28 janvier 1986
Il fait beau en Floride en ce dernier mardi de janvier. Des millions d'Américains sont pourtant rivés devant leur télévision pour assister au départ de la navette Challenger, qui s'envole avec 7 astronautes à son bord. Parmi eux, l'enseignante Christa McAuliffe, choisie par la NASA pour devenir la première citoyenne de l'espace.
Les premières secondes du décollage se déroulent sans anicroche, puis, c'est la consternation. Seulement 72 secondes après son envol, la navette explose et ne laisse aucune chance de survie aux membres de l'équipage.
Le rapport de l'accident conclut qu'il a été provoqué par la rupture du joint de l'un des deux propulseurs accolés au réservoir principal d'hydrogène. Selon les experts, la pièce avait souffert des froides conditions climatiques au cours de la nuit précédant le tir.
Ainsi, la rupture progressive du joint a laissé passer une flamme dirigée directement sur le réservoir principal de Challenger, qui fut finalement percé. Son contact avec la grande quantité d'hydrogène liquide a ensuite provoqué l'explosion et la destruction de la navette.
Rapport d'accident de la commission Rogers
1er février 2003

Le dernier décollage de Columbia |
La navette spatiale Columbia revient sur Terre à la suite d'une mission bien remplie de 16 jours dans l'espace. Quelques instants avant 9 h, le centre de contrôle de la NASA en Floride perd le contact avec l'appareil, qui file à une vitesse de 20 000 km/hau dessus de Dallas, au Texas. Des témoins observent alors une longue bande de fumée blanche dans le ciel et des débris commencent à tomber sur Terre. C'est la catastrophe : la navette s'est désintégrée, et ne se posera jamais, comme prévu, en Floride à 9 h 16. C'est la mort pour les 7 astronautes à bord.
Après une longue enquête, il semble qu'on aurait pu encore une fois éviter cette tragédie, et que tous les occupants auraient pu revenir sur Terre en vie, sains et saufs. En effet, la commission d'enquête conclut que l'accident est dû à la collision, lors du décollage, d'un bloc de mousse isolante détaché du réservoir principal avec l'aile gauche. Au moment du retour dans l'atmosphère, la fissure dans l'aile a laissé pénétrer la chaleur dans la structure de la navette et a ainsi causé sa destruction.
Des lacunes organisationnelles ont également été décelées à la NASA, en particulier le fait qu'aucune décision n'ait été prise après que les ingénieurs eurent capté la collision sur les films au moment du décollage et envoyé des notes à cet effet. Deux autres manquements ont été montrés du doigt comme étant des raisons secondaires à l'accident. D'une part, les moyens qu'offrait l'armée de l'air américaine pour vérifier par photographie l'état de l'aile n'ont pas été utilisés; d'autre part, l'agence spatiale n'a pas réagi face à une anomalie qui s'était déjà produite à de nombreuses reprises lors de vols précédents.
Columbia Accident Investigation Board
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