.  Ils ont dit:

Sur l'exclusion de Cuba et la démocratie dans les Amériques:

« Pour faire partie du processus du Sommet des Amériques, un pays doit être dirigé par un gouvernement démocratique. C'est une condition essentielle. »

« L'évolution de la démocratie dans les Amériques au cours des 20 dernières années a entraîné des changements aussi remarquables que ceux qui se sont produits après la chute du mur de Berlin. »
- le premier ministre du Canada, Jean Chrétien

« Ce sommet est une rencontre des démocraties, par les démocraties, pour les démocraties, et uniquement les démocraties. [·] Notre bu t à Québec est de construire un hémisphère de liberté. »
- le président américain, George W. Bush

« Nous savons que la pauvreté, et surtout la pauvreté extrème, constitue un mécanisme terrible d'exclusion de la démocratie. [·] Il faut nécessairement des fonds pour la cohésion sociale afin de faire avancer les plus marginalisés de notre société. Il ne peut y avoir de véritable démocratie dans une société marquée par la pauvreté et l'inégalité comme c'est le cas dans de nombreuses régions d'Amérique latine. »
- le président du Mexique, Vicente Fox

« Qu'est-ce que signifie d'ailleurs la démocratie, dans des pays où la majorité de la population est illettrée et où quelquefois le contexte politique est tel que les gens vont voter sous l'effet de la peur? La démocratie, c'est associer une population à son développement et aux grandes décisions qui vont l'affecter. Ce n'est pas véritablement de cela qu'il est question dans les propos du premier ministre Jean Chrétien. On a l'impression qu'au fond, il y a autre chose [·], une façon de justifier l'exclusion de Cuba de ce Sommet des Amériques»
- Michel Frenette, d'Amnistie internationale

«  Nous avons fait beaucoup d'efforts pour encourager Cuba à améliorer les droits de la personne et à respecter le pluralisme politique et, franchement, peu de progrès ont été réalisés. J'espère qu'éventuellement ils feront partie de cette grande famille. »
- John Manley, ministre des Affaires étrangères du Canada


Sur la pauvreté:

« Notre région continue d'être l'une des plus inéquitables au monde: 220 millions de latino-Américains vivent dans la pauvreté. »
- le président du Mexique, Vicente Fox

« Nos sociétés exigent une réponse claire de leurs dirigeants, une réponse qui, tout en leur assurant un bien-être social à long terme, tienne compte de leurs besoins élémentaires de survie. »
- le président de la Colombie, Andrés Pastrana

« Ce n'est pas simplement que nous n'avons pas avancé: nous avons reculé. Aujourd'hui, il y a plus de pauvreté qu'hier. Aujourd'hui, il y a plus d'enfants à la rue qu'hier. »
- le président du Venezuela, Hugo Chavez

« Le libre-échange est un instrument efficace pour apporter le mieux-être aux populations les plus démunies. Le libre-échange renforce l'habitude de la liberté. »
- le président américain, George W. Bush


Sur la Zone de libre-échange des Amériques:

« Les bénéfices advenant du libre-échange doivent être partagés de forme égalitaire entre tous les participants, afin que l'ouverture soit réciproque et mêne à une atténuation et non à une aggravation des asymétries dans notre région. [·] Autrement, [la ZLEA] serait inutile et, dans la pire des hypothèses, indésirable. »
- Fernando Henrique Cardoso, président du Brésil

« C'est l'expression d'une puissance considérable de l'économie américaine qui existe depuis de longues années. Les États-Unis veulent abaisser toutes les barrières douanières [·], ce qui correspond aux intérêts de l'économie américaine. »
- Hubert Védrine, ministre des Affaires étrangères de la France


« En dehors du Brésil, le Mexique est l'unique pays qui paraît avoir des doutes sur la ZLEA, car il perdrait son statut préférentiel sur le marché des États-Unis »
- Sidney Weintraub, économiste, dans un rapport ˆ l'intention du Centre d'Études Stratégiques Internationales (CSIS) de Washington


Sur la souveraineté dans le cadre d'une intégration économique continentale:

« Un peuple de sept millions d'habitants, contrairement ˆ l'Uruguay avec ses trois millions d'habitants, n'a malheureusement pas sa place au Sommet. Je suis convaincu qu'il y a de l'avenir pour les petits pays et que l'on dit beaucoup de sornettes quand on prétend qu'il est dépassé, arriéré et folklorique pour une petite nation de vouloir à la fois préserver son autonomie, sa culture et de faire partie de plus grands ensembles économiques. »
- Joseph Facal, ministre québécois des Relations intergouvernementales canadiennes, originaire de l'Uruguay


Sur le secret entourant les négociations:

