La mouvance religieuse

 


On recense plus d'une centaine d'associations pro-vie. Bien sûr, beaucoup ne choisissent pas la violence comme moyen d'expression. Mais certaines refusent de condamner les gestes extrêmes perpétrés par des individus au nom des droits du fœtus.
 

Pendant les trente-cinq jours du feuilleton de Floride — pendant lesquels on ne savait qui de Al Gore ou de George W. Bush serait élu à la présidence des États-Unis —, la droite religieuse américaine n'a cessé de prier pour que le candidat républicain l'emporte. Leur vœu exaucé, beaucoup d'observateurs s'inquiètent. (Libération, 26 janvier 2001)

Plusieurs des groupes mentionnés plus haut s'appuient au moins en partie sur les écritures saintes pour justifier leur croisade. Les adeptes de la Moral Majority, mouvement religieux radical, sont légion. Ceux-ci sont absolument contre l'interruption volontaire de grossesse. Ils réclament le renversement de Roe vs Wade, jugement de la Cour suprême des États-Unis qui garantit le droit à l'avortement.

Certains mouvements font de ce thème le centre de leur action. C'est le cas des groupes pro-vie.

C'est au quotidien et sur le terrain que la violence des anti-choix s'exprime, en dépit de ceux qui ne partagent pas leur vision.

 
  « Des milliers d'enfants sont élevés en tant que révolutionnaires de la théocratie. »
(historien : Frederick Clarkson)
 

Cette tendance rejette l'ingérence de l'État dans les salles de classes. Les parents de ce mouvement ont obtenu beaucoup de droits dans certains États, comme celui de fonder leurs propres écoles et de déterminer le contenu du programme scolaire.


« Si nous sentons que le gouvernement nous dicte ce que nous pouvons enseigner à nos enfants, la peur peut s'installer. »
(Extrait de l'émission Le Point)

 
  Dans l'actualité :


Bush coupe toute aide à l'avortement
 

Une chose est claire : sous la nouvelle administration du président George W.Bush, ces groupes se sentent appuyés, même si leurs méthodes ne le sont pas toujours.

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Journaliste : Florence Meney
Intégration : Martin Rancourt