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Qu'est-ce que l'hydroélectricité?
Hydro signifie eau en grec. L'hydroélectricité est l'électricité produite en utilisant le courant des rivières. L'hydroélectricité est une forme d'énergie renouvelable parce qu'elle se renouvelle avec l'écoulement des rivières.

 

 

Le mégawatt (MW) et le kilowatt (kW)
Multiples du watt, ce sont des unités de mesure de la puissance, alors que le kilowattheure (kWh), multiple du wattheure, est une unité de mesure de l'énergie électrique et de la consommation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avril 2004 : La société révèle les résultats de l'exercice 2003, soit le plus gros bénéfice de son histoire : 1,93 milliard de dollars. Une hausse de 405 millions, ou 26,5 %, comparativement à 2002.

L'hydroélectricité : des réservoirs à sec?


Hydro-Québec est le troisième producteur d'hydroélectricité au monde. Or, en février 2004, la société surprend tout le Québec en annonçant que le niveau d'eau de ses réservoirs est en déficit constant depuis 1991. Le manque d'eau serait même plus important depuis 2000.

Hydro a toujours gardé secret le niveau d'eau de ses barrages, invoquant qu'elle ne voulait pas nuire à sa position sur le marché concurrentiel de l'électricité.

La société précise que ces problèmes d'hydraulicité surviennent au moment même où la consommation d'électricité explose dans la province. Pour palier le manque, Hydro propose une nouvelle filière énergétique : le thermique.

Que s'est-il passé? Hydro ne pouvait-elle pas prévenir le coup? Et pourquoi mettre si rapidement de côté la filière de l'hydroélectricité? À ce sujet, la société apporte deux explications :

LE POINT DE VUE D'HYDRO-QUÉBEC

De mauvaises prévisions sur les besoins du Québec

Amenée à s'expliquer devant la Régie de l'énergie, la société reconnaît avoir sous-évalué les besoins du Québec pendant quatre mois, soit d'octobre 2003 à janvier 2004. En octobre, novembre et décembre, la consommation effective a dépassé de 2,1 TWh les prévisions faites par la société d'État, alors qu'en janvier, elle les a dépassées de 2,4 TWh. Hydro souligne d'ailleurs que la demande québécoise a connu une croissance exceptionnelle en 2002 et en 2003, principalement attribuable aux deux hivers consécutifs extrêmement froids.

L'hydroélectricité : de trop longs délais

Consciente des avantages économiques et environnementaux de l'hydroélectricité, Hydro affirme vouloir continuer à privilégier cette filière. Cependant, elle estime qu'il est impossible, du moins à court terme, de réaliser un projet hydroélectrique qui comblerait le manque d'électricité. En ce sens, la société croit que la construction d'une centrale thermique constituerait le meilleur choix pour répondre aux exigences du marché à court et à moyen terme.

« S'il y avait eu des projets [hydroélectriques], et s'il n'y avait pas eu de retard dans les processus d'autorisation […], ce n'est pas un reproche, c'est tout simplement une constatation. […] Il est fort probable que l'opportunité de présenter ce projet [du Suroît] ne serait pas apparue. » -Thierry Vandal, président d'Hydro-Québec Production, se prononçant sur le projet de centrale thermique du Suroît, Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE), automne 2002

D'AUTRES POINTS DE VUE

La poursuite des exportations

Consciente du niveau critique de ses réservoirs, pourquoi la société a-t-elle continué à exporter en 2003 et, même, au début de 2004? À titre d'exemple, les chiffres fournis par Hydro à la Régie l'an dernier révèlent que, malgré un déficit en eau de 23 TWh, les exportations se sont poursuivies (2,2 TWh).


« Si les données fournies par Hydro-Québec sont véridiques, je ne comprends pas pourquoi on continue à exporter. Je vois, au contraire, toutes les raisons du monde d'interrompre les ventes excédentaires. » -Jean-François Blain, analyste en énergie, La Presse, le 24 mars 2004


La société continue à vendre pour une raison fort simple : ses ventes sont très rentables. Par exemple, au cours de l'année 2003, les exportations ont fondu de 12,1 à 4 TWh. Or, ces 4 TWh ont tout de même rapporté 596 millions de bénéfice, soit le tiers du profit net de la société, évalué à 1,93 milliard! Un autre exemple : alors que la demande québécoise était à son niveau le plus élevé en janvier 2004, Hydro a continué d'exporter aux États-Unis de petites quantités d'électricité qui lui ont rapporté gros : 127 $ le mégawatt!

Les prévisions, la gestion

D'autres comprennent mal qu'Hydro n'ait pas pu faire de meilleures prévisions, allant jusqu'à qualifier de « secrète » la gestion de ses grands réservoirs : « André Caillé ne peut invoquer les faibles précipitations des dernières années pour justifier le niveau des réservoirs. En 1997, la commission Doyon relevait déjà la longue période de faible hydraulicité que le Québec traversait depuis déjà une vingtaine d'années. » -Gaétan Breton, président du Conseil de la souveraineté.


Certains s'étonnent que la Régie de l'énergie, qui supervise la gestion des réserves d'eau d'Hydro-Québec, n'ait pas pu prévenir, elle non plus, l'état des réserves énergétiques. D'autres mettent carrément en doute l'impartialité de cette instance et ne réclament rien de moins que l'abolition de la loi 116. Adoptée en 1998, cette législation a réduit considérablement les pouvoirs d'examen de la Régie de l'énergie sur les activités d'Hydro-Québec.

« La question qui se pose maintenant est de savoir si la surexploitation des réservoirs hydroélectriques correspond à une manipulation destinée à nous obliger à choisir le gaz, ou bien à une négligence irresponsable impliquant la haute direction d'Hydro-Québec, qui aurait joué la sécurité énergétique du Québec à coup de dés. » -La coalition Québec Vert Kyoto

L'HYDROÉLECTRICITÉ EN BREF…

Les avantages

Les désavantages

Pas de combustible

Généralement situé loin des sites de consommation

Stabilité et faible coût d'exploitation

Facteur d'utilisation lié à l'hydraulicité

Très faibles émissions atmosphériques

Frais et délais de développement importants

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