québécois est défait en 2003, il a déjà accumulé de l'expérience aux ministères des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, de la Solidarité sociale, de l'Environnement et des Affaires municipales.
Nommé leader parlementaire de l'opposition officielle, André Boisclair s'acquitte de ses tâches pendant un peu plus d'un an avant de quitter la politique pour relever un nouveau défi: compléter une maîtrise en administration publique à la prestigieuse John F. Kennedy School of Government de l'Université Harvard.
Un an plus tard, diplôme en poche, il s'apprête à aller travailler pour la firme McKinsey & Company, à Toronto, lorsqu'un coup du destin survient: Bernard Landry démissionne de la direction du Parti québécois.
En juin 2005, André Boisclair décide finalement de revenir dans l'arène politique. Sa campagne ne se déroule pas sans heurts. Si les sondages le donnent gagnant dès le départ, sa consommation passée de cocaïne alors qu'il était ministre défraie les manchettes, reléguant souvent les enjeux de la course au second plan.
Cette controverse n'empêche pas les membres du Parti québécois de le plébisciter. Grâce à l'appui de 53,7 % des membres, il devient le nouveau porte-étendard de la souveraineté du Québec.
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