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« L'eau,
c'est le pétrole du 21e siècle. »
- Jean-Luc Migué, économiste, The Fraser
Institute.
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Depuis des siècles,
le Canada préserve cette richesse naturelle qui fait de lui l'un
des pays les mieux nantis de la planète : l'eau potable. Véritable
signe d'abondance pour la plupart des Canadiens, cette ressource
n'est pourtant pas inépuisable. Bien que le Canada détienne près
d'un quart des ressources d'eau douce du monde entier, seulement
9 % d'entre elles sont renouvelables.
Pour l'instant, toutes les provinces canadiennes
interdisent les exportations d'eau. Au Québec, le gouvernement Landry
déposait récemment un projet de loi interdisant l'exportation massive
d'eau.
Vital, précieux et inestimable, il n'est pas surprenant que notre
« or bleu » demeure convoité par bien des pays, en commençant
par notre voisin du Sud, et que plusieurs entrepreneurs canadiens
aient caressé l'idée d'exporter massivement cette ressource.
Cette richesse naturelle pourrait-elle
devenir une marchandise exportable?
Ou, puisqu'elle est vitale, ne devrait-on
pas
en interdire sa commercialisation et la
considérer comme un bien commun de l'humanité?
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« En
2005, 2,7 milliards de personnes risquent de souffrir de
pénurie d'eau. »
Le Conseil mondial de l'eau
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Journaliste
Mise à jour, décembre
2001
Design et intégration
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En quoi l'eau douce peut-elle être
qualifiée de « renouvelable »?
L'eau peut être considérée comme une
ressource renouvelable (ou inépuisable) lorsque
les activités humaines ne compromettent pas les réserves totales
d'eau de la biosphère. La durée de son cycle varie alors en
fonction du lieu où elle se trouve et de son utilisation.
L'eau peut être considérée comme une
ressource non renouvelable lorsque son cycle est
extrêmement long. Par exemple, dans certaines régions arides,
l'approvisionnement en eau peut être assuré entièrement par
l'eau souterraine qui s'est accumulée autrefois alors que
le climat était plus humide. Depuis lors, l'approvisionnement
est resté inchangé, ou encore une quantité infime d'eau a
pu s'y ajouter en raison des conditions climatiques.
Ils ont
dit...
« L'eau est une richesse
apatride, qui n'appartient à personne, qui appartient
à l'humanité, parce que c'est vital. Je crois
que ceux qui en ont ont le devoir de la partager de façon
équitable. »
Jean Coutu, homme d'affaires
québécois, Sommet de l'économie et de l'emploi,
1997.
« De quel droit peut-on se
permettre de jouer avec une ressource aussi fondamentale pour
tout un pays? »
Louise Vandelac, présidente de la Coalition
Eau Secours!
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