Scandales à l'étranger


La France a eu aussi son scandale du sang qui s'est soldé par un procès retentissant puisqu’il mettait sur la sellette des ministres. Le 9 mars 1999, toutefois, la Cour de justice de la République innocente l’ancien premier ministre socialiste, Laurent Fabius, et l’ancienne ministre des Affaires sociales, Georgina Defoix, poursuivis pour homicides involontaires dans l’affaire du sang contaminé. Le troisième accusé, l’ancien secrétaire d’État à la Santé, Edmond Hervé, a toutefois été trouvé coupable dans deux des sept cas au dossier. Cependant, il a été dispensé de peine.

Aux États-Unis, le 14 juillet 1995, le New York Times publie un rapport de l'Institute of Medicine of the National Academy of Sciences qui affirme que le système américain n'a pas été aussi efficace qu'il aurait dû l'être au début de l'épidémie de sida afin d'identifier la contamination du sang. Manque de communication, rivalités entre organisations et dépistage inadéquat ont eu pour résultat que 16 000 hémophiles américains et plus de 12 000 patients transfusés ont été contaminés au VIH. C'est ainsi que les avertissements du Center for Disease Control d'Atlanta ont été interprétés comme une initiative pour justifier leur existence et leur budget. Les poursuites ont surtout concerné les entreprises pharmaceutiques et des centres locaux de prélèvement.

Le Japon a aussi vécu sa crise du sang. En 1995, règlement à l'amiable de quelque 89 actions judiciaires entreprises contre des compagnies pharmaceutiques. En août 1995, l'ancien chef de l'équipe de recherche sur le SIDA au ministère de la Santé, le Dr Takeshi Abe, est arrêté et inculpé. Mars 1996 est un moment extraordinaire pour Satoru Ienishi, un hémophile contaminé : les hauts dirigeants de la compagnie Green Cross, le président en tête, présentent leurs excuses, front contre terre. Un programme d'indemnisation est mis en place.

Des scandales du sang, il y en a eu aussi en Allemagne (poursuites contre les compagnies pharmaceutiques et programme d'indemnisation), en Italie, au Mexique et en Chine.

 

Journalistes :
Aïda Zénova, Caroline Paulhus

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