Le temps des débats et des discours est terminé. C’est maintenant aux Québécois de choisir un pays. Leur choix décidera du sort de tous les Canadiens. Pour les politiciens, c’est le supplice.
Presque 94 % des citoyens admissibles à voter le font. À 20 heures, le décompte débute. Tous attendent avec impatience…
Le non gagne par 54 300 votes, soit 1 % de plus que le oui. Bref, une victoire sans triomphe ni gloire. Pour les souverainistes, la déception est atrocement cruelle. Leur rêve, comme celui de Jacques Parizeau, s’est envolé.
Pour un moment, les yeux du monde entier sont tournés vers le Québec. Avec son discours, Jacques Parizeau a un autre rendez-vous avec l’histoire… En quelques mots, le chef souverainiste éclipse tout ce qui a été accompli. Ses paroles hanteront la cause souverainiste pour des années à venir.
À Ottawa, c’est un Jean Chrétien soulagé qui se dirige vers le Parlement. En sous-estimant la force des souverainistes, il sait qu’il a frôlé la catastrophe à la fois pour le pays et pour lui.
|