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« Sa » religion
et « son » Église
« N'ayez pas peur !
Ouvrez les portes à Jésus-Christ ! »
Ce
message, Jean-Paul II l'a prononcé lors de sa cérémonie d'intronisation.
Depuis, il a véhiculé la parole de Dieu sur tous les continents,
se lançant entre autres à la reconquête spirituelle de l'Occident.
Malgré cette mission d'évangélisation dont il s'est senti
investi, Jean-Paul II vit surtout sa foi dans la prière et
le recueillement.

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La vie
après la mort selon Jean-Paul II

« Quand
les ténèbres et le mal semblent
l'emporter, le Christ nous redit : N'ayez
pas peur ! . Par Sa venue dans
le monde, Il a vaincu la puissance du mal, Il
nous a libérés de l'esclavage de
la mort et Il nous a invités de nouveau
au banquet de la vie. »
25 décembre
2001
Le paradis : « La
révélation divine nous enseigne
que le paradis n'est ni une abstraction ni un
endroit qui serait physiquement localisé
dans les nuages, mais une relation vivante et
personnelle d'union avec la sainte Trinité.
[...] Même si la perfection du paradis ne
sera vécue qu'après cette vie-ci,
nous pouvons expérimenter la paix et le
bonheur qu'il apportera par les sacrements, tout
particulièrement par l'eucharistie, et
par le don de nous-mêmes dans le service
aimant des autres. »
L'enfer :
« L'enfer n'est
pas une punition imposée extérieurement
par Dieu, mais la condition qui résulte
des attitudes et des actions que les individus
adoptent dans cette vie-ci. Il s'agit de la conséquence
ultime du péché. [...] Plus qu'un
endroit physique, l'enfer est l'état de
ceux qui se séparent librement et définitivement
de Dieu, la source de toute vie et de toute joie.
La damnation éternelle n'est donc pas l'œuvre
de Dieu mais dépend plutôt de nos
propres actions. »
Le purgatoire :
« Les Écritures
sacrées nous enseignent que nous devons
être purifiés si nous désirons
être en union parfaite et complète
avec Dieu. [...] Avant d'entrer dans le Royaume
de Dieu, toute trace de péché en
nous doit être éliminée, chaque
imperfection de notre âme doit être
corrigée. C'est exactement ce qui survient
au purgatoire. Ceux qui vivent dans cet état
de purification après la mort ne sont pas
séparés de Dieu mais sont immergés
dans l'amour du Christ. »
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Évidemment
fondée sur les enseignements du Christ, sa religion s'articule
autour des valeurs traditionnelles de la famille et de la
société. La doctrine de l'Église se heurte d'ailleurs à l'occasion
aux valeurs des Occidentaux. L'éthique et la morale se retrouvent
au cœur de la religion que Jean-Paul II propose aux fidèles,
dont il encourage l'engagement social. Les jeunes, les autochtones
et les droits de la personne occupant une place primordiale
dans son discours, le message de Jean-Paul II dépasse bien
souvent le religieux pour rejoindre le politique.
« Tant
que je pourrai parler, je crierai :
Paix au nom de Dieu ! »
mai 2002
Acteur
important du Concile Vatican II, le cardinal Wojtyla a certes
contribué à moderniser l'Église au cours des années 1960.
« Le concile fut la grande
grâce dont l'Église a bénéficié au XXe siècle »,
a-t-il dit en janvier 2001. Mais il existe tout
de même certaines frontières que le pape ne désire pas faire
franchir à son Église. Depuis son accès à la papauté, il s'est
montré hostile aux réformes, affichant des positions tranchantes
et sans appel sur le célibat des prêtres, le sacerdoce des
femmes ou le pouvoir suprême du pape, par exemple. Dans son
encyclique Ecclesia de Eucharistia (avril 2003), Jean-Paul
II dénonce ce qu'il perçoit comme étant
des abus liturgiques. Dans la foulée de ce document,
le Vatican réaffirme l'importance de préserver
l'orthodoxie de l'Église. Ainsi, danser ou applaudir
à l'église pourraient bientôt être
interdits, et les filles pourraient se voir refuser le droit
d'être enfants de choeur, a annoncé le Vatican
en septembre 2003.
Jean-Paul II aura également laissé son empreinte
sur l'Église, s'illustrant notamment par un nombre record
de canonisations, de béatifications, d'encycliques et de documents
écrits. Pendant la durée de son pontificat, il a procédé
à plus de canonisations et de béatifications que l'ensemble
de ses prédécesseurs. Il est en outre le pape
ayant eu le plus long pontificat du XXe siècle. Depuis
les débuts de l'Église, seuls deux papes ont
régné plus longtemps que lui.

