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Quelques données à propos
des peuples autochtones
À
l'échelle nationale, 4,4 % de tous les Canadiens
ont des ancêtres autochtones
(aux États-Unis, ils ne représentent que
1 % de la population). Selon le gouvernement
fédéral, la définition du terme
autochtone est la suivante : un autochtone est
une personne qui descend des premiers habitants de l'Amérique
du Nord. Le terme « autochtone »
ne désigne pas un seul groupe homogène.
La population autochtone du Canada est ainsi divisée
en trois groupes : les Indiens, les Métis
et les Inuits. Il existe entre ces groupes des
distinctions culturelles, linguistiques et géographiques.
En fait, les peuples autochtones du Canada sont composés
de communautés très riches et diversifiées.
NB : De nos jours,
de nombreux autochtones préfèrent
être appelés membres des
premières nations.
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Les
autochtones vivent-ils majoritairement dans les réserves ?
La majorité demeurent encore au sein d'une communauté,
sur le territoire d'une réserve, mais les choses
changent et de plus en plus d'individus et de familles
choisissent de migrer vers les centres urbains, que
ce soit de façon temporaire ou de façon
permanente. En 1985, 29 % des Indiens inscrits
vivaient hors des réserves. En 1991, ce sont
40 % des Indiens inscrits qui vivaient hors des
réserves.
Le pays compte environ un million
dautochtones sur une population totale de plus
de 30 millions dhabitants. Le Québec est
proportionnellement la province dont la population autochtone
est la moins nombreuse. On y trouve 11 nations autochtones,
soit une nation inuite et dix nations indiennes, ce
qui représente environ 70 000 personnes
ou un peu moins de 1 % de la population québécoise.
Ces populations se divisent en 43 communautés amérindiennes
et 15 communautés inuites. De ce nombre de personnes,
près de 18 000 résident à l’extérieur des réserves.
(Ces chiffres proviennent
du gouvernement du Québec).

Carte des communautés autochtones du Québec
Environ 10 % des autochtones du
pays vivent au Québec. Parmi ces personnes, 65 %
vivent dans des réserves, un pourcentage plus
élevé que la moyenne nationale.
La population inuite du Québec (8300 personnes)
est la deuxième en importance au pays (données
de 1996).
Les neuf communautés de la nation des Cris sont
regroupées en association sous le nom de Grand
Conseil des Cris du Québec. Elles ont pour nom
: Chisasibi, Eastmain, Mistissini, Nemaska, Oujé-Bougoumou,
Waskaganish, Waswanipi, Wemindji et Whapmagoostui.
La
grande paix de Montréal a 300 ans
(Site des nouvelles de Radio-Canada,
4 août 2001)
Petit glossaire :
Première nation :
Ce terme est entré dans l'usage
dans les années 70 pour remplacer
le mot « Indien »,
jugé négatif. De nombreux
Indiens ont adopté cette expression
pour remplacer celle de « bande ».
Réserve :
Une réserve est un territoire que
le gouvernement fédéral
a désigné pour l'utilisation
et l'occupation d'un groupe ou d'une bande
autochtone.
Bande : Groupe d'autochtones
pour lesquels des terres ont été
réservées.
Indien inscrit :
Personne indienne qui est inscrite selon
la Loi sur les Indiens.
La Loi sur les Indiens :
Cette loi fédérale canadienne
a été promulguée
à l'origine en 1876 et amendée
pour la dernière fois en 1985.
Elle établit certaines obligations
du fédéral et régit
la gestion des terres et des réserves.
C-31, en 1985, a eu pour effet d'abolir
certaines dispositions discriminatoires
et injustes privant en particulier certains
individus (et beaucoup de femmes) de leur
statut d'indien.
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Les autochtones du Québec et le
gouvernement
TOUTES LES COMMUNAUTÉS AUTOCHTONES
DU CANADA RELÈVENT DU FÉDÉRAL,
SAUF LES CRIS, LES INUITS ET LES NASKAPIS, QUI SONT
RÉGIS PAR LA CONVENTION DE LA BAIE-JAMES ET DU
NORD QUÉBÉCOIS. Ces trois groupes représentent
environ un tiers des autochtones du Québec.
Au niveau fédéral, la
Loi sur les Indiens régit de nombreux aspects
des rapports entre le gouvernement et les nations autochtones.
La Convention de la Baie-James et du Nord
québécois a été signée
en 1975 à la suite d'une entente entre les Cris
et les Inuits d'une part, et le gouvernement du Québec
d'autre part. La bande des Naskapis a suivi l'exemple
des Cris et a négocié la Convention du
Nord-Est québécois (CNEQ), signée
le 31 janvier 1978. Cette convention modifiait la Convention
de la Baie-James et du Nord québécois.
À l'origine de cette convention, on retrouve
un conflit territorial. Le gouvernement libéral
de Robert Bourassa avait annoncé son intention
de procéder à des travaux d'aménagement
de barrages hydroélectriques à la baie
James en 1970. L'année suivante, en 1973, les
Cris et les Inuits obtinrent une injonction dans un
jugement célèbre du juge Albert Malouf,
qui ordonnait à Hydro-Québec d'interrompre
tous les travaux à la baie James. Ce jugement
fut renversé une semaine plus tard par un jugement
de la Cour supérieure, mais il avait convaincu
le gouvernement Bourassa d'engager des négociations.
Ce fut la première entente de revendication territoriale
du genre à être signée au Canada.
Elle avait le mérite de préciser les juridictions
provinciales pour les Indiens de ces trois groupes.
En vertu de la convention, en échange d'importantes
concessions territoriales, les autochtones obtiennent
des dédommagements ainsi que des droits et des
pouvoirs.
La
Convention de la Baie-James et du Nord québécois
Page du gouvernement fédéral
En 1985, l'Assemblée nationale du
Québec adoptait une résolution reconnaissant
aux peuples autochtones les droits suivants :
le droit à l'autonomie
gouvernementale au sein du Québec;
le droit à
leur culture, leur langue et leurs traditions;
le droit d'être
propriétaires de leurs terres et de les contrôler,
le droit de chasse, de pêche, de récolte
et de participation à la gestion des ressources
fauniques;
le droit de participer au développement
économique du Québec et d'en bénéficier.
Les autochtones du Québec :
l'importance de la jeunesse
La
population autochtone est nettement plus jeune que la
moyenne de la population canadienne et québécoise.
La population des Indiens inscrits est très jeune,
l'âge moyen étant de 25 ans au Canada,
comparativement à 35 ans pour l'ensemble des
Canadiens. Dans les réserves, 53 % des Indiens
inscrits sont âgés de moins de 25 ans (1997).
La population autochtone connaît
une croissance démographique presque deux fois
plus rapide que celle de la population canadienne en
général. En outre, près des deux
tiers des autochtones ont moins de 30 ans, et environ
un tiers des résidants des réserves ont
moins de 15 ans. Pour relativiser les choses, cependant,
les autochtones âgés de 15 ans ou moins
ne représentent que 6 % de la population des
jeunes du Canada.
suite :
Ce mal qui ronge
les jeunes
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