Les mollahs sur la corde raide
Journaliste:
Mise à jour : mars 2005
Déchiré entre une jeunesse éprise de liberté
et la poigne de fer d'une dictature religieuse accusée
de développer en secret des armes nucléaires, l'Iran
est aujourd'hui une nation en ébullition.
Farouchement opposés à l'idée de voir émerger
au Moyen-Orient une puissance nucléaire dirigée
par des religieux ultra-conservateurs, l'Europe et les États-Unis
multiplient les pressions diplomatiques sur Téhéran.
Qualifiant le régime des mollahs de « succursale
avancée de la tyrannie », l'administration Bush
évoque régulièrement le recours à
des frappes militaires préventives contre l'Iran si les
mollahs s'acharnaient à refuser l'inspection de leurs installations
nucléaires.
D'un autre point de vue, avec plus de 150 000 soldats américains
stationnés à ses frontières afghane et irakienne,
l'argument nucléaire est, pour l'Iran, une police d'assurance
efficace contre toute tentative d'intervention étrangère
contre son territoire.
Par conséquent, cette menace nucléaire, Téhéran
tentera de la négocier au prix fort, puisqu'elle constitue
actuellement la seule mesure dissuasive dont dispose les Iraniens
face à la politique de « Grand Moyen-Orient
démocratique » que poursuit l'administration
Bush dans la région.
Mais combien de temps encore les religieux conservateurs tiendront-ils
cette position de force à la tête de l'État
iranien, entre une jeunesse aux abois contenue par la répression
et la présence, à leurs frontières, des puissantes
forces américaines venues « pacifier et démocratiser »
la région?
>> La question
nucléaire
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