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La
mondialisation est un phénomène qui se manifeste dans
plusieurs champs de l'activité humaine.
Sur le plan de l'économie et de la finance
La mondialisation est caractérisée par l'intensification
des échanges commerciaux et financiers à l'échelle
planétaire. Ainsi, au cours des 45 dernières
années, la valeur du commerce mondial a été
multipliée par 15, atteignant plus de 6000 milliards
de dollars américains en 1995. Le volume quotidien des transactions
sur les marchés de change est passé de 15 milliards
de dollars américains en 1973 à 1200 milliards
en 1995. Et le volume des échanges internationaux augmente
deux fois plus rapidement que le volume de production mondiale..
En plus de cette intégration croissante des
marchés et des places boursières, on assiste, au cours
des années 1980, à l'émergence de grandes firmes
multinationales telles que Nestlé, ABB, Electrolux,
Nike, Disney et Gap. Elles se distinguent par leur présence
sur les principaux marchés financiers et par la gestion unifiée
de leurs activités commerciales, industrielles et financières.
Ces multinationales ont multiplié les alliances et les fusions
dans certains secteurs de l'économie comme l'électronique,
les télécommunications et l'aéronautique.
Les accords de libre-échange régionaux,
tels que l'ALENA,
le Mercosur
et l'APEC,
se sont également multipliés au cours des dernières
années. Ces accords sont caractéristiques du processus
de mondialisation dans la mesure où ils élargissent
les espaces de commerce libéralisé.
Sur le plan de la politique nationale et internationale
Les années 1990 consacrent le triomphe de la pensée
libérale et de l'économie de marché. Plusieurs
pays de l'ancien bloc communiste adoptent le capitalisme après
la chute du mur de Berlin. Sur le plan des relations internationales,
c'est la fin de la guerre froide et du système bipolaire.
À l'échelle nationale, les gouvernements des pays
industrialisés procèdent à des privatisations
massives dans le secteur public. C'est le démantèlement
des États-providence.
Sur le plan des technologies de l’information et de la
communication
La mondialisation est due en grande partie à la révolution
dans les technologies de l'information et de la communication. C'est
pourquoi certains auteurs préfèrent parler d'une « économie
mondiale du savoir ». Les satellites, la câblodistribution,
Internet… Les nouveaux moyens de communication rendent possible
l'échange très rapide d'informations et permettent
ainsi la coordination de diverses activités économiques
à des distances très grandes. Ils favorisent également
l'intensification des mouvements de capitaux sur les marchés
boursiers du monde entier.
Sur le plan social et culturel
La mondialisation se distingue également par l'expression
d'une « culture mondiale », en général
calquée sur le modèle américain. Cette culture
est véhiculée par le cinéma hollywoodien, mais
aussi par des marques de commerce comme Coke et Nike. C'est pourquoi
on parle d'une convergence des modes de vie à l'échelle
de la planète. Dans la revue Sciences Humaines,
Alfredo Valladao affirme que « la culture de masse mondialisée
se nourrit et dépend des cultures locales autant qu'elle
les influence. “Penser globalement, agir localement”
est la devise du processus de fabrication de culture universelle
dont le principal centre se trouve sur le territoire américain. »

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Bourse de New York
« Il
y a tout lieu de croire que la vague actuelle de mondialisation
sera considérée un jour ou l'autre comme
une période riche en occasions, qui sera finalement
bénéfique dans tous les domaines. »
— Horst Siebert et
Henning Klodt, Kiel Institute of World Economics

Les multinationales contrôlent
la grande partie du commerce international des produits
de base : 90 % du blé, café, maïs,
bois, tabac, jute et minerai de fer; 85 % du cuivre
et de la bauxite; 80 % du thé et de l’étain;
75 % des bananes, du caoutchouc naturel et du pétrole
brut.
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