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La multiplication des
saints
Plus de 60 % des saints
de l'Église catholique ont été
proclamés par Jean-Paul II. Il en a canonisé
482, alors que ses 263 prédécesseurs
n'en avaient nommé que 296.
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Privilégiant
les membres des Églises des pays en développement, comme ceux
d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, Jean-Paul II a multiplié
les nominations au rang de cardinal. Près de 90 %
des cardinaux encore en poste ont été nommés
par lui. Aujourd'hui, 118 cardinaux, ceux qui ont moins de
80 ans, seraient appelés à choisir le prochain pape. Par le
choix des cardinaux, Jean-Paul II influence donc indirectement
le choix de son successeur et modèle ainsi le visage
de l'Église de demain.

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« Pardonnez-nous,
pauvres pêcheurs »
En mars 2000, dans un geste historique,
le pape demande publiquement pardon à Dieu pour
tous les péchés et crimes commis depuis l'avènement
du christianisme : les conversions forcées, les
fautes commises au nom de la vérité (comme les
croisades), les actions qui ont menacé l'unité
de l'Église, l'attitude vis-à-vis les juifs, etc.
Ce geste sans précédent est cependant
mal reçu par plusieurs. Les uns, particulièrement
les juifs, jugent ces excuses trop vagues, puisque
Jean-Paul II ne mentionne pas explicitement l'Holocauste
ou l'Inquisition pas plus qu'il n'indique la part
de responsabilité de la haute hiérarchie ecclésiastique
dans les gestes commis. D'autres encore considèrent
que le clergé devrait reconnaître les erreurs
actuelles plutôt que s'excuser pour le passé.
Mais, déjà, pour certains catholiques, une telle
initiative affaiblit l'Église, censée être infaillible.
En novembre 2001, Jean-Paul II
présente d'autres excuses, à la
suite d'un scandale de pédophilie qui secoue
le clergé américain. Pour la première
fois, il envoie un courriel, adressé au
clergé partout dans le monde, dans lequel
il s'excuse pour les sévices sexuels commis
par des membres de l'Église à l'endroit
de jeunes. Quelques mois plus tard, il convoque
les cardinaux américains pour examiner
la question. Au cours de ce sommet, il reconnaît
les erreurs commises par les évêques
et réitère sa solidarité
envers les victimes. « Les abus
sont à tous égards mauvais et doivent
à juste titre être considérés
comme un crime. C'est un péché épouvantable
aux yeux de Dieu », déclare-t-il.
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« Sainte Marie, mère de Dieu »
« L'amour de la
mère du Sauveur rejoint tout ce qui touche l'œuvre du salut.
L'objet de ses soins, c'est tous les hommes de notre époque
et, en même temps, les sociétés menacées par l'apostasie,
menacées par la dégradation morale. »
La
foi de Jean-Paul II se caractérise notamment par la dévotion
qu'il voue à la mère du Christ. Lourdes, Fatima, Czestochowa,
etc. : il visite des sites de pèlerinage mariaux. En 1987,
il lui consacre même une encyclique, Redemptoris Mater
(La Mère du Rédempteur), qui se penche sur le « rôle
qu'a Marie dans le mystère du Christ et sur sa présence active
et exemplaire dans la vie de l'Église ».
Victime d'un attentat (la balle est passée à
quelques millimètres de l'aorte), Jean-Paul II a toujours
cru fermement que Marie avait dévié la trajectoire du projectile.
Il a même interprété le dernier secret de Fatima (ville du
Portugal, où la Vierge Marie serait apparue à de jeunes bergers,
en 1917, pour leur révéler trois secrets) comme annonciateur
de l'attentat dont il a été victime, en 1981.
« Dans tout ce qui s'est passé, j'ai vu
et je ne me lasserai jamais de le répéter une spéciale
protection maternelle de la Vierge qui s'est révélée plus
forte que les projectiles meurtriers. »
1982
L’unité des chrétiens, le rêve inassouvi
Jean-Paul
II aura posé de nombreuses actions œcuméniques envers les
Églises chrétiennes : première visite d'un pape dans un pays
de confession orthodoxe la Roumanie depuis le
schisme de 1054 (1999), signature d’un accord qui mettra fin
à une guerre de religion vieille de presque cinq siècles avec
les luthériens (1999), etc. Il consacre même à
l'engagement œcuménique une encyclique, Ut unum simt
(1995), dans laquelle il invite au dialogue avec les autres
chrétiens.
