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« Quand ces entreprises
planteront des forêts, elles pourront se targuer
de résultats fracassants
en sachant très bien qu'il sera impossible à
quiconque de démontrer ou d'infirmer ces résultats.
C'est vraiment un marché de dupes. »
- Michael
Obersteiner, International Institute for Applied Systems
Analysis de Laxenburg
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Genèse de
Kyoto
Conférence de La Haye
La
conférence de La Haye s'est tenue en novembre 2000. Elle
avait pour objectif de fixer les règles d'application
du protocole de Kyoto. Trois clans s'y sont affrontés
assez âprement.
Le groupe parapluie (ou « Umbrella »,
en anglais), qui est constitué principalement des États-Unis,
du Japon, du Canada et de la Russie, mais aussi de l'Australie,
de la Nouvelle-Zélande, de la Norvège, de l'Islande
et de l'Ukraine. Ce groupe veut instaurer un marché mondial
des droits d'émission de gaz à effet de serre.
L'Union européenne, qui défend
une position concevant le marché des droits d'émission
comme un complément aux mesures de réduction.
L'Union européenne s'oppose également au groupe
parapluie sur l'importance à accorder aux puits de carbone
(forêts, océans, etc.), qui absorbent naturellement
les émissions de CO2 et compensent ainsi pour les émissions
polluantes produites par l'activité humaine.
Enfin, le G77, qui est une coalition hétéroclite
de pays directement touchés par l'élévation
du niveau de la mer (d'Antigua et Barbuda jusqu'à la
République de Vanuatu) et de pays pauvres qui refusent
de mettre en péril leur développement économique.
Ces derniers rejettent la responsabilité sur les pays
riches, plus importants producteurs de gaz à effet de
serre. Avec 1,3 milliard d'habitants et d'énormes réserves
de charbon, la Chine est le poids lourd de ce groupe. De leur
côté, l'Inde et l'Organisation des pays exportateurs
de pétrole (OPEP) veulent être indemnisés
pour les pertes prévues dans le secteur pétrolier.
La conférence de La Haye s'est soldée
par un échec. Les 180 participants ne sont pas parvenus
à s'entendre sur les permis d'émissions et sur
l'intégration des puits de carbone dans le protocole
de Kyoto. En plus d'échanger des droits d'émissions,
les pays du groupe parapluie voulaient comptabiliser l'action
des puits de carbone dans le calcul de leurs émissions
polluantes.
« Selon
les calculs de Greenpeace (corroborés par d'autres
ONG mais
aussi par quelques gouvernements), si certains mécanismes
du
protocole de Kyoto (comme les puits de carbone et le mécanisme
pour un développement propre) sont utilisés
de façon inadéquate, le protocole
de Kyoto pourrait alors devenir un instrument qui justifierait
non pas
une réduction, mais une augmentation de plus
de 15 % des émissions de GES. »
- Steven Guilbault et Jean-Guy
Vaillancourt |

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