Accueil L'hydroélectricité Le thermique L'éolien Et ma facture? Hyperliens et références

Qu'est-ce l'énergie éolienne?
L'énergie éolienne est une énergie électrique ou mécanique, qui provient de l'exploitation de l'air en mouvement, et produite par les courants de convection qui se développent au-dessus de l'eau ou de la terre réchauffée par le soleil. L'air chaud monte et l'air plus fraîs vient prendre sa place, ce qui crée du vent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les énergies renouvelables répondent à 18 % des besoins énergétiques de la population canadienne. « La plupart des services publics ont été récompensés d'avoir plus d'énergie, et non d'avoir aidé les gens à l'économiser. »
- Greenpeace

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu'est-ce que la biomasse?   La biomasse est de la matière organique — du bois, des récoltes et des déchets industriels, agricoles ou animaux — qui peut être utilisée afin de produire de l'électricité ou de la chaleur, ou encore pour créer des combustibles (méthane, éthanol) pouvant être utilisés pour produire de l'électricité ou de la chaleur.

Et pourquoi pas l'éolien?



« Le Canada et le Québec possèdent parmi les meilleurs sites éoliens en Amérique du Nord. Malgré cela, nous traînons la patte dans ce secteur d'avenir, puisque nous n'investissons pas suffisamment dans cette technologie. Les gouvernements canadien et québécois passent à côté d'une filière énergétique dont ils pourraient être les leaders mondiaux. » - Steven Guilbeault, responsable de la campagne sur les changements climatiques, Greenpeace Québec

Le Québec, Arabie saoudite de l'énergie verte? Notre province est en effet réputée pour son extraordinaire potentiel éolien. Or, bien qu'Hydro-Québec demeure le plus gros acheteur d'énergie éolienne au pays, certains estiment que la société boude encore beaucoup trop cette filière, qui présente de grands avantages (énergie verte, faibles coûts d'exploitation, émissions atmosphériques nulles).

Présentement, l'Allemagne vient en tête des pays européens avec sa production éolienne, laquelle atteignait, à la fin 2003, quelque 14609 MW. Ce pays est suivi par l'Espagne (6202 MW), le Danemark (3110 MW), les Pays-Bas (912 MW) et l'Italie (904 MW). En comparaison, le Québec compte une puissance éolienne installée de 100 MW, laquelle sera portée, dans 10 ans, à 1000 MW.

Dans sa volonté de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et dans son approche du développement durable, le gouvernement du Québec a pourtant démontré, à maintes reprises, qu'il entendait favoriser le développement des formes d'énergies renouvelables, dont l'éolienne, au cours des prochaines années (Plan d'action 2000-2002 de Québec sur les changements climatiques, Politique québécoise énergétique, etc.)

Amené à se prononcer sur le projet du Suroît, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) concluait d'ailleurs, en janvier 2003, que « l'énergie éolienne [était] une source prometteuse d'énergie électrique renouvelable qu'il serait avantageux d'exploiter en complémentarité avec l'énergie hydraulique ».


LE POTENTIEL ÉOLIEN : DES ÉTUDES À L'APPUI

Deux chercheurs d'Environnement Canada, Robert Benoît et Wey Yu, dressent un constat des plus surprenants en déclarant que le potentiel éolien du Grand Nord dépasse largement la production hydroélectrique actuelle de la province.

  • Deux des gisements éoliens les plus importants au pays seraient situés dans le nord du Québec, à 250 kilomètres au nord des complexes Churchill et La Grande.
  • On trouverait également d'importants gisements dans le centre du Québec, à la hauteur du grand lac Mistassini et des grands réservoirs hydroélectriques.

« Il est particulièrement intéressant de constater que les deux grandes lignes à haute tension qui proviennent de la Baie-James et des complexes Manicouagan et Churchill passent dans des zones de vents puissants et constants, où il serait facile de brancher de petits parcs d'éoliennes au réseau existant. » - Louis-Gilles Francoeur, La Presse, 28 février 2004



Leurs travaux inédits sont à l'origine du relevé le plus précis jamais réalisé du potentiel éolien du Québec. Grâce à leur méthode révolutionnaire, les deux chercheurs sont en train de produire le premier atlas des vents du Canada, qu'ils comptent bien publier au congrès de l'Association canadienne de l'énergie éolienne, en septembre 2004.

Une autre étude, commandée par la firme Hélimax et rendue publique en avril 2004, démontre aussi l'énorme potentiel éolien du Québec. L'étude, commandée au coût de 150 000 $ par une coalition de groupes environnementalistes, révèle que la province jouit d'un potentiel éolien d'environ 35 000 MW, soit la production totale d'Hydro-Québec!

