L’environnement comme tremplin
S’il marque initialement le paysage politique québécois
en raison de sa jeunesse, c’est comme ministre de l’Environnement
qu’André Boisclair se fera le plus remarquer. Il
s’attaquera à nombre de dossiers épineux,
dont ceux des mégaporcheries, des programmes de petites
centrales hydroélectriques, de la gestion des forêts
et de la politique nationale de l’eau.
Selon Stephen Guilbeault, directeur de l’aile québécoise
de Greenpeace, André Boisclair a été « un
bon ministre de l’Environnement », et ajoute qu’il
a su « donner au ministère de l’Environnement
un prestige qu’il n’avait pas ».
Le moratoire qu’il a décrété sur
les nouvelles porcheries lui a toutefois fait perdre tous les
appuis qu’il pouvait bien avoir, s’il en avait, dans
le milieu agricole.
André Boisclair va aussi profiter de son
poste de ministre de l’Environnement, de 2001 à 2003,
pour faire ses premières armes à l’extérieur
du Québec. Le jeune ministre, désireux de forcer
Ottawa à respecter ses engagements relatifs au protocole
de Kyoto, réussit à mettre sur pied une coalition
de provinces.
Il y gagnera le respect de ses homologues des autres
provinces et de ses collègues péquistes, qui, pour
la première fois, commencent à voir en André Boisclair
un éventuel candidat à la tête du Parti québécois.
|