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L’année 2003 fut certes celle
de la guerre contre l’Irak. Déclenché
le 20 mars, le conflit a été
le reflet d’un combat très
inégal entre la première
puissance militaire mondiale et l’armée
d’un pays pétrolier miné
par des années d’embargo
économique et par un président
dictateur.
Les forces américaines, appuyées
par quelques troupes britanniques, ont
rapidement pris le dessus sur l’armée
de Saddam Hussein. La suite est toutefois
demeurée pénible pour les
militaires de la coalition, qui ont essuyé
des attaques presque quotidiennes depuis
la fin des combats majeurs, décrétée
le 1er mai. Seule la capture de Saddam
Hussein, vers la fin de l’année,
donne un peu de lustre au succès
attendu.
L’offensive contre l’Irak a toutefois été
précédée par une autre guerre, diplomatique
celle-là, qui a déchiré la communauté
internationale et remis profondément en question le rôle
et la légitimité des Nations unies. La cassure entre
les États-Unis et la Grande-Bretagne d’une part, et
la France, la Russie et l’Allemagne, voire le Canada, d’autre
part, continue d’ailleurs d’empoisonner les relations
internationales.
Sur un autre front de la guerre, celle contre le terrorisme, les
résultats ont paru mitigés à la lumière
de nombreux attentats, dont ceux, inédits, contre l’ONU
et la Croix-Rouge en Irak. Fait nouveau, les pays musulmans tels
que la Turquie, le Maroc et l’Arabie saoudite font maintenant
partie des cibles des nébuleuses terroristes, dont la plus
citée demeure Al-Qaïda, de l’introuvable Oussama
ben Laden.
Sur la scène canadienne, les batailles
se sont plutôt faites sur le terrain
politique. La rivalité entre Jean
Chrétien et Paul Martin a connu
son épilogue lors du couronnement
de l’ancien ministre des Finances
à la tête du Parti libéral,
et donc au poste de premier ministre.
N’empêche, Jean Chrétien
a voulu laisser sa marque en fin de carrière,
avec son opposition à la guerre
contre l’Irak, ses projets de loi
sur le mariage gai et la décriminalisation
de la marijuana.
Au provincial, rien de moins que huit élections ont eu lieu.
Au Québec, le changement du 14 avril s’est vite avéré
drastique, les réformes entreprises à toute vapeur
par le gouvernement de Jean Charest provoquant des perturbations
sociales jamais vues depuis 20 ans dans la province. Le printemps
2004 s’annonce chaud.
La mort de la photojournaliste canadienne Zahra Kazemi en Iran,
les feux de forêts en Colombie-Britannique, l’affaire
Saint-Charles-Borromée et la fin du mégaprocès
des Hells Angels ont aussi marqué l’actualité
nationale.
En
sciences, la crise du SRAS et la découverte d’un cas
de vache folle sont restées au centre des préoccupations,
tandis que le sida demeure l’un des plus grands défis
du 21e siècle. Dans l’espace, la désintégration
en plein vol de la navette Columbia, le voyage d’un premier
taikonaute (astronaute chinois) et les images de Mars Explorer ont
frappé l’imaginaire.
Sur la scène culturelle, outre les succès inespérés
du cinéma québécois, le monde de la danse a
subi une grande perte avec la mort du FIND. Autres départs,
plusieurs artistes importants nous ont quitté, dont le jazzman
montréalais Charles Biddle, l’homme de théâtre
Jean-Pierre Ronfard, le poète Roland Giguère, l’actrice
Katharine Hepburn, et, bien sûr, Marie Trintignant, dans des
circonstances tragiques.
Enfin, l’année sportive s’achève
avec panache pour le Canada, qui compte
désormais de nouveaux champions
du monde : Mélanie Turgeon, Alexandre
Despatie, Émilie Heymans, Perdita
Felicien, Shae-Lynn Bourne et Victor Kraatz.
Cela augure bien pour les Jeux olympiques
d’Athènes en 2004, six ans
avant ceux… de Vancouver!
La
retraite de Patrick Roy et les avatars du Canadien retiennent aussi
l’attention, mais les faits marquants restent la victoire
de Mike Weir au Tournoi des maîtres et l’attribution
du trophée Cy Young au lanceur Éric Gagné.
Notre revue de l’année vous
propose un tour d’horizon en 12
tableaux par section, avec l’événement
marquant de chacun des mois.
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