Début octobre 1995. Le oui bat de l’aile. Du côté du non, la grande offensive porte ses fruits. La stratégie est simple: démolir les thèses économiques des tenants du oui et attaquer sans relâche et sans merci la crédibilité de Jacques Parizeau.
Les fédéralistes sont si certains de la victoire qu’ils se partagent déjà la gloire anticipée. À un mois du vote, une rumeur circule sur toutes les lèvres: Jacques Parizeau va-t-il remettre le référendum à plus tard? Le déclencher maintenant semble suicidaire.
Questionné de toutes parts, il finit par annoncer la nouvelle: les Québécois iront aux urnes le 30 octobre. Mais les souverainistes craignent avoir rendez-vous avec la défaite.
Pour Lucien Bouchard, c’est la réalisation de son pire cauchemar. Il est entraîné, malgré lui, dans un référendum perdu d’avance. Il n’y peut rien, car il est à la remorque de Jacques Parizeau.
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