« J'ai
moi-même répété, depuis que je
suis pape, que l'une des premières et plus importantes
tâches de mon pontificat est cette restauration de
l'unité entre les chrétiens. »
mars 1983
Mais plusieurs nations de religion orthodoxe
lui réservent un accueil plutôt froid lors de ses voyages,
précédés de négociations laborieuses. Les manifestations hostiles
entourant sa visite en Ukraine, en juin 2001, n’en sont qu’un
exemple. Indifférents à son appel à l’unité, les orthodoxes
demeurent hostiles à l’Église romaine, blâmée pour ses actions
passées, telles que le sac de Constantinople, en 1204. Ils
jugent en outre que l’évêque de Rome tente de voler leurs
fidèles. Autant d’obstacles qui ont jusqu’à présent fait échouer
le rapprochement de l’Église catholique avec ses sœurs chrétiennes.
L’un des grands objectifs de Jean-Paul II sera peut-être son
plus grand échec.
« Pour
les occasions passées et présentes, quand les fils et les
filles de l’Église catholique ont péché, de par leurs actions
et omissions, contre leurs frères et sœurs orthodoxes, que
notre Seigneur nous accorde le pardon que nous lui demandons. »
- mai 2001, Grèce
Le dialogue avec les autres religions
Il
aura néanmoins jeté de nombreux ponts entre les grandes religions
en rencontrant des chefs des grandes religions monothéistes
et en multipliant les gestes d’ouverture. Par exemple, en
1986, il prie dans la synagogue de Rome, devenant ainsi le
premier pape à visiter la communauté juive de la ville et
à pénétrer dans une synagogue. Il est
aussi le premier souverain pontife à visiter un pays
musulman et le premier pape depuis presque 1000 ans à
visiter un pays majoritairement orthodoxe, la Roumanie. En
2001, il devient le premier pape à aller dans une mosquée,
celle des Omeyyades, en Syrie.
Malgré
certains différends qui subsistent encore, plus qu’aucun de
ses prédécesseurs Jean-Paul II aura ouvert la voie de la réconciliation
avec les juifs : rencontre avec le premier ministre d’Israël,
établissement de relations diplomatiques avec l’État hébreu,
condamnation de l’antisémitisme, etc. Toutefois, la communauté
juive perçoit mal certaines de ses décisions,
comme la canonisation de la carmélite allemande Edith
Stein (1998), la première juive proclamée sainte
après s'être convertie au catholicisme, ou encore
la béatification du pape Pie IX (2000), dénoncé
par plusieurs comme étant antisémite.
« Les juifs,
les musulmans, les chrétiens se réfèrent tous à Abraham.
[…] Puissent-ils faire tout leur possible pour que jamais
le nom de Dieu ne soit utilisé pour des œuvres de mort !
Puissent-ils aussi contribuer ensemble à résoudre pacifiquement
les problèmes et les tensions liés à la terre, au partage
des biens, à la convivialité. »
- 24 décembre 2001
Il a profité des occasions pour affirmer
son respect envers les grandes religions. Son voyage en Terre
sainte, en 2000, au cours duquel il s’est recueilli sur de
hauts lieux chrétiens mais aussi juifs et musulmans, compte
sans contredit parmi les événements marquants de son pontificat.
Par ailleurs, dans la foulée des attentats terroristes perpétrés
aux États-Unis, Jean-Paul II a pressé chrétiens et
musulmans de choisir la logique de l'amour, qui, dit-il, dépasse
toutes les ruses de ce monde.
« Je
désire réaffirmer le respect de l'Église catholique pour
l'islam : l'islam qui prie, qui sait être solidaire
de celui qui est dans le besoin. Se souvenant des erreurs
du passé, y compris d'un passé récent, tous les croyants
doivent unir leurs efforts, afin que jamais Dieu ne soit
pris en otage par les ambitions des hommes. La haine, le
fanatisme et le terrorisme profanent le nom de Dieu et défigurent
l'image authentique de l'homme. »
Il
convoque en outre plusieurs rencontres avec les représentants
des autres traditions religieuses du monde, affichant ainsi
une ouverture jamais démontrée auparavant par
le Vatican. Par exemple en 1986, en 1993 et en 2002, quelque
200 représentants de confessions religieuses issus
de tous les continents chrétiens orthodoxes,
protestants, juifs, musulmans, bouddhistes, hindouistes, sikhs,
etc. se rassemblent alors à Assise, à
son invitation, pour prier pour la paix et condamner la guerre
et la violence justifiées par la religion. Sous son
règne s'amorce véritablement une ère
de dialogue avec les non-Chrétiens.
