Protocole de Montréal (1987)
En
1985, la découverte d'un « trou »
dans la couche d'ozone, au-dessus de l'Antarctique, sème
l'émoi au sein de la communauté internationale.
La même année, la convention de Vienne reconnaît
officiellement, pour la première fois, l'effet néfaste
de certaines substances, en particulier les chlorofluorocarbures
(CFC), sur la couche d'ozone qui protège la Terre des
rayons ultraviolets du Soleil. Cette convention donne naissance
en 1987 au protocole de Montréal.
Le protocole de Montréal est un accord international
qui vise à éliminer les substances destructrices
de l'ozone, dont les CFC. Entré en vigueur le 1er janvier
1989, il exigeait des pays signataires de ramener leur production
et leur consommation de CFC aux niveaux de 1986 pour le 1er juillet
1989. Le protocole prévoyait ensuite une réduction
de 20 % pour 1993, et l'atteinte des niveaux correspondant
à 50 % de ceux de 1986 pour 1998.
Les dispositions du protocole ont été considérablement
renforcées à l'occasion de quatre assemblées :
en 1989 (Helsinki, Finlande), en 1990 (Londres, Angleterre),
en 1991 (Nairobi, Kenya) et en 1992 (Copenhague, Danemark).
Ces mesures plus sévères exigaient une élimination
totale des CFC, des halons et autres composés destructeurs
de la couche d'ozone pour 2000. En 1997, 162 pays ont signé
le protocole, contre seulement 24 en 1987.
Malgré
le protocole de Montréal, le trou se reforme chaque printemps
au-dessus des deux pôles : 20 % et 30 %
de perte d'ozone en Arctique et plus de 50 % en Antarctique.
Toutefois, il semble que la reconstitution totale de la couche
d'ozone puisse être envisagée d'ici 2050, si le
protocole de Montréal est entièrement respecté.
Depuis 1979, la couche d'ozone
stratosphérique s'est amincie au-dessus de toute
la surface du globe, de
4 % à 6 % par décennie aux latitudes
moyennes et de 10 % à 12 % par décennie
aux hautes latitudes méridionales. L'appauvrissement
de l'ozone stratosphérique entraîne une
augmentation des rayons ultraviolets qui atteignent
la surface de la Terre. On sait qu'un niveau élevé
de rayons UV ralentit la croissance des plantes et peut
causer des cancers de la peau, des cataractes et des
dommages au système immunitaire de l'homme et
des animaux.
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