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Ottawa ou le « mythe »
du déséquilibre fiscal
Ottawa nie depuis le début l'existence même d'un déséquilibre
fiscal. De son côté, Stéphane Dion, ministre
des Affaires intergouvernementales, a déjà dit qu'il
trouvait ridicule l'idée du transfert des revenus de la TPS
au Québec.
À la suite des travaux de la Commission Séguin, le
gouvernement fédéral a répondu par la sortie,
en mars 2002, d'un document visant à démolir ce fameux
« mythe » du déséquilibre fiscal :
L'équilibre
fiscal et les relations financières entre les gouvernements
au Canada.
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Décembre 2001 : les Québécois
trouvent que le partage des revenus entre Ottawa et
les provinces est inéquitable. Toutefois, la
majorité d'entre eux ne veulent pas de référendum
sur le sujet.
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Plus largement, le gouvernement fédéral a la ferme
intention de sortir victorieux de la guerre des mots qui l'oppose
aux provinces depuis des mois au sujet du financement des soins
de santé, en faisant notamment valoir qu'il a de nouvelles
obligations financières depuis les événements
du 11 septembre 2001, obligations qui l'empêchent de
délier davantage les cordons de sa bourse. Il compte aussi
marteler le message disant que les provinces ont une assiette fiscale
suffisante pour financer adéquatement leurs dépenses
dans leurs domaines de compétence respectifs. Enfin, le gouvernement
Chrétien entend démontrer que les surplus qu'il engrange
depuis cinq ans ne sont pas si faramineux, si l'on tient compte
de la dette accumulée au cours des dernières années.
Selon un sondage réalisé
par
SOM et Radio-Canada
• 65 % des Québécois
se disent d'accord avec un transfert des revenus fiscaux
d'Ottawa vers Québec.
• 43 % appuient l'idée d'un référendum.
• 57 % ne sont pas satisfaits de la gestion
des fonds publics à Québec et à
Ottawa.
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Selon l'éditorialiste André Pratte, le fédéral
ne peut accepter l'une des principales recommandations du rapport
Séguin : celle de céder la TPS aux provinces
pour permettre à celles-ci de gérer leurs dépenses
en santé, non seulement pour des raisons d'ordre financier,
mais aussi pour des raisons politiques. Selon le journaliste, en
abandonnant leur pouvoir discrétionnaire sur les transferts
aux provinces, les politiciens fédéraux perdraient
toute influence dans un domaine d'une importance cruciale pour les
Canadiens : celui de la santé.
 
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