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Dernière
mise à jour : novembre 2003
Paul
Martin, nouveau chef du Parti libéral
du Canada (PLC). Avec
près de 94 % des voix des 3450
délégués libéraux
qui ont exercé leur droit de vote,
l'ancien ministre des Finances a officiellement
été proclamé chef du
parti, vendredi le 14 novembre 2003, lors
du congrès à la direction
du PLC.
Un moment qu'il attendait
depuis 13 ans, et qui devrait mettre fin
à sa vieille rivalité avec
Jean Chrétien.
Et quand deviendra-t-il premier
ministre du pays? Jean Chrétien a
annoncé que la passation des pouvoirs
s'effectuera le 12 décembre. M. Chrétien
demeure donc à son poste pour la
réunion des pays du Commonwealth,
au Nigéria, prévu pour le
début du mois décembre. Il
quittera ses fonctions à son retour.
M. Chrétien, qui aura 70 ans le 11
janvier, avait d'abord annoncé qu'il
quitterait son poste en février prochain,
avant de mentionner, à quelques reprises,
que son départ pourrait survenir
plus tôt.
À
compter du 19 novembre, Paul Martin aura
accès aux hauts fonctionnaires du
Conseil privé et au matériel
de transition préparé pour
lui par la fonction publique.
Fin prêt à prendre les rennes
du pouvoir, le nouveau chef libéral
a d'ailleurs déjà promis un
poste de premier plan au ministre Ralph
Goodale, afin de contrer le sentiment d'aliénation
de l'Ouest canadien. Il a aussi promis,
une fois de plus, que son gouvernement n'empiéterait
pas sur les champs de compétence
des provinces, même s'il projette
de verser plus d'argent aux grandes villes
du pays.
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À
la mi-septembre 2003, Paul Martin
a obtenu l'appui de 91 %
des quelque 1000 délégués
choisis par les membres du Parti
libéral en prévision
du congrès du 15 novembre.
Son unique adversaire, Sheila
Copps, a recueilli les 9 %
restants. Or, les délégués
étaient tenus de respecter
leur engagement lors du vote
de Toronto.
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Un dernier hommage à Jean Chrétien
Le
14 novembre, près de 10 000
personnes ont rendu un vibrant hommage au
chef sortant, Jean Chrétien, qui
dirige le parti depuis 13 ans. Dans son
discours d'adieu, M. Chrétien a insisté
sur la réduction des déficits
publics, a évoqué l'importance
de garder un pays uni et a défendu
sa décision de ne pas se joindre
à la coalition menée par les
États-Unis dans la guerre contre
l'Irak.
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Il
a dit...
« Nous
sommes en très bonne
position pour gagner un 4e gouvernement
libéral consécutif ».
« Le
reste du monde voit en nous
un phare. Nous devons montrer
au monde qu'il est possible
de vivre en harmonie. »
« Je
passe le flambeau de notre parti
à un nouveau chef, à
un grand libéral. Paul
Martin aura besoin de notre
appui. Et je peux lui donner
l'assurance qu'il a mon appui. »
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La mort d'une trentaine
de projets de loi
Dès l'ouverture du congrès,
M. Chrétien a annoncé qu'il
mettait fin aux travaux parlementaires,
ce qui signifie la mort d'une trentaine
de projets de loi. Bien que le couronnement
de Paul Martin ne fasse aucun doute, les
proches de l'ex-ministre des Finances jugent
qu'ils auraient dû être consultés
pour établir le calendrier parlementaire.
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La prorogation
de la session implique la mort
au feuilleton de deux projets
de loi auxquels tenait particulièrement
Jean Chrétien :
1- le projet
de loi créant le poste
de commissaire à l'éthique
pour surveiller les conflits
d'intérêts chez
les parlementaires;
2- le projet
de loi visant la création
de sept nouvelles circonscriptions
électorales dans les
provinces de l'Ouest et en Ontario.
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