|
La bataille des défusions
Depuis la victoire des libéraux
de Jean Charest, au printemps 2003, le monde municipal est de nouveau
en ébullition au Québec. En promettant des mécanismes
de défusion municipale aux milliers de citoyens échaudés
par les fusions forcées, les libéraux ont fait de
la question un enjeu électoral de taille qui aura certes
contribué à leur victoire, mais qui n'aura en rien
ramené la paix dans le monde municipal. De chaudes batailles
pointent déjà à l'horizon entre défusionnistes
et partisans des nouvelles villes.
En effet, en déposant le projet de loi 9 en Chambre, le 17
juin 2003, les libéraux ont relancé de plus belle
les hostilités dans le monde municipal en permettant la tenue
de référendums sur la défusion dans n'importe
quelle ville où on réunirait les signatures d'au moins
10 % de la population.
Les grandes villes menacées
Cette
étonnante facilité avec laquelle des groupes de citoyens
pourront défusionner leur ville a semé une profonde
inquiétude et beaucoup de méfiance chez les partisans
des fusions. Beaucoup craignent en effet de voir s'effondrer une à
une les nouvelles villes, et redoutent que les grandes agglomérations
métropolitaines deviennent des coquilles vides ingouvernables
si la Loi concernant la consultation des citoyens sur la réorganisation
territoriale de certaines municipalités est adoptée
dans sa forme originale.
Battre le fer quand il est chaud
Pendant
ce temps, le climat est à l'urgence chez les défusionnistes,
car après avoir attendu deux ans que vienne un gouvernement
qui leur permettrait de retrouver leur ancienne ville, ils n'ont pas
l'intention de laisser passer cette occasion. De plus, constatant
une certaine tiédeur du gouvernement face au démantèlement
des nouvelles villes, les défusionnistes n'entendent pas lui
laisser le temps de changer d'idée en rejetant tout délai
ou modification du projet de loi 9.
Afin de mieux comprendre les enjeux entourant les défusions municipales
et les mécanismes mis de l'avant par le gouvernement du Québec
pour permettre aux citoyens de se prononcer démocratiquement
sur l'avenir de leur ville, consultez les sections suivantes.
|
|
SAVIEZ-VOUS QUE...
|
|
À la suite de la réforme
municipale péquiste de 2002, plus de la moitié
de la population du Québec a été
regroupée dans 9 villes de plus de 100 000
habitants.
|
|
|