TRAGÉDIE HUMAINE ET PLUIE DE PESTICIDES

Depuis plus d'une cinquantaine d'années, la Colombie n'a connu que violence et guerre civile. Une tragédie humanitaire lente et peu médiatisée qui rapporte chaque jour son lot de victimes, d'enlèvements et de combats. En 1999 seulement, plus de 36 000 personnes ont connu une mort violente en Colombie. À toutes ces victimes s'ajoutent des milliers d'enlèvements chaque année et près de trois millions de personnes déplacées par les combats, les FARC ou les paramilitaires.

Comme dans toutes les régions du monde où la guerre sévit, la pauvreté et la famine s'abattent sans discernement. Comptant actuellement plus de 27 millions de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté (67 % de la population), dont 10 millions souffrent de malnutrition, la société colombienne s'effrite à vue d'œil.

Maurice Lemoine, « Plan Colombie, passeport
pour la guerre », Le Monde diplomatique, août 2000

 

En 2001, des dizaines de fonctionnaires gouvernementaux ont été tués, enlevés ou portés disparus. Même scénario pour les journalistes, les syndicalistes et les militants des droits de l'homme. Toute opposition sociale sérieuse aux visées des FARC, des groupes paramilitaires ou simplement du gouvernement est pour ainsi dire muselée, voire annihilée.

Ingrid Bétancourt

C'est sans doute pourquoi on entend si peu parler de famine, de pauvreté ou de droits humains dans les campagnes électorales colombiennes. Une candidate écologiste aux élections présidentielles de 2002, Ingrid Bétancourt, l'a pourtant fait. Elle a été enlevée le 23 février 2002 et est détenue en otage depuis par les FARC, qui la libéreront en échange de 300 guérilleros détenus par l'État colombien.

Pour en savoir plus sur l'enlèvement d'Ingrid Bétancourt et contribuer à sa libération :

-Comité canadien de soutien à Ingrid Betancourt


-www.educweb.org/Ingrid

-Dossier de l'émission Zone Libre
Ingrid Betancourt : la Don quichote de Colombie

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