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Accueil Les mines antipersonnel dans le monde « Ma
jambe était une viande comme à la boucherie. Il y avait
du sang qui jaillissait de partout. J'avais marché dessus. »
Les 3 et 4 décembre 1997, plus d'une centaine de pays se retrouvaient à Ottawa pour signer le Traité d'interdiction des mines antipersonnel. Cet événement était l'aboutissement d'une campagne de sensibilisation qui aura duré plus de cinq ans. Six organisations non gouvernementales (ONG) étaient à l'origine de la Campagne internationale pour l'interdiction des mines. Trente-quatre millions de mines ont été détruites dans le monde depuis l'adoption du Traité d'interdiction des mines antipersonnel Depuis, onze autres pays ont signé le traité. Au cinquième anniversaire de son adoption, Ottawa annonce l'injection de 72 millions de dollars dans le Fonds canadien contre les mines antipersonnel. Depuis l'adoption du traité, des dizaines de millions de mines ont été détruites dans le monde... un progrès marqué. Cependant, certaines des plus grandes puissances militaires dans le monde refusent toujours d'y adhérer, ce qui limite beaucoup l'efficacité de la démarche.
La Chine, à elle seule, possède près de la moitié des stocks mondiaux de ces engins de mort.
Environ 600 000 personnes ont été mutilées depuis 20 ans par une mine terrestre. Les pays les plus lourdement touchés sont l'Afghanistan, l'Angola, le Cambodge, l'Irak et le Laos.
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