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1920 : Karol Wojtyla naît le 18
mai à Wadowice, en Pologne, dans une famille d’origine
modeste.
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1929 : Il perd sa mère, Emilia
Kaczorowska Wojtyla. Au cours de son enfance, puis de
son adolescence, la religion tient une grande place
dans sa vie, tout comme le sport. Celui qui, des décennies
plus tard, se fera surnommer « le sportif de
Dieu », est entre autres adepte de soccer,
de natation, de ski et de bicyclette.
1932 : Son frère Edmund
meurt.
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1934 : Il commence à jouer
dans des productions théâtrales amateurs. Pendant sa
jeunesse, il se passionne aussi pour la poésie et participe
à des discussions littéraires.
1938 : Il déménage avec son
père à Cracovie, où il entame ses études universitaires.
1939 : Il fait un cycle de
préparation militaire. Quelques semaines plus tard,
l’Allemagne envahit la Pologne. La Deuxième Guerre mondiale
vient de commencer.
1940 : Pour éviter la déportation,
il travaille d'abord dans une mine, puis, un an plus
tard, dans une usine chimique.
1940-1978 : Il écrit
de nombreux recueils de poésie, essais et pièces de
théâtre. Parmi les œuvres qu’il publiera sous un pseudonyme,
on trouve Chant sur la splendeur de l’eau, La Carrière,
Profil d’un Cyrénéen, Méditation sur la mort et
La Boutique de l’orfèvre. Le dernier poème
qu'il publie avant de devenir pape s'intitule Stanislas.
1941 : Son père, Karol, meurt
avant que son rêve de voir son fils accéder à la prêtrise
ne se réalise.
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À sa mère :
Sur la pierre blanche de Ta tombe
Fleurissent les fleurs blanches
de la vie
Tant d'années déjà sans Toi
Et quelles années ?
Sur la pierre blanche de Ta tombe
Refermée depuis tant d'années
A surgi comme une ombre
Celle de la mort incompréhensible.
Sur la pierre blanche de Ta
tombe
Ma mère, Amour disparu
En signe de tendresse filiale
Cette simple prière : Repose éternellement en paix !
Dédicace de « David »,
1939
(Ed. Cana, Paris)
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1942 : Sous l’occupation nazie,
il entre au séminaire clandestin de l’archidiocèse de
Cracovie. Quand les Allemands commencent à arrêter les
hommes polonais, il trouve refuge dans la résidence
de l’archevêque, où il restera jusqu’à la fin de la
guerre, en 1945.
1946 : Dans une Pologne qui
fera la lutte aux catholiques, il devient prêtre. Quelques
semaines après son ordination, il poursuit ses études
en théologie.
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1948 : Il obtient le premier
de deux doctorats.
1953 : Il commence à enseigner
à l’université, tout en poursuivant ses études.
1958 : Il est nommé évêque
auxiliaire de Cracovie.
Années 1960 : Il fait partie
des dirigeants intellectuels qui révolutionnent l’Église
avec le Concile Vatican II, amorcé en 1962.
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1963 : À 43 ans, il devient
archevêque de Cracovie. Pendant cette période, il tient
tête aux autorités communistes de Varsovie.
1967 : Paul VI le nomme cardinal.
1969 : Il vient en visite
au Canada. Il arrive à Montréal, où
il est reçu par le maire Jean Drapeau.
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« Je
n’ai pas peur d’eux; ils ont peur de moi »,
répond-il à quelqu’un qui lui demande s’il craint les
représailles des représentants du gouvernement polonais.
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| 1978 : Le 18 octobre, une page
de l'Histoire est tournée. Pour la première fois
en 455 ans, le chef de l’Église catholique n’est pas italien.
Celui qui prend alors le nom de Jean-Paul II est le premier
Polonais à accéder à cette fonction. Deux jours plus tôt,
les cardinaux ont pris huit tours pour choisir le 264e
successeur de saint Pierre. |
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1979 : Son premier voyage
officiel se déroule en République dominicaine, aux Bahamas
et au Mexique, où il ouvre la conférence générale des
évêques latino-américains. Plus tard, il fait son premier
voyage officiel en Pologne, où il appelle au respect
des croyances religieuses.
1979 : Il effectue son premier
voyage pastoral aux États-Unis et prononce un discours
devant les Nations unies. Quelques semaines plus tard,
il se rend en Turquie, où il établit un premier contact
avec la communauté musulmane. Il y rencontre aussi le
patriarche de Constantinople, Dimitrios 1er, chef spirituel
de l’orthodoxie.
