2002. Les Argentins sont en colère.

En colère contre leurs gouvernements, celui en place et tous ceux qui l’ont précédé depuis presque le début de l’histoire de l’Argentine. Comme si le peuple n’avait jamais digéré les régimes dictatoriaux qui n’ont cessé de se succéder depuis l’indépendance. Ils ont bien sûr adopté une constitution promettant la démocratie, mais, secoués par de multiples coups d’État qui ont porté des militaires au pouvoir, les Argentins ont rarement été consultés.

Ils reprochent à leurs gouvernements rien de moins que d’avoir été incompétents et corrompus.

Et ils n’ont pas tout à fait tort…

 

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