« Si on a fait un pas significatif à l'égard de la transparence et de la société civile, on ne dit rien par contre du rôle des institutions parlementaires [·] Si rien n'est fait, on va avoir des chefs d'ƒtat qui se comportent comme des monarques élus alors que les parlementaires ne seront pas mis dans le coup. La démocratie représentative, ça ne veut pas dire qu'on donne un chèque en blanc, mais que le gouvernement élu doit rendre des comptes devant les parlementaires. »
- Jean-Pierre Charbonneau, président de l'Assemblée nationale du Québec

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À NE PAS MANQUER
- Dossier/Mondialisation
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Sur les casseurs:

« C'est dommage qu'en quelques minutes ces gens-là, qui ont cédé à la provocation, fassent reculer les objectifs. »
- Robert Jasmin, porte-parole de l'Association québécoise pour la taxation des transactions financières pour l'aide aux citoyens (ATTAC)

« Ça, ce n'est pas la démocratie, mon ami, c'est l'anarchie! »
- Hugh Stewart, agent de la GRC, en regardant les manifestants bardés de noir se rapprocher du périmètre de sécurité protégeant le Sommet
(l'agent Stewart est celui que les opposants à la mondialisation avaient surnommé Sergeant Pepper après qu'il eut utilisé du poivre de Cayenne lors d'une manifestation tenue en 1997, à Vancouver, à l'occasion du sommet de l'APEC)

« Le droit de manifester et de protester paisiblement est un droit fondamental. Mais la violence et la provocation sont inacceptables en démocratie. [·] Ce type de comportement que nous avons vu cet après-midi par un petit groupe d'extrémistes est contraire à tous les principes démocratiques qui nous sont chers. »
- le premier ministre du Canada, Jean Chrétien

Sur les mesures de sécurité:

« Voilà comment les gouvernements qui veulent tromper le monde en se disant défenseurs des droits de la personne traitent leurs propres peuples. Voilà comment ils prétendent décharger leurs consciences pour les millions d'enfants, de femmes, d'adultes et de vieillards qui, ne pouvant se sauver, meurent chaque année à cause des maladies et de la faim dans le monde. Mais ils ne pourront pas soutenir l'ordre injuste qu'ils ont imposé a l'humanité. »
- Fidel Castro, dirigeant de Cuba

« On ne sait pas ce qui va arriver. Après Seattle et après ce qui est arrivé dans la république tchèque, on ne peut pas prendre de chance. [·] Ils ont le droit de protester et nous avons l'obligation de protéger les leaders. »
- le premier ministre du Canada, Jean Chrétien

« Parfois, je me dis que je mérite peut-ètre cela. Je paie pour que ce j'ai fait dans le passé... »
- le premier ministre du Canada, Jean Chrétien (en référence aux manifestations qu'il a déjà organisées à Québec lorsqu'il était étudiant)

« Ils n'ont pas â venir jusqu'au lobby [des salles de réunion] Je veux protéger vos vies. »
- Le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, aux journalistes


« Il a été décidé de construire un véritable mur de la honte.»

« Même si nous avons un béton, nous aurons devant nous un fusil. Si nous utilisons un fusil, nous aurons devant nous une mitraillette et, si nous utilisons des mitraillettes, nous aurons devant nous un bombardier
. »
- José Bové, président de la Confédération paysanne française (en référence au périmètre de sécurité établi pour le Sommet)

« Les seuls gagnants de ce jugement, ce ne sont pas les autorités mais les casseurs. »
- Marc Tremblay, avocat, qui a perdu son recours visant à faire démanteler le périmètre de sécurité pour tenir à l'écart les manifestants de la zone où se tiendra le Sommet des Amériques


Sur les arrestations:

« Ça faisait quatre mois qu'ils enquêtaient, alors pourquoi les avoir arrêtés juste avant le Sommet, sinon pour décourager les gens de participer à nos manifestations? Tout ça, c'est pour faire peur aux gens. C'est arrangé avec le gars des vues. »
- Ian Renaud-Lauzé, de l'organisation militante CASA, Comité d'accueil du Sommet des Amériques (en référence aux arrestation de sept suspects mardi et mercredi)


Sur la guerre de banderoles entre Québec et Ottawa:

« C'est le gouvernement du Québec qui a des permis pour ces poteaux. On ne donne pas deux permis pour le même site. Le Québec avait tous les permis. C'est à peu près ce que j'ai vu de plus bas dans les guerres de drapeaux au Canada. J'ai pensé que c'était un gag. ça ne se peut pas, même un gouvernement de crétins ne ferait pas ça. »
- le maire de Québec, Jean-Paul L'Allier (en référence à la cinquantaine de banderoles de bienvenue installées par le gouvernement québécois, puis remplacées par les banderoles officielles du Sommet)