Retour à l'accueil
JOURNALISTE :Sophie-Hélène Lebeuf oct. 2003  Radio-Canada.ca/nouvelles

Catholique et œcuménique

En ce troisième millénaire, celui qui est devenu Jean-Paul II incarne un catholicisme fort respectueux des traditions. Un catholicisme qu'il veut pourtant ouvert aux autres religions. Mais les multiples gestes d'ouverture dont il fait preuve sont souvent interprétés comme des tentatives pour « voler » les fidèles d'autres confessions. Une certitude : par son ouverture autant que par son conservatisme, Jean-Paul II aura laissé sa marque sur l'Église catholique.

« Sa » religion et « son » Église

« N'ayez pas peur ! Ouvrez les portes à Jésus-Christ ! »

 

Ce message, Jean-Paul II l'a prononcé lors de sa cérémonie d'intronisation. Depuis, il a véhiculé la parole de Dieu sur tous les continents, se lançant entre autres à la reconquête spirituelle de l'Occident. Malgré cette mission d'évangélisation dont il s'est senti investi, Jean-Paul II vit surtout sa foi dans la prière et le recueillement.

 

 


La vie après la mort selon Jean-Paul II

« Quand les ténèbres et le mal semblent l'emporter, le Christ nous redit : “ N'ayez pas peur ! ”. Par Sa venue dans le monde, Il a vaincu la puissance du mal, Il nous a libérés de l'esclavage de la mort et Il nous a invités de nouveau au banquet de la vie. »
25 décembre 2001

Le paradis : « La révélation divine nous enseigne que le paradis n'est ni une abstraction ni un endroit qui serait physiquement localisé dans les nuages, mais une relation vivante et personnelle d'union avec la sainte Trinité. [...] Même si la perfection du paradis ne sera vécue qu'après cette vie-ci, nous pouvons expérimenter la paix et le bonheur qu'il apportera par les sacrements, tout particulièrement par l'eucharistie, et par le don de nous-mêmes dans le service aimant des autres. »

L'enfer : « L'enfer n'est pas une punition imposée extérieurement par Dieu, mais la condition qui résulte des attitudes et des actions que les individus adoptent dans cette vie-ci. Il s'agit de la conséquence ultime du péché. [...] Plus qu'un endroit physique, l'enfer est l'état de ceux qui se séparent librement et définitivement de Dieu, la source de toute vie et de toute joie. La damnation éternelle n'est donc pas l'œuvre de Dieu mais dépend plutôt de nos propres actions. »

Le purgatoire : « Les Écritures sacrées nous enseignent que nous devons être purifiés si nous désirons être en union parfaite et complète avec Dieu. [...] Avant d'entrer dans le Royaume de Dieu, toute trace de péché en nous doit être éliminée, chaque imperfection de notre âme doit être corrigée. C'est exactement ce qui survient au purgatoire. Ceux qui vivent dans cet état de purification après la mort ne sont pas séparés de Dieu mais sont immergés dans l'amour du Christ. »


Évidemment fondée sur les enseignements du Christ, sa religion s'articule autour des valeurs traditionnelles de la famille et de la société. La doctrine de l'Église se heurte d'ailleurs à l'occasion aux valeurs des Occidentaux. L'éthique et la morale se retrouvent au cœur de la religion que Jean-Paul II propose aux fidèles, dont il encourage l'engagement social. Les jeunes, les autochtones et les droits de la personne occupant une place primordiale dans son discours, le message de Jean-Paul II dépasse bien souvent le religieux pour rejoindre le politique.

« Tant que je pourrai parler, je crierai :
“ Paix au nom de Dieu ! ” »

mai 2002

Acteur important du Concile Vatican II, le cardinal Wojtyla a certes contribué à moderniser l'Église au cours des années 1960. « Le concile fut la grande grâce dont l'Église a bénéficié au XXe siècle », a-t-il dit en janvier 2001.  Mais il existe tout de même certaines frontières que le pape ne désire pas faire franchir à son Église. Depuis son accès à la papauté, il s'est montré hostile aux réformes, affichant des positions tranchantes et sans appel sur le célibat des prêtres, le sacerdoce des femmes ou le pouvoir suprême du pape, par exemple. Dans son encyclique Ecclesia de Eucharistia (avril 2003), Jean-Paul II dénonce ce qu'il perçoit comme étant des abus liturgiques. Dans la foulée de ce document, le Vatican réaffirme l'importance de préserver l'orthodoxie de l'Église. Ainsi, danser ou applaudir à l'église pourraient bientôt être interdits, et les filles pourraient se voir refuser le droit d'être enfants de choeur, a annoncé le Vatican en septembre 2003.