En janvier 2005, 160 rabbins et chantres de synagogue,
venus d'Israël, des États-Unis et d'Europe, sont
d'ailleurs venus lui rendre visite au Vatican pour le remercier
de son action en faveur des relations entre juifs et catholiques.
« Jamais plus
la guerre au nom de Dieu. »
Il a porté la parole de Dieu aux quatre
coins du monde, se donnant une mission d'évangélisation
sur tous les continents et de « réévangélisation »
des pays d'Occident. Ombre au tableau, ses voyages ont amené
des membres d'autres confessions religieuses, notamment des
hindous de l'Inde, à accuser l'Église catholique
de prosélytisme.
« Comme le premier
millénaire a vu la Croix être fermement plantée
en sol européen et le deuxième dans celui
de l'Amérique et de l'Afrique, puisse le troisième
millénaire de l'ère chrétienne être
témoin d'une grande moisson de foi sur ce continent
vaste et vital. […] L'Asie a soif de l'eau de vie que seul
Jésus peut donner. »

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Les défis de l'Église
dans le monde
Dans les pays en développement,
le message de Jean-Paul II a porté ses fruits.
L'Église catholique recense maintenant 65 %
de ses fidèles en Afrique, en Amérique latine
et en Asie; elle n'en compte donc que 35 %
en Occident.
En Asie et en Afrique, le nombre
de vocations religieuses a augmenté depuis l'accession
de Jean-Paul II au trône de saint Pierre. Si
le catholicisme y a progressé, le pape doit
toutefois savoir garder ses fidèles, partagés
entre leur foi en Dieu et leurs traditions,
et contrer l'influence d'un islam extrémiste.
Les autres continents ne sont
pas non plus exempts de défis. En Amérique latine,
Jean-Paul II doit contrer la popularité des
sectes et les nouveaux courants du catholicisme.
En Amérique du Nord et dans certains pays d'Europe,
il doit tenter de reconquérir ses fidèles, que
la vie moderne a éloignés de l'Église. Et, contrairement
aux pays en développement, le nombre de sœurs
et de prêtres y a diminué. Les nombreux scandales
de pédophilie impliquant des prêtres
américains l'obligent par ailleurs à
redorer l'image du clergé.
Le pape entend aussi relancer
le dialogue avec les autres Chrétiens, mais
ses appels à l'unité se heurtent à certains
différends idéologiques ou historiques. En Grande-Bretagne,
par exemple, l'Église anglicane est en désaccord
avec sa sœur catholique quant à l'ordination
des femmes.
Dans les pays de religion
orthodoxe des Balkans et à l'est de l'Europe,
Jean-Paul II se heurte à l'indifférence, voire
à l'hostilité, des Églises chrétiennes
d'Orient.
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Son règne en quelques
chiffres
Encycliques :
14
Discours et documents écrits : des milliers
Exhortations apostoliques : 15
Constitutions apostoliques : 11
Lettres apostoliques : 42
Motu proprio (lettres de sa propre initiative) :
25
Canonisations : 482
Béatifications : 1338
Cardinaux ordonnés : 231
Consistoires (réunions avec les cardinaux)
: 9
Consistoires extraordinaires : 6
Synodes des Évêques : 15
Livres : 5 (depuis son pontificat)
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Les records de « longévité
papale »
1. saint Pierre :
entre 34 et 37 ans (tout dépendant des
historiens)
2. Pie IX : 31 ans et sept mois (de 1846
à 1878)
3. Jean-Paul II
: plus de 26 ans (depuis octobre 1978)
4. Léon XIII : 25 ans et cinq mois
(de 1878 à 1903)
5. Adrien 1er: 24 ans (de 772 à
795)
6. Pie VI : 24 ans et demi (de 1775 à
1799)
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« Un coup de
Jésus Christ » au Rosaire
Depuis Jean-Paul II, la récitation
du chapelet, qui permet de méditer avec
la Vierge Marie sur les principales scènes
de la vie de Jésus, n'est plus la même.
Les Mystères lumineux sont venus
se greffer à ceux qui existaient déjà,
soit les Mystères joyeux, douloureux et
glorieux.