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« 1979
a été un tremblement de terre. […] Le message de Jean-Paul
II était à l’opposé de l’idéologie et des intérêts des
autorités », dira
en 1998 le général Wojciech Jaruzelski, ex-premier secrétaire
du Parti communiste de Pologne.
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1979 : Il publie Redemptor
Hominis (Le Rédempteur de l'Homme), la première
de 14 encycliques.
1980 : Il effectue son premier
voyage en France et en Afrique. À Paris, il prononce
un discours devant l'UNESCO.
1980 : Il appuie les revendications
des grévistes polonais (le mouvement de grève mènera
à la création du syndicat Solidarnósc, ou « solidarité »
en polonais, qui sera le fer de lance de l'opposition
au communisme).
1981 : Il effectue sa première
visite en Asie.
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« Le
Rédempteur de l'Homme, Jésus-Christ, est le centre
du cosmos et de l'histoire. Vers Lui se tournent ma
pensée et mon cur en cette heure solennelle [l'approche
de l'an 2000] que l'Église et toute la famille
de l'humanité contemporaine sont en train de vivre. »
extrait de l'encyclique
Redemptor Hominis
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| 1981 : Le 13 mai 1981 (date
anniversaire de l'apparition de la Vierge à Fatima, au
Portugal, en 1917), il est victime d’un attentat perpétré
en pleine place Saint-Pierre par un ressortissant turc.
Ali Agça tire à trois reprises sur le souverain pontife,
devant une foule de 20 000 fidèles. Une dizaine de
jours plus tard, les médecins peuvent déclarer Jean-Paul
II véritablement hors de danger, mais il gardera des séquelles
de l'attentat. « Je me sens très proche des deux
personnes blessées en même temps que moi. Je prie pour
le frère qui m'a tiré dessus et je lui ai sincèrement
pardonné », dit-il quelques jours après
la tentative d'assassinat. |
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Un attentat qui reste
mystérieux
Le 27 novembre 1979, la presse
turque publie une lettre d'Ali Agça dans laquelle
il menace de mort Jean-Paul II s'il ne renonce
pas à sa visite à Istanbul, prévue pour le lendemain.
Il accuse le pape d'initier une nouvelle croisade
contre les musulmans. Un an et demi plus tard,
il mettra sa menace à exécution.
Agça a-t-il véritablement agi
seul comme il l'affirme tout d'abord ? Après
avoir expliqué son geste par la haine, il se ravise
et met en cause des compatriotes turcs trempant
dans des activités mafieuses. On a pourtant trouvé
dans sa pension romaine une note prétendant
qu'il a tué le pape au nom de la liberté au Salvador
et en Afghanistan. Tactique de diversion ?
A-t-il plutôt agi pour le compte des Loups gris,
un mouvement armé d'extrême droite antichristianisme
et anti-Occident, dont il est un ancien militant ?
Avec la guerre froide comme trame
de fond, la justice étudiera surtout la « piste
bulgare » : les services secrets du
pays auraient exécuté un complot ourdi par l'URSS
et le KGB, les services secrets soviétiques.
Agça lui-même étayera cette thèse en affirmant
avoir rencontré des agents bulgares, mais certains
allégueront que la CIA est intervenue pour influencer
son témoignage. Lors des interrogatoires, Agça
se rétracte à nouveau : il dit avoir agi seul,
sans l'intention de tuer sa victime. Faute de
preuves, le procès contre des Bulgares mènera
à leur acquittement.
Après deux procès, trois enquêtes
et des milliers de pages de rapports, le mystère
entourant l'attentat contre le pape subsiste.
Et la dernière explication fournie par Agça n'éclaire
pas davantage : en 2000, il affirme avoir été
guidé par une « force surnaturelle ».
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1982 : Il accorde une audience
à Yasser Arafat, alors chef de l’Organisation de libération
de la Palestine (OLP), une rencontre que désapprouve
la communauté juive.
1982 : Il se rend en Grande-Bretagne
et en Argentine pendant la guerre des îles Malouines,
qui oppose les deux pays.
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1983 : Il se rend en Haïti
et en Amérique centrale, pour un voyage très politique
au cours duquel il défend les droits de la personne.
Peu après, la Pologne accueille le souverain pontife
pour la deuxième fois. Il y plaide en faveur des syndicats
libres.
1983 : En personne, il réitère
son pardon à Ali Agça, condamné à l’emprisonnement à
perpétuité. Sur son insistance, le président de l'Italie
graciera son agresseur en juin 2000.
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1984 : Il fait son premier
voyage au Canada en tant que pape.
1987 : Il effectue un voyage
au Chili, où il rencontre le général Augusto Pinochet.
1987 : Au cours de son troisième
voyage dans son pays natal, il réitère son soutien
au syndicat Solidarnósc et accorde une audience au général
Jaruzelski.