Jean-Paul II aura également laissé son empreinte sur l'Église, s'illustrant notamment par un nombre record de canonisations, de béatifications, d'encycliques et de documents écrits. Pendant la durée de son pontificat, il a procédé à plus de canonisations et de béatifications que l'ensemble de ses prédécesseurs. Il est en outre le pape ayant eu le plus long pontificat du XXe siècle. Depuis les débuts de l'Église, seuls deux papes ont régné plus longtemps que lui.



La multiplication des saints

Plus de 60 % des saints de l'Église catholique ont été proclamés par Jean-Paul II. Il en a canonisé 482, alors que ses 263 prédécesseurs n'en avaient nommé que 296.


Privilégiant les membres des Églises des pays en développement, comme ceux d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, Jean-Paul II a multiplié les nominations au rang de cardinal. Près de 90 % des cardinaux encore en poste ont été nommés par lui. Aujourd'hui, 118 cardinaux, ceux qui ont moins de 80 ans, seraient appelés à choisir le prochain pape. Par le choix des cardinaux, Jean-Paul II influence donc indirectement le choix de son successeur et modèle ainsi le visage de l'Église de demain.



« Pardonnez-nous, pauvres pêcheurs »

En mars 2000, dans un geste historique, le pape demande publiquement pardon à Dieu pour tous les péchés et crimes commis depuis l'avènement du christianisme : les conversions forcées, les fautes commises au nom de la vérité (comme les croisades), les actions qui ont menacé l'unité de l'Église, l'attitude vis-à-vis les juifs, etc.

Ce geste sans précédent est cependant mal reçu par plusieurs. Les uns, particulièrement les juifs, jugent ces excuses trop vagues, puisque Jean-Paul II ne mentionne pas explicitement l'Holocauste ou l'Inquisition pas plus qu'il n'indique la part de responsabilité de la haute hiérarchie ecclésiastique dans les gestes commis. D'autres encore considèrent que le clergé devrait reconnaître les erreurs actuelles plutôt que s'excuser pour le passé. Mais, déjà, pour certains catholiques, une telle initiative affaiblit l'Église, censée être infaillible.

En novembre 2001, Jean-Paul II présente d'autres excuses, à la suite d'un scandale de pédophilie qui secoue le clergé américain. Pour la première fois, il envoie un courriel, adressé au clergé partout dans le monde, dans lequel il s'excuse pour les sévices sexuels commis par des membres de l'Église à l'endroit de jeunes. Quelques mois plus tard, il convoque les cardinaux américains pour examiner la question. Au cours de ce sommet, il reconnaît les erreurs commises par les évêques et réitère sa solidarité envers les victimes. « Les abus sont à tous égards mauvais et doivent à juste titre être considérés comme un crime. C'est un péché épouvantable aux yeux de Dieu », déclare-t-il.


« Sainte Marie, mère de Dieu »

« L'amour de la mère du Sauveur rejoint tout ce qui touche l'œuvre du salut. L'objet de ses soins, c'est tous les hommes de notre époque et, en même temps, les sociétés menacées par l'apostasie, menacées par la dégradation morale. »

La foi de Jean-Paul II se caractérise notamment par la dévotion qu'il voue à la mère du Christ. Lourdes, Fatima, Czestochowa, etc. : il visite des sites de pèlerinage mariaux. En 1987, il lui consacre même une encyclique, Redemptoris Mater (La Mère du Rédempteur), qui se penche sur le « rôle qu'a Marie dans le mystère du Christ et sur sa présence active et exemplaire dans la vie de l'Église ».

Victime d'un attentat (la balle est passée à quelques millimètres de l'aorte), Jean-Paul II a toujours cru fermement que Marie avait dévié la trajectoire du projectile. Il a même interprété le dernier secret de Fatima (ville du Portugal, où la Vierge Marie serait apparue à de jeunes bergers, en 1917, pour leur révéler trois secrets) comme annonciateur de l'attentat dont il a été victime, en 1981.


