Qu'est-ce que le réchauffement planétaire?
Au Canada
Le Canada est le plus grand consommateur d'énergie
par habitant du monde et le deuxième producteur de gaz
à effet de serre, toujours par habitant. En 1995, il
produisait 2 % des émissions mondiales de gaz à
effet de serre même si les quelque 29 millions de
Canadiens ne représentent que 0,5 % de la population
mondiale. Les Canadiens consomment autant d'énergie que
tout le continent africain, qui compte quelque 700 millions
d'habitants.
Toujours en 1995, environ 54 des émissions de
gaz à effet de serre étaient dues à la
combustion de combustibles fossiles pour la production d'électricité
ainsi qu'à des fins industrielles et 27 % de ces
émissions étaient attribuables au secteur des
transports. En 1995, le dioxyde de carbone représentait
81 % des émissions.

Source : L'abc du réchauffement planétaire
-
Émissions canadiennes de gaz à effet de serre
en 1995
Il faut dire que certains facteurs conditionnent la consommation
d'énergie au Canada :
- Un immense territoire La grande superficie du territoire
canadien implique de longues distances à parcourir.
Cela peut servir à expliquer le fait que, au Canada,
le secteur des transports produit à lui seul un tiers
des émissions de dioxyde de carbone et d'oxyde nitreux.
- Un climat rigoureux La rigueur des hivers canadiens
implique qu'on doive chauffer les bâtiments une bonne
partie de l'année. De plus, les courtes journées
d'hiver nous obligent à consommer davantage d'électricité,
notamment pour nous éclairer.
- L'infrastructure économique : La majeure partie
des émissions de gaz à effet de serre du Canada
sont d'origine industrielle. Le Canada est le premier producteur
par tête de nickel, cuivre, potasse, gypse, uranium,
zinc, bois industriel, bois de sciage et papier journal. Il
est au second rang mondial pour l'aluminium, le plomb, le
blé et l'avoine.
L'inondation
de 1996 au Saguenay et le verglas de 1998 dans le sud du Québec
sont des exemples d'événements climatiques extrêmes
que le réchauffement planétaire pourrait provoquer.
Au cours des années 1980 et 1990,
une surface deux fois plus importante de la zone boréale
du Canada a été touchée par des feux de
forêts, des insectes et des maladies.
À Calgary, la fréquence moyenne
des grosses tempêtes de grêle (grêlon de plus
de 20 mm) est passée d'une tous les quatre ans dans
les années 1980 à deux par an dans les années
1990.
Au cours des années 1990, on a
observé pour la première fois la présence
de la tordeuse des bourgeons de l'épinette dans les régions
forestières du Nord.
Certaines études
indiquent que, si les émissions de CO2 rejetées
dans l'atmosphère doublaient, le débit
moyen annuel du fleuve Saint-Laurent pourrait diminuer de
40 % à Montréal et de 30 % à Québec.
Une telle situation conduirait à l'assèchement
des terres humides, ce qui aurait un effet catastrophique sur
les espèces fauniques et floristiques vivant en bordure.
Enfin, les Grands Lacs pourraient perdre
15 % de leurs ressources nettes en eau et leur niveau d'eau
pourrait diminuer de 30 à 80 cm. La saison de navigation
pourrait être plus longue mais, étant donné
le niveau d'eau, les coûts liés à la navigation
augmenteraient.