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La Révolution tranquille a 40 ans

Vers
une autre révolution ?
Si
la Révolution tranquille n'est pas sortie du néant, pas plus qu'elle
n'a scellé une fois pour toutes l'ensemble des problèmes, elle a
toutefois marqué une véritable coupure par rapport au passé en bouleversant
en profondeur la société québécoise. Dans les années qui ont suivi
cette période, d'autres mesures se succéderont, mais à un rythme
beaucoup moins rapide : sous les gouvernements subséquents
on verra, entre autres, la création des cégeps, l'instauration de
l'assurance-maladie, de
l'aide
juridique, l'établissement de la Charte
des droits et libertés, du Protecteur
du citoyen et de la Charte
de la langue française. Beaucoup d'eau a coulé sous les
ponts québécois depuis l'arrivée au pouvoir de « l'équipe
du tonnerre » en 1960, et la génération
qui suit celle des baby-boomers a de la difficulté à
faire sa place. Dans un contexte de compressions budgétaires et
de mondialisation des marchés, le débat sur l'avenir de la société
québécoise est amorcé.

Si
les politiciens québécois s'entendent pour dire que « c'est
le temps que ça change », ils divergent d'opinion sur
la direction à donner à ce changement. Pour les uns, la Révolution
tranquille ne sera achevée que lorsqu'ils auront atteint l'objectif
de la souveraineté. Ils ne désirent pas remettre en cause les acquis
de cette période, il n'est donc pas question d'alléger l'appareil
d'État ni de se désengager de l'économie. Pour les autres, cette
époque est terminée et il faut maintenant revoir le modèle québécois
pour l'adapter à la mondialisation. « Décentralisation,
interventionnisme réduit, plus grande place aux individus »
sont les idées-clés de leur credo politique. Quarante ans
après le début d'une période qui a transformé
le Québec, le peuple québécois doit maintenant
choisir ce qu'il fera de cet héritage.
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Repères
Grandes lignes du dossier.
Une
lumière qui naît du néant ?
La société québécoise de la « grande
noirceur ».
Quelques
architectes
Présentation des premiers ministres Jean Lesage et Paul Sauvé
ainsi que de quelques membres de « l'équipe du
tonnerre » : Georges-Émile Lapalme, René
Lévesque, Paul Gérin-Lajoie et Pierre Laporte.
On
passe à l'action !
Les réformes politiques, économiques, en éducation,
dans les soins de santé, la nationalisation de l'électricité,
etc.
La
sortie de piste des libéraux
En 1966, l'Union nationale devra résoudre le dilemme qui
divise le gouvernement Lesage : faut-il continuer les réformes
ou y mettre un frein ?
Dernière
mise à jour : 20 juin 2000
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