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Les manifestations dans le cadre de la rencontre d'Ottawa
Les autorités policières de la région d'Ottawa s'étaient
préparées à composer avec les milliers de manifestants
attendus pendant ces trois jours. Plusieurs manifestations ont eu lieu, mais
dans l'ensemble l'atmosphère était calme, et tout s'est déroulé
dans l'ordre.
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La forme que prend l'aide financière des pays riches aux pays pauvres
est vivement contestée par les opposants au modèle actuel de développement
mondial. Pour de nombreux universitaires, étudiants, militants et
citoyens, l'aide internationale n'est qu'une façade qui sert avant
tout à promouvoir les intérêts des pays riches de la planète au
détriment des pays pauvres. De nombreux militants antimondialisation
qui étaient présents à Ottawa critiquent les prêts de la
Banque mondiale et du FMI. À leur avis, les programmes d'ajustement
imposés aux pays pauvres pour recevoir une part de l'aide internationale
ne font que contribuer à augmenter leur pauvreté.
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Quelque 300 opposants à la mondialisation s'étaient frottés aux policiers d'Ottawa,
à la veille de l'ouverture officielle de la rencontre. Les plus hardis des manifestants,
équipés de masques à gaz, portant des cagoules noires et armés de bâtons, ont
brisé les vitrines d'un restaurant McDonald's fermé pour l'occasion. Ils ont
également peint des graffitis disant «Brisez l'État» sur des édifices, notamment
celui de la Banque du Canada. La police a alors utilisé les gaz fumigènes à
une occasion pour disperser la foule et a arrêté quelques manifestants. Cinq
personnes ont été légèrement blessées. En général, les manifestants ont préféré
éviter les affrontements directs avec les policiers, qui étaient nombreux et
bien armés. Seuls les plus provocateurs ont renversé des barricades métalliques
pour s'approcher du cordon de policiers, près du centre de conférences du gouvernement
fédéral.
En tout, une cinquantaine de manifestants ont été arrêtés pendant la fin de
semaine, et sept personnes devront répondre à des accusations
de méfaits et voies de faits contre un policier.
Les forces de l'ordre se disent satisfaites de la façon dont les événements
se sont déroulés; cependant, certains manifestants estiment que
leurs droits fondamentaux ont été bafoués et songeraient
à intenter des poursuites.
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