Le
protocole de Kyoto est entré en vigueur le 16
février 2005, plus de sept ans après son
adoption. Entre 2008 et 2012, les 37 pays les plus industrialisés
qui y ont adhéré doivent collectivement
réduire leurs émissions de gaz à
effet de serre (GES) de 5 % par rapport à leurs
émissions de 1990. La contribution du Canada
a été fixée à 6 % d'ici
2010.
C'est la ratification du protocole par la Russie, en
novembre 2004, qui a permis de réunir les conditions
nécessaires à son entrée en vigueur
90 jours plus tard: ratification par 55 pays représentant
55 % des émissions totales de GES en 1990. Aujourd'hui,
le protocole compte 141 pays adhérents.
Parmi les signataires du protocole, seuls l'Australie,
la Croatie, les États-Unis, le Kazakhstan, Monaco
et la Zambie ne l'ont pas ratifié.
Il existe déjà des disparités
importantes entre les pays adhérents quant à
l'atteinte de leurs objectifs de réduction de
GES. Ainsi, entre 1999 et 2001, les 15 pays de l'Union
européenne ont réduit leurs émissions
annuelles de GES par rapport au niveau de 1990, alors
que celles du Canada sont aujourd'hui 20 % plus élevées
qu'en 1990.
Malgré les efforts importants que doivent consentir
les nations industrialisées, de nombreux scientifiques
considèrent que le protocole de Kyoto est nettement
insuffisant pour ralentir le réchauffement du
climat.