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L'extrême
pauvreté, la misère, les bidonvilles, les conditions
de travail difficiles, les enfants qui travaillent dans les
usines... Mille fois diffusé, ce portrait s'impose à
nous lorsqu'il est question de l'Inde. C'est aussi cette image
qui a frappé Michel Labrecque, envoyé spécial
de la radio en Inde, lors de son séjour à Bombay,
«capitale de la démesure», où se tenait
le 4e Forum social mondial (FSM) en janvier 2004. Mais l'Inde,
pays de 1 milliard d'habitants tiraillé entre tradition
et modernité, ne peut se résumer à cela.
Derrière cette majorité de pauvres se profile
une classe moyenne en émergence, composée entre
autres de professionnels de l'informatique et d'entrepreneurs.
L'implantation de sociétés de haute technologie
dans ce pays très pauvre change radicalement son visage
et instaure une nouvelle dynamique, tout en menaçant
les travailleurs des pays riches. Vache sacrée du premier
ministre Vajpayee, la mondialisation fait des perdants, mais
aussi des gagnants.
L'Inde de Gandhi a laissé sa place à un géant
qui s'éveille.
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