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YASSER
ARAFAT
LE COMBATTANT SOLITAIRE
Journaliste: Sophie-Hélène
Lebeuf
« Je finirai
peut-être en martyr, mais, c'est sûr, l'un ou
l'autre de nos garçons ou de nos filles brandira
le drapeau de la Palestine sur les murs de Jérusalem,
sur les minarets de Jérusalem et sur les églises
de Jérusalem. [
] Nous marchons par Jérusalem,
des martyrs par millions. »
- propos rapportés dans Courrier
international, en avril 2002
Militant, dirigeant militaire, « combattant de la liberté »
pour les uns et terroriste pour les autres, homme politique,
symbole, l'homme au keffieh a porté bien des chapeaux.
Plus que quiconque, il a éveillé le monde à
la cause palestinienne, qu'il porte à bout de bras
depuis près de 40 ans.
Celui qui a officiellement laissé
tomber les armes pour la négociation, il y a plusieurs
années, n'est plus aujourd'hui un interlocuteur valable
aux yeux des Israéliens. Un credo maintenant partagé
par Washington, qui fait de son départ une condition
préalable à la création d'un État
palestinien indépendant. Depuis des mois, ce militant
de première heure voit les difficultés se multiplier
et s'ajouter à la série d'obstacles qui ont
jalonné son long parcours. Isolé, discrédité,
Yasser Arafat entend pourtant poursuivre sa mission: créer
un État palestinien indépendant, avec lui à
sa tête.
Éternel survivant, il est
sorti indemne de nombreux accidents de la route, d’un
écrasement d’avion et a déjoué
des dizaines de tentatives d'assassinat. Comme un chat aux
neuf vies, il est toujours retombé sur ses pattes.
À 75 ans, il lutte maintenant contre la mort dans un
hôpital français.
« Chacun
a son ben Laden,
[
] le nôtre s'appelle Yasser Arafat. »
- Ariel Sharon, premier ministre israélien,
au lendemain des attentats survenus aux États-Unis
le 11 septembre 2001
« J'appelle
le peuple palestinien à élire de nouveaux
dirigeants, des dirigeants qui ne seraient pas compromis
avec le terrorisme. Aujourd'hui, les autorités palestiniennes
encouragent le terrorisme et ne s'y opposent pas. C'est
inacceptable. »
- le président américain, George W. Bush,
le 24 juin 2002
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Le lieu de naissance de Yasser Arafat
est contesté. Lui affirme être né
à Jérusalem. Mais, selon plusieurs sources,
sa naissance est répertoriée au Caire,
en Égypte.
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Sixième de sept enfants, Yasser Arafat
naît au sein d'une famille de notables originaire de
Jérusalem et il grandit en Égypte. Il s'engage
très jeune dans la lutte nationaliste, dès le
premier affrontement armé avec Israël. Il distribue
des tracts et participe à des actions anti-israéliennes.
Il revient poursuivre des études de génie civil
au Caire. Arrêté à plusieurs reprises
pour les activités politiques qu'il mène en
Égypte, il est invité à quitter le pays
et part pour le Koweït, où il fonde le Fatah au
milieu des années 1960. Ce sera le noyau de la résistance,
la première organisation politique palestinienne et
la principale composante de l'Organisation de libération
de la Palestine, qui regroupe alors tous les groupes de guérilla
palestiniens. Il exerce une influence déterminante
sur la Charte de l'OLP, qui nie à Israël le droit
d'exister. Il deviendra ensuite le principal dirigeant de
l'organisation, qu'il fera croître grâce aux fonds
fournis par les États arabes, producteurs de pétrole
en tête.