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1989 : Il reçoit au Vatican
le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev, auprès de
qui il plaide en faveur de la liberté de culte et de
conscience en URSS.
1991 : Il écrit au président
des États-Unis, George Bush père, et à son homologue
irakien, Saddam Hussein, pour qu’ils trouvent une solution
négociée à la crise du Golfe.
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| 1992 : Le pape commence à éprouver
des problèmes de santé et à montrer des signes de fatigue.
Tumeur bénigne à l’intestin (1992), fracture à l’épaule
droite (1993), douleur à la hanche et fracture du col
du fémur droit (1994), appendicectomie (1996) :
il doit être hospitalisé et opéré à plusieurs reprises.
De plus, les symptômes de la maladie de Parkinson se font
de plus en plus évidents. Fidèle à la tradition selon
laquelle le pape est en parfaite santé jusqu’à sa mort,
le Saint-Siège a souvent démenti les rumeurs relatives
à sa santé. |
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1994 : Il multiplie les appels
pour la paix en Bosnie-Herzégovine.
1994 : La revue Time
le sacre homme de l’année.
1995 : Alors qu'il célèbre
ses 75 ans (l'âge auquel les évêques
sont contraints de démissionner), il réitère
sa volonté de rester aux commandes de l'Église.
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« C'est
Dieu qui m'a donné cette mission d'évêque
de Rome [le rôle de pape] et c'est Lui qui me
la reprendra », dit-il.
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| 1995 : Trois millions de fidèles
se réunissent à Manille, aux Philippines, pour assister
à la messe de clôture de la XVe Journée mondiale de la
jeunesse. Cette foule est la plus nombreuse de tout le
pontificat de Jean-Paul II. |
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1996 : Le pape subit une appendicectomie.
1996 : La revue Newsweek
le sacre homme de l’année.
1997 : Jean-Paul II se déplace
dorénavant avec une canne et présente
des difficultés d'élocution. Le Vatican
admet finalement qu'il souffre de la maladie de Parkinson.
1998 : Il devient le premier
pape à se rendre à Cuba, où il rencontre Fidel Castro.
Il plaide notamment en faveur de la liberté des dissidents.
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| 2000 : L'arrivée du nouveau
millénaire lui donne l'occasion de réaliser un
rêve caressé de longue date : celui de mener l'Église
lors du Grand Jubilé célébrant 2000 ans de christianisme.
À cette occasion, il continue de répandre la parole
de Dieu, poursuit le dialogue avec les autres Églises
chrétiennes et les autres religions, et mène une
vaste série d'activités tout au cours de l'année. |
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| 2000 : À la mi-janvier, des
propos de Mgr Karl Leahmann, président des évêques d'Allemagne,
suscitent un débat au sein de l'Église en relançant le
débat sur une éventuelle démission du pape : « Je
fais personnellement confiance au pape pour avoir le courage
et la force de dire, au cas où il aurait le sentiment
de ne plus être capable de diriger l'Église avec responsabilité
: je n'y arrive plus comme cela serait nécessaire. »
Les rumeurs selon lesquelles sa santé chancelante pourrait
l'amener à se retirer dans un monastère polonais pour
finir ses jours circulent. Certains membres du clergé
croient pourtant qu'il devrait céder sa place à un cardinal
plus jeune, ou du moins y réfléchir. |
« Jamais
ce que [Dieu] exige de nous n'est au-dessus de nos forces.
Lui-même nous demande d'avoir la force d'accomplir ce
qu'Il attend de nous », répond Jean-Paul II. |
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2000 : En mars, il demande
publiquement pardon à Dieu pour tous les péchés et crimes
commis depuis l'avènement du christianisme. Quelques
semaines plus tard, il effectue un voyage historique
en Terre sainte, notamment en Israël, où aucun pape
n'est allé depuis plus de 30 ans. Il visite plusieurs
hauts lieux des religions juive, musulmane et chrétienne.
2000 : En mai, il révèle le
troisième secret de Fatima, une prophétie qu'il interprète
comme annonçant l'attentat perpétré contre lui en 1981.
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2000 : Il béatifie
deux de ses prédécesseurs, Jean XXIII
et Pie IX. Dans le cas de ce dernier, la décision
indispose les juifs mais aussi plusieurs catholiques,
à cause de son conservatisme et de certains comportements
jugés par plusieurs comme étant antisémites.
2001 : Lors d'un voyage qui
le mène notamment en Syrie, il devient le premier
pape à pénétrer dans une mosquée, celle des Omeyyades.
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2001 : Dans la foulée des
attentats qui secouent les États-Unis, en septembre,
Jean-Paul II enjoint aux Américains et à la communauté
internationale de ne pas céder à la haine et présente
ses condoléances aux familles des victimes.
