Introduction

L'enfant du peuple

L'homme engagé
dans la lutte ouvrière

Lula président
1,
2

Hyperliens

 

Il a dit :

« Je ne suis pas le résultat d'un scrutin. Je suis le fruit d'une histoire. Je suis en train de concrétiser le rêve de générations et de générations qui, avant moi, ont essayé sans réussir. »
(le jour de son investiture)

« Il nous faut vaincre la faim, la misère et l'exclusion sociale. Notre guerre n'est pas faite pour tuer qui que ce soit : elle est faite pour sauver des vies. »
 (le jour du lancement
du programme Faim zéro)

« Il n'est pas possible de continuer un ordre économique mondial où peu de gens peuvent manger cinq fois par jour et où beaucoup de gens passent cinq jours sans manger sur notre planète Terre. »
(à Porto Alegre)

« Nous sommes pauvres. Une partie de la faute revient aux pays riches. Mais une partie de la faute revient aussi aux élites du continent sud-américain, qui ont gouverné comme des vassaux, qui ont gouverné ce pays en subalternes, avec les pratiques de corruption les plus insensées. »
(à Porto Alegre)

 

Journaliste :
Anne Bergerot


Design et intégration :
Etienne Bienvenu

Le 27 octobre 2002, les Brésiliens ont élu à la présidence un homme de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, affectueusement surnommé « Lula », lors du second tour des élections. Président d'honneur du Parti des travailleurs, il s'est imposé sans mal avec 61,3 % des suffrages et 53 millions de voix. Son adversaire social-démocrate, José Serra, l'ex-ministre de la Santé, n'a réuni que 38,7 % des suffrages.

 

Jose Serra

L'élection démocratique de « Lula » a été perçue comme un double triomphe : celui des classes pauvres du Brésil, dont il est issu, mais aussi celui de la gauche sud-américaine, plutôt en berne depuis le coup d'État du général Pinochet au Chili en 1973, à peine trois ans après la victoire du socialiste Salvador Allende.
Longtemps syndicaliste et promoteur de la lutte contre la dictature, premier président brésilien issu de la gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, avec son programme social, draine les espoirs des pauvres du pays, mais aussi du Tiers-Monde et des altermondialistes.



Pour l'instant, plus d'un quart des 172 millions de Brésiliens vivent dans la pauvreté. Changer leurs conditions de vie reste la priorité du président, lui-même un enfant du peuple qui n'a jamais fréquenté l'université et ne parle aucune langue étrangère.

 

 

« Parce que toute l'Amérique latine nous regarde,
et parce que nous portons l'espérance de tous les Latino-Américains, nous n'avons pas le droit d'échouer! »
,
a-t-il déclaré.

 

 

Le Brésil en quelques chiffres

République fédérale du Brésil : 26 États
Capitale : Brasilia
Population en 2001 : 172 millions d'habitants
Taux de fécondité : 2,2 enfants
Espérance de vie : 68,3 ans
Analphabétisme : 14,4 %
Superficie : 8 511 965 km2
Langue : portugais
Monnaie : real
Croissance en 2001 : 1,2 %
En 2001, 1,6 million de Brésiliens détenaient autant de richesses que les 80 millions les plus pauvres.
La moitié des terres cultivables est détenue par 3 % des propriétaires terriens.