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La convention nationale des républicains
Les
républicains tiennent leur convention nationale, à
New York, du 30 août au 2 septembre.
Dans les faits, elle ne sert pas à couronner un vainqueur
comme dans le cas des démocrates, puisqu'aucun candidat ne
s'est opposé à George W. Bush.
Les
délégués ont essentiellement adopté
le programme de leur parti, mais se sont acquittés de deux
formalités, en désignant officiellement George W.
Bush comme candidat à l'élection présidentielle
du 2 novembre et Dick Cheney comme son colistier.
La grand-messe républicaine se déroule dans un climat
de patriotisme, où la commémoration des attentats
du 11 septembre et la justification des interventions américaines
en Afghanistan et en Irak occupent une place importante.
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| La facture pour la sécurité
s'élève à plus de 70 millions de dollars
américains. |
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Le cinéaste Michael
Moore, un anti-Bush notoire, s'est fait remarquer à la
tribune de la presse. |
Quelques-uns des orateurs
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| Le vice-président
Dick Cheney |
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| L'ancien maire de New York,
Rudolph Giulani |
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Laura Bush |
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| Le sénateur John McCain,
d'Arizona |
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Le gouverneur de la Californie,
Arnold Schwarzenegger |
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La convention nationale des démocrates
Ce
qu'on savait depuis des mois est maintenant devenu officiel : John
Kerry affrontera George W. Bush lors de l'élection de novembre.
Au départ, neuf candidats briguaient la direction du Parti
démocrate. Après avoir raflé la quasi-totalité
des primaires et des caucus organisés depuis la mi-janvier,
John Kerry a facilement obtenu l'investiture de son parti. Sa nomination
à la tête de son parti a été entérinée
par les délégués lors de la Convention démocrate,
qui s'est déroulée à Boston du 26 au 29 juillet.
Ce n'était qu'une formalité : avec une maigre récolte
- 23 délégués -, un seul adversaire demeurait
malgré tout en piste, Dennis Kucinich, ne faisant pas le
poids face à l'écrasante majorité de délégués
obtenus par Kerry.
Appuis des candidats à l'issue des primaires et caucus
Candidats
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Nombre de délégués |
| John Kerry |
2162 |
| Dennis Kucinich |
23 |
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| Candidats qui se sont retirés de la course |
Nombre de délégués au moment de leur
retrait |
| John Edwards |
513 |
| Howard Dean |
182 (249 avec les votes du Vermont, même
s'il s'était désisté depuis) |
| Wesley Clark |
57 |
| Al Sharpton |
27 |
| Joseph Lieberman |
0 |
| Richard Gephard |
0 |
| Carol Moseley Braun |
0 |
Autre
formalité, les délégués démocrates
se sont également prononcés sur celui que John Kerry
a désigné comme son colistier, John Edwards, qui est
ainsi devenu officiellement aspirant à la vice-présidence
des États-Unis. Ce choix du sénateur de Caroline du
Nord n'est pas étonnant, après sa performance lors
des primaires et caucus. Il a remporté la primaire de l'État
qu'il représente, en plus d'obtenir des résultats
honorables dans plusieurs États.
Le duo sur qui les démocrates fondent leurs espoirs pour
déloger les républicains a maintenant les yeux sur
l'échéance du 2 novembre.
Comment se déroulent les conventions nationales des
partis ?
Les délégués choisis lors des primaires et
des caucus se prononcent à nouveau sur celui qu'ils veulent
voir diriger leur parti. Dans chaque État, les membres du
parti ont élu des délégués entre janvier
et juin. La plupart d'entre eux ont soutenu publiquement un des
candidats, mais certains tardent à faire connaître
leurs préférences. Lorsqu'un candidat se désiste
avant la convention, les délégués qui l'ont
appuyé doivent évidemment accorder leur soutien à un
autre candidat.
Les conventions permettent aux grands partis de se donner une
visibilité, puisque plusieurs électeurs commencent
véritablement à suivre la campagne électorale à ce
moment.
Traditionnellement,
chaque été précédant la présidentielle,
les délégués des États de chacun des
deux grands partis, choisis au cours des primaires et des caucus,
se rencontrent pour choisir officiellement le candidat qui représentera
leur parti lors de l’élection présidentielle.
Il n’y a pas de surprise, puisque les résultats obtenus
au cours des mois précédents donnent une bonne indication
de l’identité du candidat qui sera choisi.
La façon de voter des délégués élus
lors des primaires diffère d’un État à l’autre.
Ils peuvent ainsi voter selon la méthode de la représentation
proportionnelle : chacun des candidats à la présidence
obtient un nombre de délégués proportionnel
au nombre de voix reçues lors de la primaire de cet État.
Démocrates et républicains utilisent cette méthode.
Autre méthode : celle du « winner takes
all » (le gagnant remporte tout). Le candidat
présidentiel gagnant de la primaire d’un État
récolte les appuis de tous les délégués
de cet État lors de la convention nationale du parti.