2001 : En novembre, le pape
envoie pour la première fois un courriel, adressé au
clergé partout dans le monde, dans lequel il présente
ses excuses pour les sévices sexuels commis par des
membres de l'Église catholique.
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« Nous devons nous assurer
que Dieu n'est jamais l'otage des ambitions humaines »,
déclare-t-il après les attentats du 11
septembre.
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| 2002 : En janvier, quelque
200 représentants de confessions religieuses issus
de tous les continents chrétiens orthodoxes,
protestants, musulmans, juifs, bouddhistes, hindouistes,
sikhs, etc. répondent favorablement à
son invitation et se réunissent à Assise
pour condamner les guerres menées au nom de Dieu
et la violence perpétrée en Son nom. |
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2002 : Les signes de vieillissement,
notamment ses difficultés d'élocution,
se font de plus en plus évidents. Affaibli par
une douleur arthritique au genou, Jean-Paul II est contraint
de renoncer à certaines activités entourant
les festivités de Pâques (par exemple le
chemin de croix du Vendredi saint), dérogeant
ainsi à la tradition. Il célèbre
tout de même la messe pascale, réitérant
son appel à la paix au Proche-Orient.
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2002 : Une visite à
l'étranger le mène notamment en Bulgarie,
où il déclare n'avoir « jamais
cru à la prétendue filière bulgare »
soupçonnée de la tentative d'assassinat
dont il fut victime en 1981.
2002 : À la suite d'accusations
portées contre plusieurs membres du clergé américain,
il rencontre 13 cardinaux américains pour discuter de
la pédophilie au sein du clergé et exprime sa solidarité
envers les victimes. « Il n'y a pas de
place dans le sacerdoce pour ceux qui blessent les enfants »,
déclare-t-il.
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2002 : En juillet, Jean-Paul
II entreprend un périple en Amérique,
qui l'amène notamment dans la métropole
canadienne de Toronto, à l'occasion de la XVIIe
journée mondiale de la jeunesse. Au Mexique,
il canonise Juan Diego Cuauhtlatoatzin, faisant de lui
le premier saint d'origine amérindienne.
2002 : En août, il effectue
son huitième périple dans son pays natal,
la Pologne.
2002 : En novembre, Jean-Paul
II devient le premier pape à s'adresser au Parlement
italien.
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2003 : En juin, il se rend
en Croatie, effectuant ainsi son 100e voyage officiel
à l'extérieur de l'Italie.
2003 : Tryptique de Rome,
la première uvre poétique de Jean-Paul
II à être publiée depuis le début
de son pontificat, entre en librairie.
2003 : En octobre, le pape
célèbre ses 25 ans à la tête
de l'Église catholique.
2004 : Son
pontificat devient le 3e de l'histoire de l'Eglise par
sa durée.
Février 2005 : Le Saint-Père
est hospitalisé d'urgence à deux reprises
au cours du mois pour des problèmes de santé
aigus découlant d'une infection du système
respiratoire. La détérioration de l'état
de santé de Jean-Paul II donne lieu à
des spéculations sur une éventuelle abdication
de ses fonctions papales.
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Publications:
Au cours de son pontificat, Jean-Paul
II a écrit cinq livres: Entrer dans l'espérance
(1994), Don et Mystère: en ce 50 anniversaire
de mon ordination sacerdotale (1996), Triptyque
de Rome (2003), Levez-vous et allons !
(2004), Mémoire et identité (2005).
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| 27 mars 2005 : Pour la première
fois dans l'histoire de son pontificat, Jean-Paul II
ne peut célébrer la messe de Pâques,
ni prononcer les paroles de la traditionnelle bénédiction
urbi et orbi, qui clôt cette fête importante
chez les catholiques. Il fait quelques signes de croix
pour les fidèles rassemblés sur la place
Saint-Pierre.
30 mars 2005 : Le pape Jean-Paul II
apparaît une dernière fois à la
fenêtre de ses appartements pour bénir
les fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre.
Il tente de s'adresser à la foule, mais sa voix
est inaudible.
1er avril 2005 : Les médecins
placent Jean-Paul II sous assistance respiratoire, à
la suite d'un arrêt cardiaque provoqué
par une infection généralisée.
2 avril 2005 : Le Vatican annonce
que l'état du pape est « gravissime ».
Il souffre d'une forte fièvre et perd plusieurs
fois conscience.
2 avril 2005, 21 h 37, heure du Vatican
: Karol Wojtyla, le pape Jean-Paul II, s'éteint
à l'âge de 84 ans, après 26 ans
de pontificat.
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