« Dans tout ce qui s'est passé, j'ai vu — et je ne me lasserai jamais de le répéter — une spéciale protection maternelle de la Vierge qui s'est révélée plus forte que les projectiles meurtriers. »

1982

L’unité des chrétiens, le rêve inassouvi

Jean-Paul II aura posé de nombreuses actions œcuméniques envers les Églises chrétiennes : première visite d'un pape dans un pays de confession orthodoxe — la Roumanie — depuis le schisme de 1054 (1999), signature d’un accord qui mettra fin à une guerre de religion vieille de presque cinq siècles avec les luthériens (1999), etc. Il consacre même à l'engagement œcuménique une encyclique, Ut unum simt (1995), dans laquelle il invite au dialogue avec les autres chrétiens.

« J'ai moi-même répété, depuis que je suis pape, que l'une des premières et plus importantes tâches de mon pontificat est cette restauration de l'unité entre les chrétiens. »
mars 1983

Mais plusieurs nations de religion orthodoxe lui réservent un accueil plutôt froid lors de ses voyages, précédés de négociations laborieuses. Les manifestations hostiles entourant sa visite en Ukraine, en juin 2001, n’en sont qu’un exemple. Indifférents à son appel à l’unité, les orthodoxes demeurent hostiles à l’Église romaine, blâmée pour ses actions passées, telles que le sac de Constantinople, en 1204. Ils jugent en outre que l’évêque de Rome tente de voler leurs fidèles. Autant d’obstacles qui ont jusqu’à présent fait échouer le rapprochement de l’Église catholique avec ses sœurs chrétiennes. L’un des grands objectifs de Jean-Paul II sera peut-être son plus grand échec.

« Pour les occasions passées et présentes, quand les fils et les filles de l’Église catholique ont péché, de par leurs actions et omissions, contre leurs frères et sœurs orthodoxes, que notre Seigneur nous accorde le pardon que nous lui demandons. »
- mai 2001, Grèce



Le dialogue avec les autres religions

Il aura néanmoins jeté de nombreux ponts entre les grandes religions en rencontrant des chefs des grandes religions monothéistes et en multipliant les gestes d’ouverture. Par exemple, en 1986, il prie dans la synagogue de Rome, devenant ainsi le premier pape à visiter la communauté juive de la ville et à pénétrer dans une synagogue. Il est aussi le premier souverain pontife à visiter un pays musulman et le premier pape depuis presque 1000 ans à visiter un pays majoritairement orthodoxe, la Roumanie. En 2001, il devient le premier pape à aller dans une mosquée, celle des Omeyyades, en Syrie.

Malgré certains différends qui subsistent encore, plus qu’aucun de ses prédécesseurs Jean-Paul II aura ouvert la voie de la réconciliation avec les juifs : rencontre avec le premier ministre d’Israël, établissement de relations diplomatiques avec l’État hébreu, condamnation de l’antisémitisme, etc. Toutefois, la communauté juive perçoit mal certaines de ses décisions, comme la canonisation de la carmélite allemande Edith Stein (1998), la première juive proclamée sainte après s'être convertie au catholicisme, ou encore la béatification du pape Pie IX (2000), dénoncé par plusieurs comme étant antisémite.

« Les juifs, les musulmans, les chrétiens se réfèrent tous à Abraham. […] Puissent-ils faire tout leur possible pour que jamais le nom de Dieu ne soit utilisé pour des œuvres de mort ! Puissent-ils aussi contribuer ensemble à résoudre pacifiquement les problèmes et les tensions liés à la terre, au partage des biens, à la convivialité. »
- 24 décembre 2001

Il a profité des occasions pour affirmer son respect envers les grandes religions. Son voyage en Terre sainte, en 2000, au cours duquel il s’est recueilli sur de hauts lieux chrétiens mais aussi juifs et musulmans, compte sans contredit parmi les événements marquants de son pontificat. Par ailleurs, dans la foulée des attentats terroristes perpétrés aux États-Unis, Jean-Paul II a pressé chrétiens et musulmans de choisir la logique de l'amour, qui, dit-il, dépasse toutes les ruses de ce monde.

«  Je désire réaffirmer le respect de l'Église catholique pour l'islam : l'islam qui prie, qui sait être solidaire de celui qui est dans le besoin. Se souvenant des erreurs du passé, y compris d'un passé récent, tous les croyants doivent unir leurs efforts, afin que jamais Dieu ne soit pris en otage par les ambitions des hommes. La haine, le fanatisme et le terrorisme profanent le nom de Dieu et défigurent l'image authentique de l'homme. »
24 septembre 2001, lors d'une visite au Kazakhstan

Il convoque en outre plusieurs rencontres avec les représentants des autres traditions religieuses du monde, affichant ainsi une ouverture jamais démontrée auparavant par le Vatican. Par exemple en 1986, en 1993 et en 2002, quelque 200 représentants de confessions religieuses issus de tous les continents — chrétiens orthodoxes, protestants, juifs, musulmans, bouddhistes, hindouistes, sikhs, etc. — se rassemblent alors à Assise, à son invitation, pour prier pour la paix et condamner la guerre et la violence justifiées par la religion. Sous son règne s'amorce véritablement une ère de dialogue avec les non-Chrétiens.

