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Mais lorsque vient le moment de poser des gestes de violence extrême,
les autorités s'inquiètent plus du risque que posent
certains individus associés à ces mouvements. On parle
ici du syndrome du loup solitaire : les dirigeants des groupes
extrémistes répandent leurs idées et leurs
idéaux, donnant à des individus peu équilibrés
la motivation et la justification pour agir. Ainsi, des actes de
violence sont perpétrés sans que l'organisation qui
en est à l'origine ne soit inquiétée. Selon
Jordan Kessler, chercheur en chef de la Anti Defamation League,
Internet se prête tout particulièrement au développement
de ce syndrome. Il déclare : « Les messagers
de la haine parlent de ce qu'ils souhaitent voir se produire...
et des individus font le sale travail à leur place. »
Une section du FBI se consacre à la lutte contre les crimes
motivés par la haine et s'attache à étudier
le syndrome du loup solitaire.
Selon l'agent spécial du FBI Steve Berry, spécialisé
dans ce phénomène, il est très difficile d'empêcher
ce genre d'individu de nuire. « Nous n'avons pas à
notre disposition les moyens ou les ressources pour nous permettre
de retracer les loups solitaires », déclare-t-il.
Le chef du mouvement skinhead WAR, Tom Metzger, a déjà
déclaré publiquement que le recours au loup solitaire
était un moyen de choix pour des mouvements comme le sien :
« Nous sommes tellement traqués par les autorités
que l'acte solitaire est la seule façon d'agir. »
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