Les années radicales
| L'OLP revendique son premier attentat le
30 décembre 1964, à minuit. Celui qui parcourt
les rues de Beyrouth, la capitale libanaise, pour déposer
le communiqué aux journaux, n'est nul autre que
Yasser Arafat. |
Abu
Ammar c'est son nom de guerre est un dirigeant
militaire courageux qui voit l'action armée
comme le principal moyen de combattre. Aux
yeux d'Arafat, la lutte doit avant tout être prise en
charge par les Palestiniens eux-mêmes plutôt que
par les régimes arabes. À l'aube des années
1970, sous sa direction, l'OLP recourt à la violence
dans sa lutte contre Israël. Ses militants, radicaux,
n'hésitent pas à détourner des avions,
à prendre des otages, à commettre des actes
terroristes, opérations qu'Arafat dirige et planifie.
Déjà, il ne fait pas l'unanimité
au sein de la communauté arabe. Les groupes palestiniens
rivaux l'accusent notamment d'opportunisme et de complaisance
envers les gouvernements arabes de droite, tandis que les
gouvernements de certains pays « amis »
lui reprochent de ne pas contrôler les éléments
les plus extrémistes. D'autres pays combattront, au
cours des années, cet homme qui gère une organisation
assez efficace pour constituer un quasi-État dans leur
propre État. Condamné pendant des décennies
à l'errance, il est chassé d'Amman, en Jordanie,
en 1970, lors de Septembre noir [voir encadré],
puis de Beyrouth, en 1982, lors du siège israélien
dans la capitale libanaise, puis de Tripoli, au Liban, en
1983. Il s'installe par la suite à Tunis. Le retour
au bercail sera long; en tout, il aura mené une vie
de nomade et d'exilé pendant trente ans.
SEPTEMBRE NOIR
Au terme de la guerre de 1967, Israël s'empare de
la Cisjordanie, que la Jordanie avait annexée en
1949. Le noyau de la résistance palestinienne se
situe alors en Cisjordanie, où les combattants
contrôlent une partie du territoire. Les actions
palestiniennes ont pour conséquence de multiplier
les incidents à la frontière israélo-jordanienne.
Cela accentue les frictions entre les dirigeants jordaniens
et les Palestiniens. Cette tension culminera lors des
sanglants événements de septembre 1970.
Les troupes du roi Hussein s'opposeront aux organisations
palestiniennes. Elles exécuteront près de
3500 Palestiniens à Amman, la capitale jordanienne.
En un an, tout foyer de résistance palestinien
sera éliminé du territoire. |
Le combattant change d'armes

Une poignée de main historique, celle
que s'échangent Itzhak Rabin et Yasser Arafat, en 1993.
Sous son influence, l'OLP adopte progressivement,
à partir des années 1970, une ligne plus modérée.
Le chef s'oppose notamment aux actes de terrorisme perpétrés
contre des intérêts étrangers et aux détournements
d'avion. Yasser Arafat se comporte en chef d'État,
participant aux Sommets arabes, obtenant la reconnaissance
de plusieurs États, visitant les capitales arabes et
entretenant des contacts réguliers avec des dirigeants
politiques. Devant l'Assemblée générale
de l'ONU, en 1974, il livre un vibrant plaidoyer en faveur
d'une solution pacifique au conflit. Reconnaissant le droit
des Juifs de vivre en Israël, il rencontre à de
nombreuses reprises des politiciens israéliens modérés.
Progressivement, il récolte l'appui de la communauté
internationale.
Discours
de Yasser Arafat devant l'ONU, le 13 novembre 1974
(en anglais)
Une autre de ses décisions
aura plutôt l'effet inverse. Lors de l'invasion du Koweït
par l'Irak, en 1990, Arafat se range derrière Saddam
Hussein, contrairement aux États-Unis et aux riches
pays arabes producteurs de pétrole du Golfe. Sa décision
mènera à la faillite de l'OLP, puisque plusieurs
États, comme l'Arabie saoudite et le Koweït, lui
retirent alors leur soutien financier. Puis, dans les
années 1990, les discussions secrètes entre
Israël et l'Autorité palestinienne mèneront
notamment aux accords d'Oslo, conclus en 1993.
« L'OLP
reconnaît le droit de l'État d'Israël
à vivre en paix et dans la sécurité.
