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— Journalistes :
Jean-Philippe
Cipriani et Stéphane
Bordeleau
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PRÉSENTATION
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Un contingent
canadien débarque son matériel lors d'une
mission à l'étranger. Photo: SRC |
Inspiré par le climat de détente mondiale
qui a suivi la chute du bloc communiste, le gouvernement
canadien a appliqué à son armée une
série de compressions budgétaires et de réductions
d'effectifs au cours des années 90. En dépit
de ce régime minceur, Ottawa a maintenu une cadence
élevée d'interventions à l'étranger.
La hausse importante de budget accordé à
la Défense par le gouvernement libéral de
Paul Martin, puis l'augmentation supplémentaire attendue
du gouvernement conservateur de Stephen Harper, changent
la donne. En outre, le changement du caractère de
la mission en Afghanistan, d'une présence humanitaire
et de reconstruction à une mission de combat dans
les montagnes de Kandahar ouvre une ère nouvelle
pour les forces canadiennes.
Une armée au bord de la crise
En raison d'une décennie de sous-financement et
d'une pénurie d'effectifs pour assurer le roulement
des troupes à l'étranger, les conditions de
l'armée canadienne se sont sensiblement détériorées.
Équipements désuets ou inadaptés, problèmes
psychologiques, familiaux, chocs post-traumatiques, épuisement
professionnel: les militaires canadiens sont entrés
dans le troisième millénaire littéralement
à bout de souffle.
Or, au matin du 11 septembre 2001, confrontés à
des attaques terroristes perpétrées à
la porte de leurs frontières, les Canadiens ont redécouvert
de façon brutale l'utilité d'une force armée
bien équipée et prête à intervenir
en tout temps.
« Il
s'agit de faire en sorte que le ministère et
les Forces canadiennes soient en mesure de relever les
défis que leur réserve l'avenir. Ces défis
découlent d'un changement fondamental sur le
plan de l'environnement de sécurité -
notre principale menace n'étant plus le communisme,
mais le terrorisme - et de l'évolution rapide
de la technologie militaire. »
— John
McCallum, ministre de la Défense nationale de
mai 2002 à décembre 2003
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Une nouvelle armée
pour une nouvelle menace
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Des soldats
de la force terrestre s'apprêtent à actionner
un lance-missiles M72, en Afghanistan. Photo: MDN |
Accusé, dans la foulée du 11 septembre 2001,
de négliger la sécurité de ses frontières
et la puissance de son armée, le gouvernement canadien
a entrepris de moderniser et d'élargir sa force militaire
à la lumière des nouvelles menaces qui planent
sur le monde et de l'aspect hautement technologique des
champs de bataille modernes. Des milliards ont été
injectés, parfois à la hâte.
De plus, consciente de la faible menace qui plane sur le
territoire canadien, la Défense a entrepris de réorienter
son armée en fonction de déploiements rapides
et fréquents à l'étranger sur des terrains
difficiles, en Afghanistan par exemple.
Une plus grande sensibilité du gouvernement aux
problèmes des forces armées lui permet aussi
de mieux respirer, même si les besoins restent énormes.
Afin de mieux comprendre le défi qui attend la Défense
canadienne et l'ampleur des changements à opérer,
voici un portrait de l'état des forces militaires
canadiennes.
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