Qu'est-ce que le réchauffement planétaire?
Les conséquences
1.
Environnement
Le réchauffement climatique constaté depuis un
siècle serait à l'origine de la dilatation thermique
des masses d'eau de mer et de la fonte des calottes glaciaires
polaires et alpines. Ainsi, depuis la fin des années
1960, la couverture mondiale neigeuse aurait diminué
de 10 % et, dans une grande moitié de l'hémisphère
Nord, les vagues de froid hivernales dureraient deux semaines
de moins qu'il y a 100 ans. À certains endroits,
les glaciers du Groenland ont perdu 10 mètres d'épaisseur.
Le niveau des océans s'est élevé de 10
à 25 centimètres au cours des 100 dernières
années.
On
estime que le niveau de la mer devrait monter de 30 à
50 centimètres au cours des 50 prochaines années.
La prévision la plus modérée indique qu'une
élévation du niveau de la mer d'à peine
30 centimètres forcerait des millions de gens qui
vivent au niveau de la mer (ou presque) à s'installer
ailleurs. Leurs foyers et leurs terres seraient en effet inondés
et l'infiltration d'eau de mer aurait pour effet de saliniser
les terres agricoles, les rendant stériles. Les zones
des marées, une composante des écosystèmes
marins, seraient perturbées par l'élévation
du niveau de la mer, ce qui entraînerait une réduction
supplémentaire des réserves de poissons des eaux
côtières et des océans.
Certaines
prévisions indiquent que, pour chaque augmentation de
1 degré Celsius, on peut s'attendre à une
augmentation de 2 % des précipitations moyennes.
Ces précipitations ne seraient toutefois pas également
réparties : certaines régions deviendraient
plus chaudes et plus humides alors que d'autres deviendraient
plus chaudes et plus sèches. Ainsi, on pourrait assister
à l'extension de la zone des moussons dans certaines
régions et à l'augmentation de la sécheresse
dans les zones tropicales sèches. Par ailleurs, les forêts
tempérées seront menacées par des risques
d'incendie plus élevés. Les espèces végétales
et animales seront évidemment touchées par de
tels bouleversements climatiques, qui entraîneraient des
migrations.
2. Santé
Les situations climatiques extrêmes, comme les vagues
de chaleur estivale, risquent de causer un stress aux habitants
des zones urbaines qui n'ont pas les moyens de quitter la ville.
Par ailleurs, l'augmentation de la température pourrait
causer une dégradation de la qualité de l'air
et l'augmentation du smog urbain. Sans compter la prolifération
des pollens, poussières et autres particules qui pourrait
provoquer ou aggraver les problèmes d'allergies et d'asthme.
On peut également s'attendre à ce que le réchauffement
des températures cause une extension du territoire et
une augmentation du nombre d'insectes porteurs de maladies telles
que la malaria, la dengue et plusieurs sortes d'encéphalites
virales. Certains animaux porteurs de maladies dangereuses,
comme les rongeurs et les chauves-souris, pourraient aussi étendre
leur territoire et devenir plus nombreux.
« Tous les
aspects de la santé humaine dépendent
au bout du compte de l'état de la biosphère.
Les scientifiques prévoient que le changement
climatique aura des effets majeurs et irréversibles
sur l'environnement, ce qui aura, dans les décennies
à venir, des conséquences sur la santé
et le bien-être des gens. »
- Déclaration
des médecins sur le changement climatique signée
par plus de 50 organisations représentant des
professionnels de la santé de tout le Canada.
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3. Économie
Le
Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution
du climat (GIEC) prévient que le coût des dégâts
imputables au changement climatique pourrait égaler un
à deux pour cent du PIB dans les pays développés
et quatre à huit pour cent dans les pays en développement.
Ce coût découlera du déclin de la productivité
dans les domaines de l'agriculture, de la foresterie et des
pêches, ainsi que de la réduction des apports d'eau.
Les gouvernements devront par ailleurs investir des sommes plus
importantes dans la protection du littoral, la protection contre
les inondations, l'infrastructure et les soins de santé.
Le
secteur des assurances est particulièrement inquiet des
conséquences du réchauffement climatique. À
l'échelle mondiale, on estime que les pertes annuelles
imputables à des catastrophes naturelles sont passées
d'environ un milliard de dollars par an au cours des années
1960 à plus de 40 milliards par an au cours des
années 1990.
Même si certains associent la réduction des émissions
de gaz à effet de serre à une baisse de l'activité
économique, d'autres y voient au contraire une opportunité
d'affaires. On peut en effet présumer que les mesures
que nous devrons prendre pour freiner les changements climatiques
impliqueront le développement de nouvelles technologies
à haute performance énergétique. En 1997,
plus de 2800 économistes nord-américains,
dont 300 Canadiens, ont signé une déclaration
reconnaissant que les avantages des mesures prises pour réduire
les émissions polluantes sont bien supérieurs
à leurs coûts. Par exemple, des économistes
estiment à 8 milliards de dollars sur 20 ans
les économies de soins de santé qui résulteraient
d'une amélioration de la qualité de l'air.


