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La réconciliation : illusion
ou début de la paix?
Depuis 1999, les Algériens tentent tant bien
que mal de retrouver une vie normale, à la faveur de la Loi
sur la concorde civile mise de l'avant par le président Bouteflika
dans le but d'engager une véritable réconciliation
nationale.
Même
si depuis son adoption par référendum, en septembre
1999, la Loi sur la concorde civile a permis à des milliers
de combattants et d'islamistes radicaux de déposer les armes
et de réintégrer la société, la concorde
civile ne constitue pas une victoire de la paix en soi. En effet,
plusieurs centaines d'islamistes armés (environ 700 hommes),
dont les membres des GIA, refusent toujours de déposer les
armes et continuent de perpétrer massacres et attentats dans
les villes et villages d'Algérie.
Bien que le gouvernement d'Abdelaziz Bouteflika fondait
de grands espoirs dans la Loi sur la concorde civile, il semble
aujourd'hui qu'elle a atteint ses limites. De plus, quoiqu'une grande
majorité des Algériens désire vivre enfin en
paix, beaucoup de victimes, amères, devront vivre avec le
fait que plusieurs assassins intégristes ont échappé
aux tribunaux et aux châtiments en passant entre les mailles
du filet prévu par la Loi sur la concorde civile.
Retour sur la scène publique des chefs
du FIS
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À gauche, Abassi
Madani, et à droite, Ali Benhadj, les chefs historiques
du FIS.
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La libération, en juillet 2003, des deux chefs
et fondateurs du FIS, Abassi Madani et Ali Benhadj, inquiète
beaucoup d'Algériens, qui craignent une nouvelle escalade
islamiste alimentée par le retour sur la scène publique
de ces deux hommes toujours influents et déterminés
à faire de l'Algérie un État islamiste.
Pour l'instant, avec un taux
de chômage qui dépasse les 30 %, de fréquentes
pénuries d'eau potable, d'électricité, et une
crise du logement endémique, l'avenir demeure sombre pour
les Algériens. La pauvreté, l'ignorance et le désespoir,
faut-il le rappeler, seront toujours un terreau particulièrement
fertile pour les islamistes radicaux.
La question berbère
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