[
] Ainsi, l'OLP renonce à recourir au terrorisme
et à tout autre acte de violence. »
-extrait de la lettre de
Yasser Arafat adressée à Itzhak Rabin (9 septembre
1993)
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L'un des cinq jurés du comité
Nobel démissionna pour protester contre l'attribution
du prix à Yasser Arafat.
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Ceux-ci lui vaudront, ainsi qu'au premier ministre
israélien, Itzhak Rabin, et au ministre israélien
des Affaires étrangères, Shimon Peres, le prix
Nobel de la paix. Dans la foulée de cette entente,
l'ancien réfugié revient à Gaza, où
il est accueilli en véritable héros. Il met
alors sur pied l'Autorité palestinienne, dont il assume
la présidence. Les Palestiniens le confirment dans
cette fonction lors de la première élection
tenue dans les Territoires occupés. Tous les espoirs
sont permis : la création d'un État palestinien
semble possible, tout comme la paix entre Israéliens
et Palestiniens.
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UN HOMME DE POIDS
Yasser Arafat est à la fois
le dirigeant du parti politique Fatah, le président
de l'OLP (un rassemblement de plusieurs factions politiques)
et le président de l'Autorité palestinienne.
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À la croisée des chemins
Une
image qui ne manque pas d'ironie, celle d'un ancien combattant
terroriste, disent les Israéliens qui
donne du sang pour venir en aide aux blessés victimes
des attentats perpétrés aux États-Unis,
le 11 septembre 2001. Depuis cette date, la lutte antiterroriste
entreprise par Washington se répercute sur la question
israélo-palestinienne. Les Palestiniens accusent Israël
de profiter du choc produit par les actes terroristes commis
aux États-Unis pour durcir la répression contre l'Intifada.
Pour sa part, Israël accuse certaines organisations palestiniennes,
comme le Fatah de Yasser Arafat, d'avoir participé à l'organisation
des attentats.
Alors que le destin du dirigeant palestinien et l'issue d'un processus de paix de plus en plus incertaine se retrouvent liés depuis longtemps, Yasser Arafat a vu son avenir politique de plus en plus remis en question. Les Israéliens le tiennent responsable des attentats-suicides et de la violence, sans cesse en escalade depuis le déclenchement de la deuxième Intifada, en septembre 2000. À leurs yeux, le président de l'Autorité palestinienne n'est plus un interlocuteur valable. Devant la vague d'attentats-suicides qui déferle sur Israël, le gouvernement israélien décide même, au début du mois de décembre 2001, de confiner le dirigeant de l'Autorité palestinienne à Ramallah, en Cisjordanie. Cinq mois plus tard, l'armée israélienne lèvera le siège du quartier général, mais Yasser Arafat ne récupérera pas pour autant sa liberté de mouvement.
« Regardez-les.
Je les vois d'ici,
leurs fusils pointés sur moi. »
- propos rapportés dans Libération,
le 26 janvier 2002
(faisant référence aux tireurs d'élite
israéliens qui surveillaient son bureau)
Mais d'autres croient que
Yasser Arafat n'a pas le pouvoir de faire arrêter les
actes terroristes, et que ses appels pour que cessent les
opérations-suicides continueront de se heurter à un mur tant
que se poursuivront les opérations militaires israéliennes.
« Pour
négocier et pour éradiquer le terrorisme comme pour construire
la paix, Israël a besoin du partenaire qu'est l'Autorité
palestinienne et son président élu, Yasser Arafat. »
- énoncé de l'Union
européenne du 28 janvier 2002
En vertu des réformes exigées par Israël et son allié américain, Yasser Arafat doit toutefois se résigner, en février 2003, à déléguer une partie de son pouvoir à un premier ministre.
Toutefois, pratiquement dès l’arrivée de Mahmoud Abbas au poste de premier ministre, commence une lutte de pouvoir dont Yasser Arafat sortira victorieux, entraînant la démission fracassante, en septembre de la même année, d’Abbas.
C’est aussi en 2003 que des membres du gouvernement Sharon vont jusqu'à proposer publiquement de « l'éliminer ». La très forte réaction de la communauté internationale force le gouvernement Sharon à se rétracter, mais ils sont plusieurs en Israël à réclamer son exil.
