Introduction
L'enfant du peuple
L'homme engagé
dans la lutte ouvrière
Lula président
1, 2
Hyperliens
Il a dit :
« Je ne suis pas le résultat
d'un scrutin. Je suis le fruit d'une histoire. Je suis en train de concrétiser
le rêve de générations et de générations
qui, avant moi, ont essayé sans réussir. »
(le jour de son investiture)
« Il nous faut vaincre la faim, la misère et l'exclusion
sociale. Notre guerre n'est pas faite pour tuer qui que ce soit :
elle est faite pour sauver des vies. »
(le jour du lancement
du programme Faim zéro)
« Il n'est pas possible de continuer un ordre économique
mondial où peu de gens peuvent manger cinq fois par jour et où
beaucoup de gens passent cinq jours sans manger sur notre planète
Terre. »
(à Porto Alegre)
« Nous sommes pauvres. Une partie de la faute revient aux
pays riches. Mais une partie de la faute revient aussi aux élites
du continent sud-américain, qui ont gouverné comme des
vassaux, qui ont gouverné ce pays en subalternes, avec les pratiques
de corruption les plus insensées. »
(à Porto Alegre)
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L'enfant du
peuple
Luiz
Inacio Lula da Silva a connu une enfance démunie : il est
un enfant du peuple, d'où sa popularité. Même parvenu
au sommet du pouvoir, il n'a pas oublié les conditions de vie d'un
grand nombre de Brésiliens délaissés, et s'est donné
pour mission d'améliorer leur existence.
Une petite enfance défavorisée
Il naît le 27 octobre 1945 à Garanhuns,
dans l'État pauvre de Pernambuco du Nordeste brésilien.
Il est l'enfant d'Aristides Inacio da Silva et d'Euridice Ferreira de
Mello. Il grandit dans une famille de huit enfants.
En
décembre 1952, la famille de Lula part vers le littoral de l'État
de Sao Paulo, plus industriel, voyageant pendant 13 jours dans un camion
« pau de arara », ces véhicules qui transportent
les migrants du nord-est vers le sud du pays. Elle s'installe à
Vicente de Carvalho, quartier pauvre de Guaruja. Luiz Inacio Lula da Silva
y apprend à lire et à écrire au groupe scolaire Marcilio
Dias. Sa formation est assez brève : trois années d'école
primaire. 
Puis, en 1956, la famille part à Sao Paulo,
vivant dans une seule pièce, derrière un bar, dans le quartier
Ipiranga. À 12 ans, Lula trouve son premier emploi dans une blanchisserie.
Il est aussi cireur de chaussures et messager d'entreprise. Il doit travailler
pour subvenir à ses besoins, et il arrête d'aller à
l'école.
« Moi à qui l'on
a si souvent reproché de ne pas posséder de diplôme
universitaire, je reçois pour premier diplôme celui de président
de la République de mon pays », a-t-il déclaré
le soir de son élection, avant de pleurer de joie.
Très tôt au travail
Le
parcours du nouveau président du Brésil est très
représentatif de celui des enfants pauvres du Brésil. Le
jeune Luiz commence à réellement travailler à 14
ans, dans les Entrepôts généraux Columbia, où
il obtient sa première carte de travailleur. Malgré son
jeune âge, il connaît comme les autres le travail de nuit.
Il perd un doigt dans un accident du travail.
Il est ensuite transféré vers la fabrique de Vis Marte.
Il obtient une place dans le cours d'ouvrier tourneur mécanicien
du Semai, le Service national de l'industrie. Après trois années
de cours, Lula devient métallurgiste.
En
1964, le pays bascule dans la dictature pour plus de 20 ans : les
généraux s'emparent du pouvoir par un coup d'État
militaire. Les partis politiques sont bannis, les opposants torturés
ou emprisonnés, les syndicats et la réforme agraire sont
dissous car jugés trop « communistes ». La
crise qui suit le coup d'État oblige Lula à changer d'emploi.
Il
passe dans de nombreuses usines avant de s'établir à Sao
Bernardo do Campo, dans le bassin métallurgique de l'« ABC
Paulista », où il travaille aux usines Villares, une
des principales industries métallurgiques du pays.
Là, il prend contact avec les mouvements syndicaux alors clandestins,
grâce à son frère, José Ferreira da Silva,
surnommé Frei Chico à cause de ses fonctions religieuses.

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