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L'opposition, le mouvement antimondialisation
« Le G-20 représente la tribune idéale pour s'attaquer
aux problèmes liés à la mondialisation. »
Paul Martin, janvier 2001
Cette déclaration de Paul Martin dans le cadre d'une rencontre internationale
à Londres contraste avec le scepticisme des militants antimondialisation,
qui estiment, au contraire, que des institutions comme le G-20 ne sont que les
outils du capital pour exploiter les moins nantis de ce monde et pour piller
la planète de ses précieuses ressources.
Le
Sommet des Amériques tenu à Québec n'était qu'un
exemple de l'activité des groupes antimondialisation.
Comme c'est le cas maintenant lors de toutes les réunions de grands
organismes de la finance internationale, des militants antimondialisation et
pacifistes s'étaient donné rendez-vous à Ottawa pour la
rencontre du G-20, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.
Le tout s'est passé dans le calme, contrairement à plusieurs autres
sommets de ce genre.
Dans les dernières années, le nombre d'échanges
économiques mondiaux s'est accru. Les chefs de gouvernement
ou leurs ministres des Finances se réunissent régulièrement
pour discuter de mondialisation de l'économie, affirmant
que les populations en récolteront les bénéfices.
Cependant, un nombre croissant de citoyens en doutent et critiquent
les effets de cette mondialisation. Syndicalistes, féministes,
écologistes, agriculteurs, étudiants, radicaux de
gauche, les opposants à la mondialisation défendent
diverses tendances. Certains sont contre tout mouvement de mondialisation,
tandis que d'autres désirent lui donner ce qu'ils appellent
un visage plus humain.
Leur
dénominateur commun n'est pas de s'opposer à la mondialisation
elle-même - terme qui signifie, littéralement, le fait de devenir
mondial - mais bien à la mondialisation de l'économie de marché
et de la pensée néolibérale.
(extrait de notre dossier sur la mondialisation)
Les uns accusent les multinationales de créer des inégalités
sociales, d'exploiter les travailleurs des pays en développement
tout en faisant des mises à pied dans les pays industrialisés,
et les autres de lapider les ressources naturelles de la planète,
de violer les droits des animaux ou encore de s'allier à
des régimes répressifs.
Lors de la réunion du G-20 à Montréal, en octobre 2000,
les manifestants avaient défilé de façon pacifique.
Dans l'actualité : Sommet
du G-20, la police sur le qui vive
Site de Montréal ce soir
C'est
en 1999, lors de la réunion de l'Organisation mondiale du commerce, à
Seattle, que s'est révélée l'ampleur du mouvement antimondialisation.
Mais les manifestants ont également exprimé leur opposition en
d'autres occasions, comme à Vancouver, lors du Sommet de l'APEC, en 1997,
ou encore à Montréal, lors du Sommet du G-20, en octobre dernier.
Partout, ils ont trouvé sur leur chemin des policiers.
En marge de la rencontre d'Ottawa, donc, une foule d'activités était
prévue, y compris des ateliers sur la désobéissance civile.
Le
Centre des médias alternatifs du Québec publie sur son site Internet
des renseignements très précis sur les griefs contre le G-20 et
les autres organismes internationaux.
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Dix raisons de s'opposer au G-20, selon les militants antimondialisation
(source : site de Global Democracy Ottawa)
- Le G-20 est élitiste et ne représente pas le peuple.
- Il est au service des riches et non des pauvres.
- Son travail ne contribue qu'à appauvrir les nations démunies.
- Le G-20 travaille à la destruction de l'environnement.
- Les pays du G-20 favorisent l'érosion des conditions
de travail dans le monde.
- Le G-20 ne veut que le bien des grandes compagnies.
- Il contribue à l'érosion des programmes sociaux,
de l'éducation et de la santé.
- Le FMI force certains pays à s'acquitter de dettes encourues
par des régimes oppressifs et des dictateurs.
- Les politiques du G-20, de la Banque mondiale et du FMI nuisent
aux femmes et aux enfants.
- Les politiques du G-20 sont racistes.
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