Même parmi les siens, Yasser Arafat est
loin de faire l'unanimité. Leader autoritaire, il a
la réputation de ne pas partager le pouvoir. Certains
vont jusqu'à le traiter d'égocentrique et de
paranoïaque. Depuis le début du processus de paix,
certains disent de lui qu'il craint qu'un négociateur
ait du succès, puisqu'il constituerait ainsi une menace
à son leadership. Les extrémistes palestiniens
contestent son approche, croyant obtenir par la force ce qu'ils
n'ont pas pu obtenir par la négociation, ou encore
ils s'opposent carrément à l'existence d'Israël.
? Mais, ne serait-ce que pour ne pas plier devant Israël
et le diktat américain, le peuple palestinien se soude
derrière celui qui incarne, malgré eux, leur
combat, lorsqu'on conteste sa légitimité et
qu'on le menace.
Et que restera-t-il, en rétrospective, des efforts acharnés de Yasser Arafat pour voir naître un véritable État palestinien ? « Le vent ne peut pas déraciner la montagne », se plaît à répéter le dirigeant. Reste à voir, maintenant, si un drapeau palestinien trouvera, dans l’après-Arafat, sa place au sommet de cette montagne.
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Il
a dit...
« Je
suis venu porteur d'un rameau d'olivier d'une main et d'une arme
de combattant de la liberté de l'autre. Ne laissez pas le
rameau d'olivier tomber de ma main. »
- à l'ONU, en novembre
1974
« On
ne fera la paix qu'avec nos ennemis. Je suis prêt à
parler avec Shamir*, avec Sharon, qui a déclaré
dix fois qu'il me ferait la peau. Ils devront faire la paix avec
moi, pas avec Baker.** »
- en 1989
* alors premier ministre
d'Israël
** alors secrétaire d'État de George Bush père
« Notre
peuple poursuivra l'Intifada Al Aqsa jusqu'à ce que nous
hissions le drapeau palestinien sur chaque mosquée, sur chaque
église et sur les murs de Jérusalem. »
- 29 mars 2001, au lendemain de la
première opération militaire d'envergure lancée
par le premier ministre d'Israël, Ariel Sharon, contre les
Palestiniens
Ils
ont dit :
Itzhak
Rabin, alors
premier ministre israélien :
« De toutes les mains, celle d'Arafat est bien celle
que j'ai le moins envie de serrer. »
- septembre 1993
Ehud
Barak, alors premier ministre israélien :
« Les Palestiniens ne vont pas s'évaporer,
disparaître ou être déportés. Si les choses
ne marchent pas avec Arafat, nous ferons la paix avec les enfants
qui aujourd'hui nous lancent des pierres. »
-
1er décembre 2000 au quotidien israélien Yediot
Aharonot
Ariel
Sharon, premier ministre israélien :
« Je ne lui serrerai pas la main. Cela signifierait
la fin du conflit. »
- propos rapportés
dans le Courrier international du 1er février 2001
George
W. Bush, président des Étas-Unis :
« Il est important pour M. Arafat de non seulement
renoncer à la terreur mais aussi d'arrêter ceux qui veulent terroriser
les gens tentant d'uvrer pour la paix. »
- 28 janvier 2002
Anna
Lindh, ministre suédoise des Affaires étrangères :
« La position américaine m'inquiète beaucoup. J'estime
que mettre sur le même plan Arafat et des terroristes est à la fois
inapproprié et stupide. C'est une position très dangereuse. »
- 28 janvier 2002
George
W. Bush, président des Étas-Unis :
« Yasser
Arafat me déçoit. Il doit faire des efforts d'envergure pour éradiquer
le terrorisme au Proche-Orient. Pour avoir la paix, il faut éliminer
la terreur. Commander des armes qui ont été interceptées sur un
navire se dirigeant vers cette partie du monde n'est pas un moyen
de combattre la terreur, c'est renforcer la terreur. »
- 28 janvier 2002
Dates
clés:
1929 : naissance