Les républicains sont les seuls à avoir adopté cette
façon de faire.
Les délégués à la convention adoptent
également le programme de leur parti et élisent le
vice-président du parti. (Dans les faits, il ne s’agit
que d’une formalité, puisque le président a
déjà choisi son colistier.)
Et après ?
L’élection présidentielle
du 2 novembre
L’élection présidentielle se déroule
tous les quatre ans, à date fixe. Le scrutin a lieu le premier
mardi suivant le premier lundi du mois de novembre. Le président
est indirectement élu par le peuple : c’est en
effet le Collège électoral, élu par la population
lors de la présidentielle, qui désigne le chef de
l’État.
Outre le président, les électeurs devront choisir
leurs représentants, leur gouverneur, leur maire, leur shérif,
etc. Dans certains États, la population élira également
les sénateurs. Cela donnera au bulletin de vote l’air
d’un examen à choix multiples.
| REPÈRE |
Bipartisme
Deux grands partis se partagent la scène politique : le Parti
démocrate, plus libéral, et le Parti républicain,
plus conservateur.
Parmi les présidents issus du camp démocrate,
dans l’histoire récente, on peut citer Franklin
D. Roosevelt (1933-1945), John F. Kennedy (1961-1963),
Jimmy Carter (1977-1981), Bill Clinton (1993-2001).
Chez les républicains, il y a George W. Bush (2001 à aujourd’hui),
Dwight Eisenhower (1953-1961), Richard Nixon (1969-1974),
Ronald Reagan (1981-1989), George Bush père (1989-1993). |
Y a-t-il seulement deux partis politiques qui s'affrontent ?
De nombreux partis, tels que le Parti vert ou le Parti réformiste, gravitent
dans l’arène politique, mais peu ont une chance de faire élire
leurs candidats, en raison de nombreux obstacles, comme la difficulté d’obtenir
un financement qui peut concurrencer celui des principaux partis, l’accès
plus restreint aux médias et la nature des lois électorales.
Ces tiers partis ne servent souvent qu’à attirer l'attention de
la population, des médias et de la classe politique sur des questions
importantes évacuées du débat politique. Il arrive également
que des candidats se présentent comme indépendants. Le plus célèbre
d'entre eux est sans doute Ralph Nader.
Ralph Nader
À 69
ans, Ralph Nader se présente une deuxième fois à l'élection
présidentielle. Prisé par les altermondialistes,
Ralph Nader se décrit comme un candidat opposé à l'establishment.
Il favorise une plus grande participation de l'électorat,
de meilleurs salaires et promet de s'attaquer aux fraudes commises
par les corporations et d'exercer un contrôle accru sur l'influence
qu'a l'argent en politique.
Il a consacré la majeure partie de sa vie à défendre
les consommateurs et travailleurs américains contre les
grandes entreprises. Il a notamment fondé Public Citizen,
un groupe actif dans l'organisation de manifestations contre les
institutions économiques comme l'OMC, le FMI et la Banque
mondiale ces dernières années. Il a également œuvré dans
les domaines de la sécurité du public et de l'environnement.
Craignant une répétition du scénario de 2000,
plusieurs démocrates ont mal réagi à l'annonce
de sa candidature. Lors de la dernière élection,
Ralph Nader, qui représentait alors le Parti vert, n'a récolté que
3 % du vote, mais l'impact de sa participation s'est cependant
avéré crucial dans deux États. Il existe même
un site, Ralph Don't Run, pour décourager sa candidature.
Le choix du Collège électoral (les
grands électeurs)
Dans chaque État, les électeurs ne votent pas directement
pour le candidat qu’ils veulent voir président. Ils
votent plutôt pour une liste de grands électeurs,
qui forment le Collège électoral, et à qui
il incombera de désigner le président. On compte
538 grands électeurs. Cependant, dans la vaste majorité des États,
ce sont les noms des candidats présidentiels et vice-présidentiels
qui apparaissent sur le bulletin de vote, et non ceux des grands électeurs.
Pour chaque État, le nombre de grands électeurs
correspond au nombre d’élus dont il dispose au Congrès
(soit deux sénateurs, plus le nombre de ses représentants à la
Chambre). Il faut ajouter à ce nombre les trois électeurs
du district de Columbia.
Le lundi suivant le deuxième mercredi de décembre,
ils nomment le président. Chaque parti soumet une liste de
grands électeurs. La liste qui récolte le plus de
voix des électeurs dans un État remporte l’ensemble
des voix des grands électeurs de cet État. Ce système
s’applique même si le candidat a obtenu moins de voix
auprès des électeurs américains dans l’ensemble
du pays. Seuls le Maine et le Nebraska font exception.
Pour l’emporter, le président doit récolter
la majorité absolue des voix des grands électeurs,
soit 270 voix sur 538.
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