Selon le rapport, l'ensemble de cette énergie pourrait être produit dans des parcs éoliens situés à moins de 25 km des lignes de transports d'électricité déjà existantes, ce qui permettrait un « couplage » avec l'hydroélectricité.

Pour les opposants à la construction de la centrale thermique du Suroît, une telle étude prouve, à elle seule, la mort du projet. Mais, aux yeux d'Hydro-Québec, il n'y a aucun doute : l'énergie éolienne ne peut remplacer la fameuse centrale thermique, qui équivaut à 836 MW de puissance installée.

« [Ça] équivaudrait à plusieurs milliers d'éoliennes sur plusieurs milliers de kilomètres carrés. » - Élyse Proulx, porte-parole d'Hydro-Québec

LE POINT DE VUE D'HYDRO-QUÉBEC

D'abord, Hydro-Québec ne cache pas le constat suivant : elle n'est pas un producteur d'énergie éolienne. Pour Hydro, le caractère intermittent de l'énergie éolienne est d'ailleurs loin de constituer un avantage dans la production électrique.

« Je pense que l'éolien a sa place dans le parc. Je pense que l'éolien, attaché au réseau, peut fournir, quand il vente, en période d'appoint, de l'énergie. Mais pas une énergie qui peut répondre à des besoins certains, à des moments sûrs. » - M. Thierry Vandal, séances du BAP, septembre 2002



« À 7 m/s, une éolienne fonctionne sur une base annuelle de 77 % du temps. Sa production équivaut en énergie continue à près de 30 % de sa puissance installée. […] En comparaison, une centrale thermique comme le Suroît a un facteur d'utilisation de 95 %, mais il faut payer le gaz naturel à prix d'or, et les prix seraient sur le point d'exploser en raison de la demande croissante à l'échelle continentale. »
- Réal Reid, chercheur de réputation internationale



Quant au projet du Suroît, la société est d'avis que la filière éolienne ne pourrait réalistement pas fournir une quantité d'énergie équivalente à celle de la centrale pour 2006. Une opinion partagée par l'Association des constructeurs de routes et de grands travaux du Québec, qui estime qu'afin de produire une quantité d'énergie équivalente à celle de la centrale du Suroît, « il faudrait installer des éoliennes sur une étendue qui aurait un ordre de grandeur comparable aux îles de Montréal et Laval réunies, ou bien quatre fois l'île d'Orléans. […] C'est tout simplement impensable. »

Hydro rappelle toutefois son projet visant la région gaspésienne, dans lequel elle a soumis un appel d'offres d'électricité éolienne en vue de fournir, d'ici 2012, 1000 mégawatts de puissance à partir de cette région. Une énergie suffisante pour alimenter 250 000 maisons. Les parcs éoliens déboucheront sur des investissements directs de 1,6 milliard de dollars, principalement en Gaspésie. Les premiers mégawatts devraient être intégrés au réseau hydroquébécois dès 2006.

L'ÉOLIEN EN BREF

Les avantages

Les désavantages

Énergie verte (pas de combustible)

Le bruit (les petites éoliennes)

Faibles coûts d'exploitation

Les oiseaux (ils peuvent être frappés par les pales en mouvement)

Émissions atmosphériques nulles

L'impact visuel



D'AUTRES ÉNERGIES RENOUVELABLES

L'énergie solaire

Le Québec jouit d'un fort ensoleillement, et l'énergie solaire y est abondante. Cependant, comme cette ressource est à la fois diffuse et aléatoire, on lui préfère généralement d'autres sources d'énergie, plus concentrées et plus fiables.

L'énergie tirée de la biomasse

Au Québec, la biomasse représente la seule forme d'énergie non conventionnelle utilisée à grande échelle. L'ensemble de la biomasse consommée à des fins énergétiques représente environ 10 % du bilan énergétique québécois, toutes formes confondues. Sur le plan environnemental, son utilisation est très avantageuse, puisqu'elle permet de valoriser les résidus forestiers, urbains et agricoles.

L'AUTRE POINT DE VUE

« Il faut dire que les Québécois ne sont pas faciles à convaincre. En tout, sauf sur la question nationale, ils sont de chauds partisans du statu quo. Ils ne veulent pas de hausses de tarifs. Ils ne veulent pas de nouvelles centrales. Ils veulent de l'électricité en masse. Ils sont pour l'énergie, en autant que ça ne change rien à leur confort et à leurs habitudes. Les Québécois rêvent d'éoliennes, mais se soulèveront quand un producteur proposera d'élever 150 tours de 80 mètres de haut dans un beau paysage gaspésien. » - André Pratte, La Presse, 28 février


Suite