En janvier 2005, 160 rabbins et chantres de synagogue, venus d'Israël, des États-Unis et d'Europe, sont d'ailleurs venus lui rendre visite au Vatican pour le remercier de son action en faveur des relations entre juifs et catholiques.

« Jamais plus la guerre au nom de Dieu. »

Il a porté la parole de Dieu aux quatre coins du monde, se donnant une mission d'évangélisation sur tous les continents et de « réévangélisation » des pays d'Occident. Ombre au tableau, ses voyages ont amené des membres d'autres confessions religieuses, notamment des hindous de l'Inde, à accuser l'Église catholique de prosélytisme.

« Comme le premier millénaire a vu la Croix être fermement plantée en sol européen et le deuxième dans celui de l'Amérique et de l'Afrique, puisse le troisième millénaire de l'ère chrétienne être témoin d'une grande moisson de foi sur ce continent vaste et vital. […] L'Asie a soif de l'eau de vie que seul Jésus peut donner. »


Les défis de l'Église dans le monde

Dans les pays en développement, le message de Jean-Paul II a porté ses fruits. L'Église catholique recense maintenant 65 % de ses fidèles en Afrique, en Amérique latine et en Asie; elle n'en compte donc que 35 % en Occident.

En Asie et en Afrique, le nombre de vocations religieuses a augmenté depuis l'accession de Jean-Paul II au trône de saint Pierre. Si le catholicisme y a progressé, le pape doit toutefois savoir garder ses fidèles, partagés entre leur foi en Dieu et leurs traditions, et contrer l'influence d'un islam extrémiste.

Les autres continents ne sont pas non plus exempts de défis. En Amérique latine, Jean-Paul II doit contrer la popularité des sectes et les nouveaux courants du catholicisme. En Amérique du Nord et dans certains pays d'Europe, il doit tenter de reconquérir ses fidèles, que la vie moderne a éloignés de l'Église. Et, contrairement aux pays en développement, le nombre de sœurs et de prêtres y a diminué. Les nombreux scandales de pédophilie impliquant des prêtres américains l'obligent par ailleurs à redorer l'image du clergé.

Le pape entend aussi relancer le dialogue avec les autres Chrétiens, mais ses appels à l'unité se heurtent à certains différends idéologiques ou historiques. En Grande-Bretagne, par exemple, l'Église anglicane est en désaccord avec sa sœur catholique quant à l'ordination des femmes.

Dans les pays de religion orthodoxe des Balkans et à l'est de l'Europe, Jean-Paul II se heurte à l'indifférence, voire à l'hostilité, des Églises chrétiennes d'Orient.

 

Retour à l'accueil suivant Haut de page


© Radio-Canada.ca

 


Son règne en quelques chiffres

Encycliques : 14
Discours et documents écrits : des milliers
Exhortations apostoliques : 15
Constitutions apostoliques : 11
Lettres apostoliques : 42
Motu proprio (lettres de sa propre initiative) : 25
Canonisations : 482
Béatifications : 1338
Cardinaux ordonnés : 231
Consistoires (réunions avec les cardinaux) : 9
Consistoires extraordinaires : 6
Synodes des Évêques : 15
Livres :
5 (depuis son pontificat)

 

 


Les records de « longévité papale »

1. saint Pierre : entre 34 et 37 ans (tout dépendant des historiens)
2. Pie IX : 31 ans et sept mois (de 1846 à 1878)
3. Jean-Paul II : plus de 26 ans (depuis octobre 1978)
4. Léon XIII : 25 ans et cinq mois (de 1878 à 1903)
5. Adrien 1er: 24 ans (de 772 à 795)
6. Pie VI : 24 ans et demi (de 1775 à 1799)

 

 


« Un coup de Jésus Christ » au Rosaire

Depuis Jean-Paul II, la récitation du chapelet, qui permet de méditer avec la Vierge Marie sur les principales scènes de la vie de Jésus, n'est plus la même. Les Mystères lumineux sont venus se greffer à ceux qui existaient déjà, soit les Mystères joyeux, douloureux et glorieux.

