Le 22 février 1995, Lucien Bouchard revient dans l’arène politique, après une convalescence d’à peine 12 semaines. Son retour sur la colline Parlementaire est chargé d’émotions. Le camp souverainiste retrouve son âme.
Le retour de Lucien Bouchard aux Communes
Certains ont cru qu’il ne reviendrait pas à la politique, que son épreuve aurait changé ses priorités. Au contraire, dit-il, ce fut l’occasion de découvrir une des grandes vérités de la vie. Il sait maintenant que le temps est précieux, que les heures sont comptées. La campagne référendaire, c’est pour bientôt, et il n’y a plus de temps à perdre. Il veut s’engager à fond. Son retour est un puissant stimulant pour ses troupes et pour la cause .
« La première chose que je veux vous dire, c’est que vous m’avez manqué, vous ne pouvez pas imaginer à quel point vous m’avez manqué. » - Lucien Bouchard, chef du Bloc québécois (1995)
Il est devenu, en politique, l’incarnation du courage et de la persévérance. Tant ses adversaires que ses alliés sont conscients de cette transformation, bien qu’ils n’en saisissent pas encore toute la portée.
« Voici cet homme qui a frôlé la mort, qui a une jeune famille, une jeune épouse et qui choisit de revenir au Parlement. Ça soulignait l’importance de son travail. Les gens ont alors accordé plus d’attention à ce qu’il disait. » - Brian Tobin, ministre fédéral des Pêches et des Océans (1995)
« Moi, j’ai eu l’impression d’un homme plus décidé que jamais, que ça a renforcé chez lui certaines décisions, certaines façons de faire, certaines convictions. »
- Jacques Parizeau, premier ministre du Québec et chef du Parti québécois (1995)
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