Après seulement trois mois de convalescence, Lucien Bouchard revient dans l’arène politique. Il fait un retour chargé d’émotions sur la colline Parlementaire.
Lucien Bouchard veut s’engager à fond. Il est devenu, en politique, l’incarnation du courage et de la persévérance. Son retour est un puissant stimulant pour ses troupes et pour la cause.
À la fin de l’hiver 1995, les sondages confirment que l'option souverainiste n'a pas la cote: 60 % des Québécois voteraient non. Bouchard est à l’écoute. Il sait qu’il ne faut pas brusquer les gens.
Sachant que de nombreux souverainistes l’appuient, il décide d'affronter le premier ministre. Il lui demande d’affirmer que la souveraineté sera conditionnelle à une entente avec le Canada, soit la démarche de 1980. Mais pour Jacques Parizeau c’est l’hérésie. L’autorité du chef est alors remise en question.
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