Mystères lumineux
1er mystère : Baptême dans le Jourdain
2e mystère : Noces de Cana
3e mystère : Annonce du Royaume de Dieu
et invitation à la conversion
4e mystère : Transfiguration
5e mystère : Institution de l'Eucharistie
« Cela peut paraître
comique, mais l'une des plus grandes réalisations
de Jean-Paul II, c'est d'avoir modifié
le rosaire », estime Jean-Guy Vaillancourt,
professeur en sociologie des religions à
l'Université de Montréal. « C'est
comme s'il disait : " Centrons le chapelet
davantage sur Jésus, sur sa vie publique
et sur sa prédication, des aspects essentiels
aux yeux des protestants. " »
En ajoutant les Mystères
de lumière, le pape a recentré
le rosaire sur le Christ. « Si j'étais
protestant, je me dirais : " ce pape-là
vient de faire un geste formidable en direction
du protestantisme, il vient de donner un coup
de Jésus-Christ au chapelet »,
conclut M. Vaillancourt.
« Le chapelet
est ma prière préférée
; c'est une prière merveilleuse. Merveilleuse
de simplicité et de profondeur. »
- Jean-Paul II
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Encycliques
1979
: Redemptor
Hominis (Le Rédempteur
de l'Homme)
1980 :
Dives in Misericordia (Dieu riche en miséricorde)
1981 : Laborem
Exercens (Appelé
au travail)
1985 : Slavorum
Apostoli (Apôtres
des Slaves)
1986 : Dominum
et Vivificantem (L'Esprit
saint est Seigneur et donne la vie)
1987 : Redemptoris
Mater (La Mère
du Rédempteur)
1988 : Sollicitudo
Rei Socialis (Intérêt
à la question sociale)
1990 : Redemptoris
Missio (Mission
du Christ rédempteur)
1991 : Centesimus
Annus (Année
du centenaire: centenaire de la promulgation de
l'encyclique Rerum Novarum, du pape Léon
XIII)
1993 : Veritatis
Splendor (La
Spendeur de la vérité)
1995 : Evangelium
Vitae (L'Évangile
de la vie)
1995 : Ut
Unum Sint (Appel
à l'unité des chrétiens)
1998 : Fides
et Ratio (Foi
et raison)
2003
: Ecclesia
de Eucharistia
(Église de l'eucharistie)
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La séparation
des Églises de Rome et d'Orient
Après des siècles de discorde,
l'Église de Rome et l'Église d'Orient se sont
officiellement séparées en 1054. Les orthodoxes
respectent les dogmes fondamentaux du christianisme,
mais ne reconnaissent pas les points de la foi
définis par Rome après cette date. Les Églises
orthodoxes sont nombreuses mais elles ne comptent
que quatre patriarcats : ceux de Constantinople,
Alexandrie, Antioche et Jérusalem. Elles contestent
la suprématie du pape (considéré comme l'un des
cinq patriarches) et son infaillibilité doctrinale.
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| L'une des nombreuses manifestations
tenues pour protester contre la venue du pape en Ukraine,
en 2001. |

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La Réforme protestante
En 1517, Martin Luther, un prêtre
et moine allemand, s'était opposé à la théorie
selon laquelle on pouvait obtenir son salut par
ses actions plutôt que par la foi et l'amour de
Dieu. Il dénonçait également le trafic d'indulgences,
c'est-à-dire le pardon des péchés en échange d'argent,
qui en découlait. L'Église de Rome l'avait alors
excommunié en 1521. La Réforme qu'il prônait s'est
organisée en Allemagne avant de gagner d'autres
pays. Ses partisans, appelés « protestants »,
ont eux aussi connu leurs propres divisions.
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Il a dit :
« Les religions
ne sont pas et ne doivent pas devenir le tragique
prétexte d'oppositions qui ont leur origine
ailleurs. »
22 mai 2002
« La liberté
religieuse est au cœur des droits de la personne.
Ce principe est si fondamental qu'on doit reconnaître
aux individus le droit de changer de religion
si leur conscience le leur dicte. »
« Je désire moi-même
promouvoir toute démarche utile afin que le témoignage
de la communauté catholique tout entière puisse
être compris dans sa pureté et sa cohérence intégrales,
surtout en vue du rendez-vous qui attend l'Église
au seuil du nouveau millénaire, heure exceptionnelle
pour laquelle elle demande au Seigneur que l'unité
de tous les chrétiens progresse jusqu'à parvenir
à la pleine communion. »
extrait de Ut unum simt (1995)
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