Mystères lumineux
1er mystère : Baptême dans le Jourdain
2e mystère : Noces de Cana
3e mystère : Annonce du Royaume de Dieu et invitation à la conversion
4e mystère : Transfiguration
5e mystère : Institution de l'Eucharistie

« Cela peut paraître comique, mais l'une des plus grandes réalisations de Jean-Paul II, c'est d'avoir modifié le rosaire », estime Jean-Guy Vaillancourt, professeur en sociologie des religions à l'Université de Montréal. « C'est comme s'il disait : " Centrons le chapelet davantage sur Jésus, sur sa vie publique et sur sa prédication, des aspects essentiels aux yeux des protestants. " »

En ajoutant les Mystères de lumière, le pape a recentré le rosaire sur le Christ. « Si j'étais protestant, je me dirais : " ce pape-là vient de faire un geste formidable en direction du protestantisme, il vient de donner un coup de Jésus-Christ au chapelet », conclut M. Vaillancourt.

« Le chapelet est ma prière préférée ; c'est une prière merveilleuse. Merveilleuse de simplicité et de profondeur. »
- Jean-Paul II

 

 


Encycliques

1979 : Redemptor Hominis (Le Rédempteur de l'Homme)
1980 : Dives in Misericordia (Dieu riche en miséricorde)
1981 : Laborem Exercens (Appelé au travail)
1985 : Slavorum Apostoli (Apôtres des Slaves)
1986 : Dominum et Vivificantem (L'Esprit saint est Seigneur et donne la vie)
1987 : Redemptoris Mater (La Mère du Rédempteur)
1988 : Sollicitudo Rei Socialis (Intérêt à la question sociale)
1990 : Redemptoris Missio (Mission du Christ rédempteur)
1991 : Centesimus Annus (Année du centenaire: centenaire de la promulgation de l'encyclique Rerum Novarum, du pape Léon XIII)
1993 : Veritatis Splendor (La Spendeur de la vérité)
1995 : Evangelium Vitae (L'Évangile de la vie)
1995 : Ut Unum Sint (Appel à l'unité des chrétiens)
1998 : Fides et Ratio (Foi et raison)
2003 : Ecclesia de Eucharistia (Église de l'eucharistie)

 

 


La séparation des Églises de Rome et d'Orient

Après des siècles de discorde, l'Église de Rome et l'Église d'Orient se sont officiellement séparées en 1054. Les orthodoxes respectent les dogmes fondamentaux du christianisme, mais ne reconnaissent pas les points de la foi définis par Rome après cette date. Les Églises orthodoxes sont nombreuses mais elles ne comptent que quatre patriarcats : ceux de Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem. Elles contestent la suprématie du pape (considéré comme l'un des cinq patriarches) et son infaillibilité doctrinale.

L'une des nombreuses manifestations tenues pour protester contre la venue du pape en Ukraine, en 2001.

 


La Réforme protestante

En 1517, Martin Luther, un prêtre et moine allemand, s'était opposé à la théorie selon laquelle on pouvait obtenir son salut par ses actions plutôt que par la foi et l'amour de Dieu. Il dénonçait également le trafic d'indulgences, c'est-à-dire le pardon des péchés en échange d'argent, qui en découlait. L'Église de Rome l'avait alors excommunié en 1521. La Réforme qu'il prônait s'est organisée en Allemagne avant de gagner d'autres pays. Ses partisans, appelés « protestants », ont eux aussi connu leurs propres divisions.

 

 


Il a dit :

« Les religions ne sont pas et ne doivent pas devenir le tragique prétexte d'oppositions qui ont leur origine ailleurs. »
22 mai 2002

« La liberté religieuse est au cœur des droits de la personne. Ce principe est si fondamental qu'on doit reconnaître aux individus le droit de changer de religion si leur conscience le leur dicte. »

« Je désire moi-même promouvoir toute démarche utile afin que le témoignage de la communauté catholique tout entière puisse être compris dans sa pureté et sa cohérence intégrales, surtout en vue du rendez-vous qui attend l'Église au seuil du nouveau millénaire, heure exceptionnelle pour laquelle elle demande au Seigneur que l'unité de tous les chrétiens progresse jusqu'à parvenir à la pleine communion. »
extrait de Ut unum simt (1995)

La Journée mondiale de la jeunesse (pour en savoir plus)
 
-