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| Culture, développement
et environnement |
La mondialisation des marchés suscite des craintes particulièrement
vives en ce qui concerne la préservation des identités
culturelles et linguistiques, et de l'environnement.
La diversité des langues et des cultures
constitue le patrimoine mondial, et dans ce domaine, on peut dire
que la communauté internationale poursuit deux objectifs
dont la compatibilité n'est pas assurée.
D'une part, elle cherche à assurer
la libre commercialisation des produits culturels et audiovisuels.
D'autre part, elle veut préserver la diversité culturelle
et l'épanouissement des productions nationales.
Mais l'omniprésence de l'anglais comme
langue de l'économie et, de plus en plus, comme langue du
savoir - Internet est là pour en témoigner - lui confère
un pouvoir d'attraction dont les effets se font sentir sur toute
la planète. La diffusion des émissions de télévision
et des films américains véhicule par ailleurs un modèle
de pensée unique.
Dans cette perspective, la libéralisation
du commerce des produits culturels et audiovisuels ne viendrait
que renforcer la tendance à l'homogénéisation
des cultures et à la convergence des modes de vie. Comme
Catherine Lalumière et Jean-Pierre Landeau l'écrivent
dans leur Rapport sur les négociations commerciales multilatérales
présenté au gouvernement de la France, « il
existe de bonnes raisons de penser que le jeu normal de la concurrence
ne conduit pas, en la matière, au maintien de la diversité
des cultures ».
Pour certains opposants, la mondialisation
n'est qu'un terme qui sert à masquer la réalité
d'un phénomène : l'impérialisme de la culture
américaine.
Par ailleurs, le développement de l'économie
peut-il se conjuguer avec la protection de l'environnement? La question
est complexe et divise les spécialistes.
Dans la documentation sur la mondialisation
de l'économie, on tient de plus en plus compte du facteur
environnemental. Dans les faits, par contre, les enjeux sont différents.
Ainsi, les États-Unis viennent de résilier le protocole
de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre,
sous prétexte qu'il ne répond pas à leurs intérêts
économiques.
Sous la pression des revendications de la
population, les pays développés se sont dotés,
au fil des ans, de mesures visant à protéger l'environnement.
Or, la situation est différente dans les pays émergents
et les pays en voie de développement, qui cherchent toujours
à s'affirmer sur la scène économique mondiale.
C'est pourquoi la tentation est forte, pour les firmes multinationales,
de s'affranchir des normes environnementales des pays développés
en déménageant leurs activités dans ces pays.
De plus, la croissance économique est
considérée comme un facteur de progrès. Mais
les ressources de la planète ne sont pas illimitées.
Par exemple, les experts estiment que nous aurons épuisé
les réserves de pétrole au cours des 50 à 100
prochaines années. Il y a donc fort à parier que les
préoccupations environnementales seront de plus en plus importantes
au fur et à mesure que les effets de la pollution se feront
sentir : effet de serre et changements climatiques, diminution de
la biodiversité, déforestation, etc.

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Poteries d'Afghanistan
Plusieurs pensent que la mondialisation
n’est qu’un terme qui sert à masquer
la réalité d'un phénomène :
l’impérialisme de la culture américaine.
Écoutez une entrevue
avec Pierre Marc Johnson,
président du Comité
consultatif sur les effets environnementaux du commerce
(Point de presse, 8 avril 2001)
« Il
ne peut y avoir de croissance infinie dans un monde
fini. »
Fédéric F. Clairmont,
économiste, cité dans Le Monde diplomatique
Puits de pétrole
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