Pour justifier l'invasion de l'Irak et le renversement de Saddam Hussein, les États-Unis ont invoqué, entre autres, la nécessité de rétablir la démocratie et de restaurer les droits de la personne. Mais le climat social est loin d'être propice à l'instauration d'une véritable démocratie.

Avant la guerre de 2003, l'Irak avait déjà été éprouvé par plus de 40 ans de dictature, dont 20 sous Saddam Hussein, 2 guerres et 13 ans de sanctions économiques internationales. Le renversement du régime de Saddam Hussein a placé le pays sous la tutelle des États-Unis et de la coalition militaire qu'ils dirigent, ce qui a fait naître de forts courants de résistance à travers le pays. La nomination d'un gouvernement intérimaire en attendant les élections n'a rien fait pour apaiser les tensions. L'insurrection armée est omniprésente, et l'Irak est devenu une des places fortes du terrorisme international.

Le pays se fracture selon des lignes religieuses. Les chiites, écartés du pouvoir et persécutés par Saddam Hussein, comptent pour 60 % de la population. Les factions chiites attendent ardemment les élections, tablant sur la force de leur nombre. Certains sunnites, eux, regrettent l'époque où Saddam Hussein s'appuyait sur eux pour dominer le pays; d'autres ont joint les rangs des rebelles islamistes.

Bref, les conditions sont loin d'être favorables à la reconstruction de l'économie, des institutions et de la paix sociale.

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Dernière mise à jour: septembre 2004