Introduction
Lorsque le sida apparaît
en 1981 et qu'il prend des proportions épidémiques,
nul ne se doute qu'il ébranlera le système
canadien d'approvisionnement en sang. À l’époque,
au Canada, le sang est prélevé auprès
de donneurs volontaires non rémunérés
par le réseau de la Société canadienne
de la Croix-Rouge. Le sang est soumis à des tests,
traité puis distribué aux patients par
l'intermédiaire des hôpitaux. Un million
de donneurs volontaires donnent leur sang pour les quelque
300 000 Canadiens qui reçoivent une transfusion
sanguine.
Puis,
le pays est ébranlé par la découverte
de plus de 1200 Canadiens contaminés par le virus
du sida après qu'ils aient reçu une transfusion
de produits sanguins au cours des années 1980.
Plus de 12 000 autres ont contracté le virus
de l'hépatite C de la même manière,
et c'est au Québec que le taux de contamination
a été le plus élevé.
Une enquête est alors lancée
et elle durera près de 5 ans. Cinq ans de révélations
qui ont ébranlé la confiance des Canadiens
dans leur système d’approvisionnement en
sang. La Croix-Rouge a été pointée
du doigt, ainsi que les différents gouvernements
et quelques compagnies pharmaceutiques. Aujourd’hui,
depuis la transformation totale du système, les
indemnisations et le dépôt d’accusations
criminelles par la GRC, les victimes peuvent tenter
de se convaincre que justice a été rendue,
mais on sent qu’il restera toujours une pointe
d’amertume dans leur voix.
|