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- Du baby-boom à la petite famille

- Un système trop rigide?

 

 


Québec : un 3e enfant? Non merci!


« Notre rêve est de faire du Québec le meilleur endroit pour élever une famille. »
- Bernard Landry, premier ministre du Québec et chef du Parti québécois,
lors du débat des chefs du 31 mars 2003.


Les promesses électorales pour aider les familles


Le Parti québécois

Lors du débat des chefs du 31 mars 2003, le premier ministre du Québec et chef du Parti québécois (PQ), Bernard Landry, soulignait que les Québécois vivaient, sur le plan économique, « une période sans précédent », le déficit de la province ayant été éliminé. De plus, le chef du PQ annonçait le plus important changement social jamais connu au Québec : la conciliation famille-travail. Plus précisément, les péquistes promettent d'apporter plus de soutien aux familles québécoises, notamment en offrant une semaine de quatre jours aux parents d'enfants de moins de 12 ans, une troisième semaine de vacances rémunérée après un an de service, sans compter les garderies à 5 $, pour lesquelles on vise les 200 000 places d'ici 2005.

Bien que ces annonces semblent plutôt bien accueillies par la population, une question demeure : ces mesures s'adressant aux salariés réguliers du marché du travail, qu'adviendra-t-il des parents travaillant à temps partiel? Des travailleurs autonomes? Et des mamans et papas au foyer? Auront-ils aussi droit à un coup de pouce de Québec?

Le PQ envisage une possibilité d'offrir un congé parental aux travailleurs autonomes, actuellement non couverts par le régime fédéral, en attendant le régime québécois d'assurance parental.



Le Parti libéral

Le Parti libéral est celui qui a présenté le moins de propositions pour soutenir les familles. Le nouveau premier ministre du Québec et chef du Parti libéral, Jean Charest, a promis l'augmentation des allocations familiales pour les moins nantis, et d'accélérer, tout comme Bernard Landry, la création de garderies à 5 $. Pour ce faire, Jean Charest prévoit inciter le recours aux garderies privées.

« Trop de familles ont encore de la difficulté à joindre les deux bouts et ne peuvent voir leur salaire diminué de 20%.» - Russel Copeman, critique libéral des dossiers de la Famille et de l'Enfance.


L'ADQ

L'argument central de Mario Dumont en matière d'aide à la famille : les bons de garde. Ces bons remis aux parents pourraient être utilisés autant pour payer leur centre à la petite enfance qu'un éducateur à domicile, ou encore, dans le cas des parents au foyer, ces bons pourraient être gardés pour eux-mêmes. Le chef adéquiste proposait également de créer un fonds pour financer les congés parentaux des travailleurs autonomes, d'offrir une allocation à la naissance et d'offrir 20 congés mobiles liés la famille par année, dont la moitié rémunérés.

« Je ne pense pas qu'il faille imposer un modèle unique, tel que la semaine de quatre jours, qui tient davantage du mirage que de la réalité. C'est comme Liberté 55 : peu de gens peuvent se le permettre. » - Diane Bellemare, porte-parole en emploi, formation et travail (ADQ)