UN RETOUR SUR LA LUNE EN 2015?
Entre la fin du programme soviétique Luna dans le milieu des années 70 et le lancement de sondes américaines et japonaises au début des années 90, la Lune est longtemps restée inexplorée.
Le projet Bush
En janvier 2004 toutefois, le président américain George W. Bush lance un vaste projet, le programme Constellation, qui vise à établir des bases permanentes sur la Lune d'ici 2020. Ces installations serviront ensuite de rampe de lancement pour des missions habitées vers Mars et d'autres planètes.
« Inspirés par ce que nous avons déjà accompli et guidés par des objectifs clairs, aujourd'hui nous posons les fondements d'un nouveau programme spatial américain. Nous allons donner à la NASA une nouvelle vision pour les explorations futures. Nous allons construire de nouveaux vaisseaux qui pourront transporter l'homme plus loin dans l'Univers, avec lesquels nous pourrons poser à nouveau le pied sur la Lune et ainsi préparer de nouvelles explorations de mondes éloignés du nôtre. »
— Président George W. Bush, à la NASA, 14 janvier 2004
Afin de préparer ces missions, plusieurs sondes ont été lancées ou le seront dans les prochaines années. En juin 2009, l'orbiteur Lunar Reconnaissance et le satellite LCROSS ont été lancés afin de trouver de futurs sites.
Le projet a toutefois pris beaucoup de retard sur le calendrier initial. De plus, le nouveau président Barak Obama a annoncé que Constellation était réévalué.
Le projet se poursuit durant le processus, mais d’autres possibilités seront aussi analysées.
Certains scientifiques s'inquiètent des objectifs du programme Constellation, qui sont l'exploration et la colonisation de l'espace, au lieu de l'observation et de l'expérimentation.
De son côté, l’agence spatiale russe ne prévoit pas organiser de vols vers la Lune dans son calendrier actuel, en place jusqu’en 2015. Toutefois, certains hauts responsables du programme spatial russe veulent le modifier pour envoyer des hommes sur le satellite d’ici 2040.
Plusieurs autres puissances spatiales s’intéressent au seul satellite naturel de la Terre. La Chine, l’Europe, le Japon et l’Inde ont récemment lancé des sondes et peaufinent d’autres projets lunaires. Si l’avancement des connaissances est toujours central dans les intérêts nationaux, l’éventuelle présence dans son sous-sol de grande quantité d'hélium-3, une potentielle source d’énergie, motive également l’exploration.
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