| La participation du Canada
Après
plus d'un an de tergiversations, le gouvernement libéral
de Paul Martin a finalement annoncé, le 24 février
2005, que le Canada ne participera pas au projet de bouclier
antimissile américain.
Le premier ministre Martin a affirmé avoir évalué
les risques d'une attaque par missile pour conclure que le
bouclier n'était pas nécessaire aux Canadiens.
Mais les pressions de son propre parti auraient également
joué un rôle dans sa décision de reculer.
Le premier ministre Martin a toutefois pris soin de rassurer
les autorités américaines, en leur offrant son
étroite collaboration en matière de défense
et de sécurité.
Des partenaires de longue date
Le Canada et les États-Unis sont des partenaires
de longue date en matière de défense et de sécurité.
Depuis plus de 50 ans, cette coopération s’exerce
dans le cadre de l’OTAN, avec leurs alliés européens,
et du Commandement de la défense aérospatiale
de l'Amérique du Nord (NORAD), dirigé conjointement
par Ottawa et Washington.
Au Canada, la menace posée par les missiles balistiques est jugée faible. Mais conformément au Livre blanc sur la défense de 1994, le gouvernement fédéral tient régulièrement des rencontres avec les autorités américaines et ses partenaires de l’OTAN au sujet de la défense antimissile balistique.
La décision du président Bush d’aller
de l’avant avec le projet de bouclier antimissile, en
décembre 2002, a amené le Canada à réexaminer
sa position. Le 29 mai 2003, le gouvernement fédéral
a entrepris des négociations avec les États-Unis
sur une éventuelle participation du Canada au bouclier
antimissile.
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