de Rahman Abdel Raouf Arafat al-Koudwa al Husseini
1948 : participe
aux combats en Palestine, la même année de son entrée
à l'université du Caire
1952-1956 : président de l'Union des étudiants
palestiniens
1956 : obtient son diplôme d'ingénieur et participe
à la guerre dans l'armée égyptienne lors de
la crise de Suez
1957-1960 : travaille
comme ingénieur au Koweït
1959 : fondation
du Fatah
1964 : premier commando du Fatah
1969 : devient président de l'OLP
1970 : Septembre
noir
1974 : l'OLP adopte le principe de la création d'un
État sur l'ensemble du territoire qui sera évacué
1974 : au
Sommet de Rabat, les pays arabes reconnaissent l'OLP comme le représentant
légitime des Palestiniens
1974 : devant l'Assemblée générale de
l'ONU, appelle les parties à la recherche d'une solution
pacifique
1982 : quitte Beyrouth, au Liban
1982 : est
reçu par Jean-Paul II
1983 : s'installe
à Tunis
1987 : déclenchement de la première Intifada,
la « guerre des pierres »
1988 : le Conseil national palestinien proclame l'indépendance
de la Palestine tout en reconnaissant les résolutions 181,
242 et 338 de l'ONU; reconnaît le droit d'Israêl à
exister
1989 : est
nommé président de l'État palestinien autoproclamé
1990 : épouse
Soha Tawil, une jeune femme de 27 ans
1991 : appuie
Saddam Hussein lors de la guerre du Golfe
1991 : conférence
de Madrid, à laquelle participent les Palestiniens au sein
d'une délégation commune avec la Jordanie
1992 : survit
à l'écrasement de son avion, en Lybie
1993 : signature d'un accord de paix entre Palestiniens et
Israéliens; Arafat échange une poignée de main
historique avec Itzhak Rabin, à Washington
1994 : revient à Gaza et met sur pied l'Autorité
palestinienne, dont il assume la présidence; Israéliens
et Palestiniens concluent un accord de coopération économique
1994 : Accords
du Caire sur les modalités d'application de la Déclaration
de principes
1994 : récipiendaire du prix Nobel de la paix avec
Rabin et Peres
1995 : accède
à la tête de l'Autorité palestinienne
1995 : naissance
de sa fille
1995 : signature
des Accords d'Oslo II
1996 : Arafat remporte les premières élections
tenues dans les territoires palestiniens, obtenant 87,1 % des
voix
1996 : signature
des accords de Wye Plantation
septembre 2000 : début de la deuxième Intifada
3 décembre 2001 : Yasser Arafat est confiné
à Ramallah, en Cisjordanie, à portée des fusils
israéliens
3 janvier 2002 : affaire du cargo Karine A : Israël
intercepte un cargo rempli de 50 tonnes d'armes dans les eaux de
la mer Rouge; le gouvernement israélien affirme que le chargement
provient d'Iran et est destiné à l'Autorité
palestinienne, mais Yasser Arafat nie toute implication de sa part
29 mars 2002 :
le gouvernement d'Ariel Sharon qualifie Arafat d '« ennemi »
et lance en Cisjordanie une offensive militaire d'envergure, l'opération
« Rempart » : le dirigeant palestinien ne peut se
déplacer que dans quelques pièces seulement de son quartier
général
2 mai 2002 :
l'armée israélienne lève son siège
du quartier général de Yasser Arafat
24 juin 2002
: George W. Bush annonce son plan de paix; la création
d'un État palestinien dépend notamment du départ
de Yasser Arafat
14 février
2003 : Yasser Arafat cède aux pressions et doit déléguer
une partie de son pouvoir à un premier ministre
6 septembre 2003: le premier ministre Mahmoud Abbas démissionne avec fracas de son poste; il est remplacé par Ahmed Qoreï.
29 octobre 2004: Yasser Arafat est hospitalisé dans un hôpital militaire de la banlieue parisienne
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